Que faire face à l’injustice climatique ?

« La justice climatique : enjeux et perspectives pour la France » est le nouveau document du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) présenté fin septembre avec pour objectif de trouver des solutions pour que le réchauffement n’accroisse pas les inégalités en France.

Constat et principes de la justice climatique

En 2011 déjà, un rapport du Commissariat général du développement durable affirmait que « la consommation des 20% des ménages les plus modestes représente 11% des émissions de CO2 alors que celle des 20% des ménages les plus aisés est responsable de 29% des émissions ».

 

La justice climatique n’est pas seulement un enjeu de justice entre différents pays, mais aussi au sein d’un pays. En effet, les classes sociales privilégiées vont, du fait de leur pouvoir d’achat plus important, consommer plus et émettre plus de gaz à effet de serre, tandis que les classes sociales plus modestes seront plus exposées aux conséquences du réchauffement climatique.

 

Le CESE a donc publié le 27 septembre un avis formulant des propositions pour éviter que le réchauffement climatique ne creuse encore plus les inégalités.

Différentes inégalités

Le réchauffement climatique fait émerger avec lui plusieurs types d’inégalités au sein d’un même pays:

Inégalités sanitaires

 

Une personne vivant dans la pauvreté ou dans l’extrême pauvreté ne peut pas toujours faire le choix d’une alimentation plus saine, de mode de transport moins polluant ou d’un mode de vie moins énergivore. Ces personnes là sont donc plus soumises aux risques sanitaires. Alors que l’on nous prédit une hausse des températures dans le futur, l’exemple de la canicule de 2003 nous a montré que les personnes les plus pauvres ne peuvent pas nécessairement bénéficier du confort les mettant à l’abri des fortes chaleurs et peuvent risquer des complications sanitaires. De plus, les personnes plus fragiles ou malades souffriront aussi de manière plus prononcée les conséquences du réchauffement climatique.

 

Inégalités dans le travail

 

La transformation de l’économie pour limiter le réchauffement climatique risque de pénaliser certains métiers. Le CESE, tout en reconnaissant l’utilité de la loi de transition énergétique, attire l’attention sur les métiers les moins qualifiés qui risquent de subir des reconversions difficiles.

 

Inégalités territoriales

 

Les territoires vont subir différemment les conséquences du réchauffement climatique : les territoires ultra-marins ont plus de chance, par exemple, de disparaître sous les eaux. D’un autre côté des territoires comme l’île de Ré, plus riches, auront probablement les capacités financières pour s’adapter à la montée des eaux.

👉 Le saviez-vous ?

Afin de réduire votre empreinte écologique et participer à la lutte contre le réchauffement climatique, vous pouvez réaliser des travaux de rénovation énergétique. Effectuer plusieurs demandes de devis vous permettra de comparer les prix, afin de trouver la meilleure offre pour vos travaux.

Quels débats ?

Pendant la COP 21, ces inégalités avaient déjà été soulignées. En effet, on retrouve cette idée dans le préambule de l’Accord de Paris sur le climat.

 

Il va donc falloir trouver des mesures efficaces pour lutter contre le dérèglement climatique qui puissent agir en faveur des plus démunis et des plus vulnérables. Pour cela le CESE recommande à la fois de travailler à une meilleure connaissance des liens entre pauvreté et changement climatique et d’intégrer la justice climatique à l’ensemble des politiques publiques.