Le chauffage a coûté en moyenne 1 611 € aux Français en 2016

La facture de chauffage des Français

Alors qu’une vague de froid déferle cette semaine sur la France, les consommations de chauffage sont amenées à augmenter. Rappelons que la facture de chauffage pèse lourd dans le budget des Français.

Ainsi, en 2016, les Français ont dépensé en moyenne 1 611 € pour se chauffer selon l’étude réalisée par Quelle Energie à partir des montants déclarés par 19 663 particuliers dans le simulateur de chauffage proposé sur le site Quelleenergie.fr. En comparaison du revenu moyen des Français, il s’agit d’une facture conséquente.

Découvrez, en cliquant sur le lien ci-dessous, une infographie qui vous présentera les chiffres-clés de la facture de chauffage des Français en 2016.

>> Téléchargez l’infographie complète

L’électricité reste l’énergie la plus chère et la plus utilisée

Les Français sont de plus en plus nombreux à utiliser l’électricité pour se chauffer. Ils sont en effet 38 % à utiliser ce moyen de chauffage, contre 24 % en 1990. (source ADEME)

Cette solution de chauffage a l’avantage d’être très facile à entretenir. De plus, à la différence des autres solutions, son installation est peu chère. Investissement qui pourra même être allégé grâce aux nombreuses aides disponibles telles que le crédit d’impôt, la Prime Energie, l’Eco-ptz, les aides de l’ANAH

Malgré ces aspects positifs, l’électricité reste très chère. C’est d’ailleurs, à l’usage, la plus onéreuse de toutes les énergies. Avec un prix de 15,9 € par an pour chauffer 1 m2, les 38 % de Français utilisant l’électricité pour se chauffer dépensent en moyenne 1 726 €, et cette dépense continuera d’augmenter au fil des années.

En cause le vieillissement des infrastructures qui requièrent des investissements de maintenance de plus en plus importants, pour pouvoir garantir leur sécurité. De plus la mise en place des réseaux intelligents (ou smart grids) demande aussi beaucoup de fonds. Ces réseaux permettront de révolutionner la distribution de l’électricité.

Facture annuelle en fonction de l'énergie utilisée

Le fioul, énergie en légère perte de vitesse

Principalement utilisé dans les campagnes, le fioul est la 2ème énergie la plus chère.

Les Français sont encore 19 % à se chauffer au fioul. Ils étaient 20 % en 1990. La majorité des particuliers utilisant cette énergie habitent dans des zones rurales non desservies par le réseau de gaz. L’usage du fioul requiert l’installation d’une cuve.

Bien que présentant d’excellentes performances, les chaudières fioul à condensation sont chères à l’achat (entre 7 000 et 10 000 €). Cet investissement sera cependant rapidement rentable de par son bon rendement. De plus plusieurs aides tels que le crédit d’impôt à hauteur de 30 % ou la Prime Energie viendront faciliter cet achat.

Mais le fioul présente la facture moyenne de chauffage la plus élevée avec 1 927 €. Il est pourtant abordable lorsque l’on observe son prix au m2, qui n’est que de 12,6 €. La raison à cela est que la grande majorité des particuliers qui se chauffent au fioul habitent des maisons, donc dans des logements souvent plus grands que la moyenne.

Prix du chauffage au m²

Un tiers des Français se chauffe au gaz

Deuxième solution la plus utilisée en France, le gaz commence à reculer.

35 % des Français se chauffent au gaz. Avec un prix pour chauffer le mètre carré de 11,5 €, les Français utilisant le gaz dépensent en moyenne 1 415 € par an. Son prix a depuis 10 ans largement augmenté, même s’il tend à se stabiliser, voire à baisser, ces dernières années. A l’image du fioul, les chaudières gaz à condensation offrent de bonnes performances.

Le bois, solution de chauffage la moins chère

Seuls 5 % des Français utilisent le bois pour se chauffer, et pourtant cette énergie est très économique.

En effet, se chauffer au bois ne coûte que 6,10 € le m2, ainsi les Français utilisant cette énergie dépensent en moyenne seulement 811 € par an. Le bois est donc la solution de chauffage la moins chère.

Une amélioration de l’étiquette énergétique

Poêle à boisL’étiquette énergétique mesure la consommation énergétique d’un produit, il s’agit ici du logement. L’unité utilisée est le kWh/m2 par an.

Parmi les quelques 19 663 ménages étudiés :

  • Seuls 1 % ont la note maximale A (ils dépensent moins de 50 kWh/m² par an)
  • 6 % ont la note B (entre 51 et 90 kWh/m² par an)
  • 19 % ont la note C (entre 91 et 150 kWh/m² par an)
  • 25 % ont la note D (entre 151 et 230 kWh/m² par an)
  • 22 % ont la note E (entre 231 et 330 kWh/m² par an)
  • 14 % ont la note F (entre 331 et 450 kWh/m² par an)
  • 12 % ont la note G (> 450 kWh/m² par an)

Le saviez-vous ?

 

Vous désirez réaliser des travaux d’économies d’énergie ? Quelle Energie vous met en relation avec des artisans qualifiés et attentifs à vos besoins près de chez vous.

 

L’étiquette énergétique moyenne des logements en France se situe en 2016 entre l’étiquette D et l’étiquette E. En 2015, l’étiquette énergétique moyenne se situait au niveau de l’étiquette E. Il y a donc une amélioration visible des efforts réalisés ces dernières années en matière de rénovation énergétique.

On en parle dans cet article

L’électricité

L’électricité est une énergie dont le prix ne fait qu’augmenter. Entre 2002 et 2012, elle a connu une hausse de 17%, ce qui fait de cette énergie la plus chère du marché !

Les énergies de chauffage

Il existe différentes énergies qui permettent d’alimenter un système de chauffage : le fioul, le gaz, le bois, les énergies renouvelables etc.

Les pompes à chaleur

La pompe à chaleur aérothermique ou géothermique extrait de l’énergie à l’extérieur de l’habitation pour l’injecter à l’intérieur via un radiateur, un plancher chauffant ou un ventilo-convecteur.

En savoir plus

Vos réactions

26 Fév

coucou

grolee
28 Fév

L’eau chaude est elle comptée ? Si chauffage total en énergie fossile ou bois et chauffe eau électrique, compter 50% de la facture d’élec en eau chaude

jf@
04 Nov

Il est dommâge que les chiffres avancés manquent de justificarifs. En particulier, il n’est pas précisé si le coût de l’abonnement, de l’entretien ou des infrastructures est pris en compte : pour le chauffage domestique et l’eau chaude sanitaire, je suis passé du tout électrique au gaz. Même en excluant l’investissement (chaudière, radiateurs, installation), ma facture a augmenté d’un tiers à cause en particulier du contrat annuel d’entretien de la chaudière (qui n’a pas lieu d’être pour un ballon d’eau chaude de type cumulus et pour des radiateurs électriques) et du besoin d’un second contrat, en plus du contrat d’électricité. Et j’ai perdu aussi le contrat jour/nuit en électricité à cayse d’une trop faible consomlation. Ne vous tromper pas comme moi !

Serge
28 Jan

vous plaisantez quand vous donnez un peu plus de 800 euros pour le chauffage au bois
dans le Finistère la stère de bois coûte plus de 100 euros sachant qu’ils en faut au moins 12 stères minimum ????????

GOMEZ. SANTIAGO
01 Fév

Au vu des commentaires « les conseillers ne sont pas les payeurs!!!!!
Quel est le coût normal pour une maison 120m2 individuelle chauffée au gaz ?.Et au delà duquel il faudrait faire des travaux .Merci de votre réponse .

langleur
14 Mai

L’énergie électrique est gaspillée en France, l’installation de radiateurs qui chauffe par effet joule (les grilles pains ) est une stupidité promu par EDF dans les années 80 pour consommer un maximum d’électricité, l’objectif a manifestement été atteint.
Par contre si on a une pompe à chaleur et un plancher chauffant, on consomme beaucoup moins.
Je consomme environ 690 euros par an pour le chauffage et toutes les autres énergie (eau chaude , plaques à induction etc…) pour une maison chauffée à 22° l’hiver dans le nord de la vallée du Rhône (je suis frileux). ce qui correspond à 44 kw / m2 et par an.
Quand au bois le coût est ultra dépendant de la région, pas l’électricité.
Je précise que l’eau chaude est une part importante de la facture.

jean-françois voconce
16 Nov

Je rejoins l’avis de Jean-François : tout dépend effectivement du mode de chauffage en électrique. Les convecteurs sont une aberration. Il faut s’en séparer et passer au chauffage en inertie douce/sèche. À défaut d’un budget intéressant pour le changement des appareils actuels, on peut toujours opter pour un mode de chauffage d’appoint en bain d’huile, les prix débutants à partir d’une cinquantaine d’euros.

Pour un studio de 20m² sous combles, très mal isolé avec une très grosse déperdition de chaleur, j’en ai pour moins de 100€ en chauffage pour toute la durée de l’hiver avec un seul appareil bain d’huile qui me permet de maintenir tout de même 20°C. Ça équivaut à un coût de 5€/m² en chauffage.

Le poêle ou la cheminée sont bien mieux mais à défaut de pouvoir faire différemment, un chauffage électrique (autre que convecteurs !) peut être très bien.

Vivi



Gratuit !

Les services Quelle Energie :

House-dpe-blue

Découvrez les solutions d'économie d'énergie adaptées à votre logement
Faire le test

Calculatrice-blue

Calculez vos aides et subventions
Calculer mes aides

Quotation-blue

Rencontrez des artisans qualifiés
Demander un devis gratuit


Avis des internautes (1090)

8,6/ 10

Afficher tous les avis

A PROPOS DE CET ARTICLE

Les lecteurs ont aussi aimé :