Gaz à effet de serre : la France doit fournir des efforts

La France doit intensifier ses efforts dans sa lutte contre les gaz à effet de serre. En effet, le pays est loin d’atteindre l’objectif fixé pour 2050 : réduire par quatre ses émissions.

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Un rapport préoccupant

Le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) juge que les efforts de la France sont insuffisants quant à l’objectif de division par quatre des rejets carbonés en 2050. Dans un rapport du 14 avril, le CGEDD livre un avis détaillé sur les tenants et aboutissants de cet objectif datant de 2003. « Facteur 4 », c’est le nom donné à cet objectif, a été confirmé lors du Grenelle de l’environnement de 2007 puis inscrit dans la loi de transition énergétique d’août 2015. Nous sommes donc encore loin du « facteur 5 » de l’Union Européenne qui s’est engagée à atteindre l’objectif d’une diminution des émissions de 80 % d’ici 2050.

 

Notez que ce rapport du CGEDD est en réalité une mise à jour d’un autre de leur rapport de 2013 à propos du même sujet. Grâce à la comparaison des deux situations, l’organisme a constaté des signaux favorables et des améliorations visibles comme par exemple la COP21 ou bien la Stratégie nationale bas carbone de 2015.

État des lieux des secteurs concernés

Bien entendu, le CGEDD assure que la réalisation du facteur 4 « reste délicate, suppose des décisions et de la continuité tant au niveau de l’Etat et des collectivités que des acteurs économiques et individuels, et n’est pas garantie ». La diminution est trop peu rythmée, même si on constate effectivement une baisse des émissions de gaz à effet de serre, car ces rejets n’ont baissé que de 16 % entre 1990 et 2014 en France contre 24 % en moyenne pour l’ensemble de l’UE. Ces chiffres prouvent le retard de la France dans l’atteinte de son objectif.

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Les domaines où la France doit améliorer ses performances sont nombreux mais les principaux sont les suivants :

 

  • Le secteur des transports car celui-ci représente tout de même 30 % du total national des émissions de gaz à effet de serre. Malgré l’arrivée de véhicules plus propres notamment pour les particuliers, les poids lourds restent le plus gros problème. Le rapport met en avant des solutions comme le covoiturage, des primes incitantes à l’achat de véhicules électriques ou encore améliorer l’efficacité énergétique de tous les véhicules.

 

  • Le secteur du bâtiment, représentant 26 % et donc une part également relativement importante, est l’un des points que la France doit le plus améliorer. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes, car avec un objectif de rénovation de 500 000 logements par an, 288 000 seulement ont été rénovés pour le parc privé et 105 000 pour le parc HLM en 2014.

 

  • Le secteur de l’agriculture avec ses 20 %, est l’un des secteurs où la diminution des rejets sera le plus compliqué. Malgré cela, il existe des solutions : agro-écologie, lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

  • Le secteur de l’industrie, produisant 18 % des rejets, peut encore s’améliorer notamment grâce à davantage d’investissements dans le recyclage.

Des objectifs différents

Le CGEDD préconise d’accentuer les efforts dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre via une meilleure gestion de la transition énergétique. Cependant, Ségolène Royal, ministre de l’environnement, a présenté des mesures différentes lors du conseil des ministres du mercredi 19 avril, et notamment un bilan de la loi de transition énergétique. Les sujets abordés étaient divers :

 

  • Crédit d’impôt de 30 % pour favoriser les travaux d’économies d’énergie
  • Soutien à l’achat de véhicules propres
  • 100 000 véhicules électriques et 15 000 bornes de recharge
  • Des actions plus concernant une agriculture davantage en faveur de l’environnement
  • 554 territoires « à énergie positive »