Les différents types de Chauffage Electrique

Le chauffage électrique : fléau français nous embourbant encore et toujours dans une énergie produite en majorité par des combustibles fossiles ou source d’économie grâce à son investissement de départ peu élevé ? Vous avez sûrement une idée déjà tranchée sur le sujet, ce que nous respectons. Dans cet article, nous allons vous présenter les différents types de radiateurs électriques, leur fonctionnement et leurs avantages.

Le chauffage électrique peut être une solution dans certains cas où l’installation d’un chauffage au gaz n’est pas possible par exemple. Une piste de réductions des consommations avec le chauffage électrique est un programmateur de chauffage relié à tous les radiateurs indépendants. Ce régulateur permettra de gérer les périodes de réduit (réduit de nuit et lors d’absence) et permettra de définir précisément la température de consigne de votre logement. Pour rappel, le fait de réduire de 1°C la température de consigne d’une habitation permet de faire 7% d’économies sur votre facture annuelle de chauffage.

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Les convecteurs électriques

Radiateur électrique par excellence, ce modèle équipe des millions de foyers à travers l’hexagone. Ce type de radiateur, comme son nom l’indique, va fonctionner sur la base de la convection, c’est-à-dire que l’air froid va entrer par la partie inférieure du convecteur, puis va se réchauffer au contact de la résistance électrique et enfin ressortir par la partie haute du convecteur. Ce mouvement d’air est totalement naturel et se base sur le principe physique de la convection. L’air chaud a une masse volumique plus faible que l’air froid et va monter naturellement vers le haut. Arrivé au plafond, cet air chaud va être en contact avec des parois plus froides ce qui va avoir pour effet de faire redescendre le flux d’air. Ainsi naît un cycle naturel où l’air circule dans la pièce grâce à la résistance électrique.

Radiateur à inertie

Dernier des appareils de chauffage électrique, le radiateur à inertie associe qualité et confort. Son principe de fonctionnement repose sur le stockage de la chaleur grâce à ses matériaux à forte inertie. La résistance électrique inclue dans l’appareil peut soit chauffer un fluide caloporteur (eau, huile, etc…) soit directement un matériau (brique réfractaire, fonte, etc…). Le radiateur électrique à inertie est généralement associé à un chauffage central car il possède de nombreux avantages. Il permet de diffuser une chaleur douce qui, au contraire des convecteurs électriques, n’assèche pas l’air. A la différence du radiateur à accumulation, sa régulation est optimale et fiable et permet donc d’éviter les variations importantes de température qui sont inconfortables. Son fonctionnement est basé principalement sur du rayonnement complété avec de la convection naturelle qui permet un chauffage homogène de votre habitation.

Panneaux rayonnants (radiants)

Ce type d’appareil véhicule sa chaleur par un rayonnement infrarouge c’est-à-dire que la résistance électrique va chauffer une plaque qui possède un fort pouvoir rayonnant. Pour rappel, le rayonnement est le mode de transfert le plus confortable pour l’homme. Ce mode de chauffage permet une plus grande homogénéité de la chaleur dans la pièce où il est installé. La sensation de chauffage est plus rapide car ce produit ne chauffe pas l’air dans la pièce (convection) mais rayonne directement. Cependant les occupants ne doivent pas placer d’objet « parasite » devant le panneau rayonnant car cela viendrait perturber la bonne diffusion de la chaleur dans la pièce.

Radiateur à accumulation

C’est l’ancêtre du radiateur à inertie, son fonctionnement s’appuie sur les mêmes bases. Cependant, la différence est la plus grande robustesse du radiateur à accumulation car son poids peut avoisiner les 150 kg. Son but est de stocker la chaleur produite par la résistance électrique durant les heures creuses (la nuit principalement) et de restituer cette chaleur au fur et à mesure durant la journée. La diffusion de la chaleur en majorité par rayonnement apporte un confort pour les occupants et une bonne répartition de la chaleur dans votre habitation. Sa régulation n’est pas autant aboutie que pour les radiateurs à inertie ce qui est un défaut. Son prix et son poids peuvent être des freins à l’achat.

Vos réactions

18 Mar

Merci pour cet article pédagogique. Mais sachez que l’électricité est encore produite en France à plus de 75% par des centrales nucléaires qui ne dégagent pas de CO2 comme les énergies fossiles. Ce sera 50% en 2020 en contrepartie d’une électricité produite par le solaire, le vent, l’air, la terre, les rivières… Les dernières technologies de chauffage électrique sont adaptées pour les bâtiments à énergie positive (produit plus que n’en consomme) en cours de construction. Il y en a qui préfèrent encore importer du gaz !

Bertrand
19 Mar

@Bertrand : Nous sommes conscients que les centrales nucléaire ne dégagent pas de CO2. Cependant, que faisons-nous de l’uranium enterré dans le sol ? N’est-il pas plus dangereux que les rejets de CO2 dans l’atmosphère ?

Mathilde Chevallier
22 Mar

Si sans doute ou pas. Si les scientifiques trouvent dans 50 ans comment détruire définitivement les déchets nucléaires. Mais, ce n’est pas l’objet de l’article. Nous n’allons plus construire de centrales mais heureusement les fermer en France. Il y aura donc 50% d’électricité non nucléaire en 2020 si le Président Hollande tient ses promesses.
Que fait-on de cette électricité dans le bâtiment de demain s’ils sont équipés de chaudières au gaz ? Et la France a promis de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. On fait comment avec 80% des constructions collectives en 2012 qui sortent du sol équipées avec des chaudières à gaz ? http://www.transition-energetique.gouv.fr/contribuer

Bertrand
27 Mar

@Bertrand : Ce surplus d’électricité ne sera pas perdu, ne vous inquiétez pas. Il permettra certainement de recharger électriquement des dizaines (voire des centaines) de milliers de véhicules électriques qui seront sur le marché automobile français.

Mathilde Chevallier
28 Mar

@Mathilde, Si je m’inquiète que vous ne soyez pas choquée d’importer pour 13 milliards de gaz par an pour chauffer des bâtiments, alors que nous allons produire de l’électricité avec les panneaux photovoltaïques et les éoliennes ? Vous ne voyez pas où se trouve la contradiction ? Sans parler du CO2 dégagé par le gaz. Vous travaillez chez GDF ?

Bertrand
05 Avr

@Bertrand : Chez Quelle Energie, nous ne souhaitons pas parler en milliards… Nous faisons du cas par cas pour tous les particuliers qui nous font confiance. Le gaz, comme le reste des énergies fossiles, est voué à disparaître dans un futur plus ou moins proche. Ces solutions seront remplacées par des énergies propres puis par l’absence d’énergie grâce à la réglementation thermique 2020 (RT2020) et ses bâtiments positifs…

Mathilde Chevallier
13 Avr

Certes, une centrale nucléaire ne dégage pas directement du CO2. Mais pour fonctionner, l’industrie nucléaire a besoin de tout un système qui, lui, en produit énormément. A commencer par l’extraction de l’uranium, en passant par son transport, la construction et le démantèlement des centrales, jusqu’au transport et à l’enfouissement des déchets.
Quant au fol espoir que dans 50 ans les scientifiques auront trouvé « comment détruire définitivement les déchets nucléaires », j’ai bien peur que vous pouvez toujours attendre, cher Bernard, ainsi que vos enfants et petits-enfants qui, si vous en avez, vous remercieront de cet héritage durable ! Car, et je vous le dis en tant que scientifique, la radioactivité ne peut se détruire, on ne peut que la déplacer, la diluer ou la concentrer et puis, attendre qu’elle diminue. Connaissez-vous un poison que l’humanité stocke en sécurité et surveille depuis des milliers d’années ?

Anna
19 Avr

@Anna A qui parlez-vous sinon aux personnes presque toutes décédées qui ont commencé le programme nucléaire dans les années 60 ? Je vous parle en 2013 du vecteur électrique produit par des champs de panneaux photovoltaïques ou d’éoliennes qui peuvent chauffer l’eau d’un bâtiment et recharger une voiture la nuit pour rouler le jour. Le smartgrid, la régulation et la domotique qui permettront de partager la production électrique des bâtiments ne pourra fonctionner avec du gaz. Alors, pourquoi vous battez-vous pour l’importation massive de gaz et l’exploitation du charbon ? Vous aimez le CO2 et les GES ? Lisez : http://www.enviro2b.com/2013/03/14/lallemagne-victime-dune-transition-energetique-a-marche-forcee/

Bertrand
10 Sep

Ce site est très enrichissant 😀

Yana
10 Sep

@Yana : Merci !

Mathilde Chevallier
26 Nov

Je ne sais pas ce qu’est un radiateur.

france
27 Nov

@France : D’après le Larousse, un radiateur est un « corps de chauffe transmettant, surtout par rayonnement, la chaleur qu’il reçoit d’un fluide chaud ou d’un fluide en combustion. »

Mathilde Chevallier
29 Nov

@Bertrand
Je comprends vos questionnements mais cette projection de l’esprit que vous pensez avoir sur le long terme n’est en fait qu’une vision parcellaire des choses. Je m’explique : vous parlez de l’électricité comme d’un bienfait par rapport au gaz, en tant qu’écologiste convaincu et militant je vous dis non.malheureusement. Pourquoi ?
1 – Car les centrales, même si elles disparaissaient en France (et vous pouvez attendre des siècles), existeront dans d’autres pays limitrophes et l’électricité est un bien sans frontières dont les entreprises s’échangent les flux afin de réguler leurs consommations respectives.
2 – Car même si on intervient sur l’uranium, la radioactivité restera pour des millénaires active et empoissonnera directement ou indirectement les nappes phréatiques profondes, la terre ou l’air. Tchernobyl et Fukushima nous ont appris qu’aucun sarcophage ni aucune protection ne sont totalement fiables sur des décennies, alors imaginez sur des siècles puis des millénaires.
3 – Vous parlez des panneaux solaires, savez-vous que les résultats de la recherche publiés dans la revue Energy Policy montrent que les filières chinoise et indienne de l’énergie solaire rejettent de grandes quantités de plomb dans l’environnement. La raison en est que les systèmes d’énergie solaire utilisés dans ces pays utilisent des batteries au plomb pour stocker l’énergie afin de compenser la déficience de leur réseau de distribution électrique. Il en résulte un rejet global de plomb d’au moins 2,4 millions de tonnes, néfaste non seulement pour l’environnement, mais aussi pour l’homme. Et je ne vais pas m’étendre sur leur recyclabilité…
4 – Les filières solaires sont problématiques car ce n’est pas de l’écologie mais du business vert : l’écologie prend un produit de sa conception (transport, eau utilisée, produits utilisés pour la conception, impact carbone, durée de vie, recyclage des matériaux, impact sur l’eau et l’air des procédés de recyclage etc.).
5 – La plupart de l’électricité produite dans le monde l’est actuellement par des centrales au charbon, qui émettent CO2 et métaux lourds lors de la création électrique et sont une catastrophe environnementale.
6 – Vous citez enfin les sources propres (éoliennes, rivières…), je vous rejoins mais si ces technologies maîtrisées depuis des décennies ne sont pas aujourd’hui les principales sources électriques c’est que, mis à part le lobbying qui est réel, leur transposition à grande échelle est compliquée d’un point de vue fiabilité, économique et … environnementale. Hé oui assurez l’ensemble de l’électricité par des éoliennes par exemple renvoie au point 4 avec la prise en compte de l’impact environnemental de la création des éoliennes, leur durée de vie, leur recyclabilité etc. Même s’il faut reconnaître que ce serait un gain par rapport aux centrales thermiques et nucléaires…
7 – le gaz pourra être produit un jour à grande échelle par biomasse, et cette réutilisation des déchets permettra un cycle positif de nos déchets alimentaires, fécaux, de jardinage etc. Il y a des exemples de constructions de chaufferies publiques de ce type (une récemment à Orléans La Source).

Cordialement,

E

elian
05 Déc

Alain n’est pas convaincu.

Alain
13 Déc

Merci pour ces infos, et tout ces commentaires plus qu’intéressants.

David
15 Déc

@David : Merci beaucoup !

Mathilde Chevallier
10 Sep

Super

lili
11 Sep

@lili : Merci ! Contents que l’article vous ait plu

Manuel Blanc
18 Avr

Bonjour, je suis peut-être trop naïf mais pourquoi ne pas envoyer les déchets nucléaires vers le soleil ou vers Jupiter ou une autre étoile proche ? La planète n’aura plus à les stocker et je pense que dans les étoiles (ou planêtes très chaudes) les déchets disparaitront (enfin il n’y aura pas d’impact écologique à mon a sens)

Laurent
29 Juin

Pour répondre à Laurent : Car en cas d’accident lors du lancement d’une fusée tu te retrouve avec une catastrophe de dispersion de déchets radioactif sur les bras. Ce serais envisageable avec un ascenseur orbital puis un départ vers le soleil depuis l’orbite basse.mais la ça ressemble un peu à de la science fiction même s’il y a des projets en cours.

Quand au procès fait contre le nucléaire par certains, non le Nucléaire ne rejette pas de Co2 ou très peu, les mines d’uranium ne sont pas plus productive en CO2 qu’une mine de silice pour construire un panneau solaire. De plus l’uranium extrait n’est que très peu utilisé et se recycle très bien et une centrale peu aussi tourner à d’autre type de combustible.

Je rajouterais que même si tous les foyers se chauffaient au gaz au solaire a l ‘éolien ou autre ce sont bien les industrie française qui (même de plus en plus rare) fond le gros de la consommation électrique et que ne pouvant stocker cette énergie nous devons produire à tous moments exactement la quantité consommé et ceci qu’il pleuve ou qu’il y ai du soleil, qu’il y ai du vent ou pas. L’éolien et le solaire ne pourrons jamais être des solutions à elles seul à la production d’électricité d’où le principe de mix énergétique et dans ce mix il est impératif d’avoir un moyen de produire en masse de l’électricité au moment voulu et pas suivant la météo . Encore moins si les voitures électrique se multiplie

Cordialement

Adrien



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