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Internet, technologie et CO2

Par L’équipe de rédaction

Publié le 11/02/2016 à 17h31, mis à jour le 11/09/2021 à 10h16

Vous le faites peut-être tous les jours : envoyer un mail, en recevoir, naviguer sur internet, télécharger des documents ou en stocker sur une clef USB,… Ces gestes devenus quotidiens pour de nombreuses personnes dans le monde entier cachent une pollution sous-jacente que beaucoup ignorent, ou feignent d’ignorer. Explications.

Les emails : impact climatique important

D’après une étude de l’ADEME sur l’impact environnemental de nos Technologies d’Information et de Communication (TIC), il s’échange environ 250 milliards de mails par jour dans le monde, SPAM compris. Ce chiffre tend à augmenter chaque année face au nombre toujours plus grand de personnes connectées à internet. En 2011, on estimait à 1,5 milliards le nombre d’internautes quotidiens sur la planète.

 

L’ADEME, agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, explique que dans une entreprise de 100 personnes, chaque salarié reçoit en moyenne 58 courriers électroniques et en envoie 33 par jour. Si on considère que chacun de ces envois pèse 1 Mo et est destiné à deux personnes, alors chaque collaborateur génère 180 kg d’équivalent CO2 annuels, soit 1 000 km de trajet en voiture. Rapporté aux nombres de travailleurs dans l’entreprise de 100 personnes, cela représente 18 tonnes d’équivalent CO2.

 

 

De plus, l’impact climatique des courriels croit à mesure que le poids des pièces jointes, le nombre de destinataires, ou le temps de stockage augmentent. Ainsi, envoyer un mail à 10 personnes au lieu d’une correspond à multiplier par 4 son impact environnemental.

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L’influence des requêtes web sur l’environnement

Chaque année, un français effectue environ 950 recherches sur la toile. À l’échelle des 29 millions d’internautes de l’hexagone, cela génère 287 600 tonnes d’équivalent CO2 par an, soit 1,5 millions de km en voiture. Il faut savoir que ce calcul prend en compte le matériel informatique, à savoir les matériaux utilisés pour la fabrication des ordinateurs, des serveurs, du stockage, des routeurs, des câbles, etc.

 

Ainsi, la pollution générée par les actions sur internet ne correspond pas seulement à l’énergie électrique utilisée pour faire fonctionner les machines. De ce fait, l’amélioration de la durée de vie de nos ordinateurs permet de réduire progressivement l’impact écologique des TIC.

 

L’ADEME recommande aux internautes de taper directement l’adresse du site recherché ou d’utiliser la fonctionnalité des « favoris » plutôt que de passer par le moteur de recherche car cela diviserait par 4 les émissions de gaz à effet de serre (GES). Au niveau des matières premières, ce geste simple permet l’économie 5 g de fer (équivalent utilisé pour traduire la consommation de matière première) par requête directe.

Alors faut-il imprimer ? Utiliser une clé USB ?

Non plus, car l’impression génère également de la pollution. L’ADEME estime que diminuer de 10 % l’impression au sein d’une entreprise de 100 personnes permet d’économiser 5 tonnes d’équivalent CO2 sur une année, soit 5 aller-retour Paris/New-York ! Cependant, si le document que vous souhaitez lire à l’écran est long – plus de 3 minutes de lecture – il est alors préférable de l’imprimer, en noir et blanc et recto-verso, bien sûr.

 

Quant à la clé USB, on ne soupçonne pas son côté polluant mais en réalité sa fabrication requiert de nombreux composants rares et beaucoup d’énergie. Il est supposé que transférer un document de 10 Mo par clé USB équivaut à émettre 11 g de CO2, s’il est transmis à 1 000 personnes, l’émission correspond alors à un trajet de 80 km en voiture.

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À l’heure où nous ne pouvons plus nous passer de nos TIC, de nombreux efforts sont faits du côté des fabricants pour que nos machines vivent plus longtemps et consomment moins. Certaines entreprises commencent même à faire tourner les ordinateurs ou leurs data servers à l’énergie renouvelable.

 

Mais chacun peut également agir à petite échelle sur ce nouveau genre de pollution qui représente au final un impact conséquent au niveau mondial. Réduire le nombre de destinataires de nos mails, envoyer le strict nécessaire, optimiser la taille des fichiers et éviter la surcharge de pièces jointes, supprimer les mails inutiles et les SPAM, utiliser les raccourcis et les favoris, éteindre son ordinateur, tous ces gestes mis bout à bout permettent la réduction de l’impact climatique des technologies d’information et de communication.

 

L’équipe de rédaction