Des conseils pour mieux financer le redémarrage du carnet de commande

carnet de commande

Les travaux dans le secteur du bâtiment sont relativement longs et nécessitent souvent une importante main-d’œuvre et de nombreux matériels. Un entrepreneur engage ainsi de grandes dépenses dans le cadre d’un projet de construction ou de rénovation et pourtant, il arrive souvent qu’il doive faire face à un important décalage de temps entre les décaissements et le paiement effectif de ses clients. Ce délai peut le handicaper, surtout s’il a un besoin en fonds de roulement conséquent lors de la reprise de son activité de son carnet de commande.

Des paiements qui ne concordent pas avec les dates de dépenses

Il est courant qu’un entrepreneur qui redémarre demande un acompte à la conclusion de sa commande. Les autres paiements n’interviendront ensuite que pendant la mise en œuvre des travaux, quand le chantier est à moitié fait, ou une fois qu’il est achevé. Il n’est pas rare que sa trésorerie peine à couvrir les dépenses effectuées entre ces paiements intermédiaires. Voici les pistes à suivre pour que les chantiers se déroulent sereinement et pour ne pas se retrouver dans le rouge en plein chantier.

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Créer un tableau de suivi de la trésorerie

Un entrepreneur doit avant tout dresser un tableau de bord de trésorerie dans lequel il consignera les recettes (paiement des clients) et les dépenses (règlement des fournisseurs, remboursement des emprunts, les charges de personnel, etc.) à prévoir dans les semaines et les mois à venir. Ce tableau lui permettra ainsi de voir les variations de trésorerie à la suite de chaque opération et d’anticiper les situations d’excès ou de manque de trésorerie. Cet état est aussi utile pour déterminer son besoin en fonds de roulement à des dates précises.

Que peut-il faire alors lorsqu’il ne dispose plus de capitaux pour faire tourner son entreprise et augmenter son carnet de commande ?

La meilleure solution est de consulter ses clients et ses autres partenaires financiers pour faire un compromis sur les dates des paiements.

Il peut ainsi :

  • Redéfinir le calendrier de paiement de ses clients afin qu’ils paient plus tôt pour éviter le décalage entre les recettes et les dépenses. Il devra aussi effectuer des relances en cas de retard de paiement. Le but ici est d’éviter que certaines factures restent impayées ou définitivement irrécouvrables.
  • Synchroniser les dates des décaissements avec celles des encaissements, en ciblant notamment les périodes pendant lesquelles le creux dans la trésorerie est le plus important. Enfin, il est aussi éclairé de négocier des délais de paiement plus longs avec les fournisseurs.

Dans les cas ci-dessus, l’entreprise arrive à subvenir à ses besoins grâce aux paiements effectués par ses clients. Néanmoins, si ses dépenses sont trop importantes, elle risque de se retrouver à court de trésorerie, ce qui pourrait paralyser ses chantiers et développer son carnet de commande.

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Quels sont les moyens de financement à prévoir pour votre carnet de commande ?

Si la reprise du carnet de commande nécessite plus de dépenses de fonctionnement, l’entrepreneur devra chercher des fonds ailleurs pour ne pas se retrouver dans une situation financière désastreuse. L’endettement (outre le crédit des fournisseurs) semble ainsi incontournable pour se fournir en matériel et pour le paiement des ouvriers. Une solution est de souscrire un emprunt auprès de la banque. En compagnie de son conseiller bancaire, l’entrepreneur pourra envisager les solutions à court terme suivantes :

Les crédits de trésorerie

L’entrepreneur a le choix entre la facilité de caisse et le découvert autorisé :

  • La facilité de caisse est adaptée pour un usage temporaire, notamment pour combler un décalage ponctuel.
  • Le découvert autorisé en revanche est adapté pour une utilisation régulière, mais son montant est plafonné. Il peut être renouvelé annuellement en fonction du chiffre d’affaires de l’entreprise.

Grâce à ces deux solutions, un entrepreneur pourra toujours mener son activité dans les meilleures conditions, même avec un compte débiteur.

Il est à noter cependant que ces crédits couvrent uniquement les décalages dans la trésorerie et servent à régler des dépenses urgentes. Leur souscription ne doit pas être effectuée pour un fonctionnement à long terme. Il appartient ainsi à chaque entrepreneur de définir le montant à souscrire pour résoudre ses difficultés financières, et ce, avant que ses caisses ne soient à nouveau renflouées par le paiement de ses clients.

La ligne de trésorerie

Il s’agit d’un crédit souscrit pour un an et qui peut être mobilisé partiellement ou entièrement. Il répond aux besoins de trésorerie d’une entreprise qui n’a pas encore reçu des encaissements alors qu’elle doit payer ses prestataires. Il permet de combler des besoins réguliers ou ponctuels.

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La mobilisation des créances professionnelles

Cette solution consiste à céder les factures impayées à une banque pour qu’elle avance leur montant. Souvent cette solution concerne exclusivement les factures qui ont été adressées aux clients professionnels tels que les entreprises, les collectivités ou l’administration.

Il existe plusieurs solutions qui permettent à un entrepreneur de percevoir en avance le règlement des prestations que ses clients doivent encore lui payer. On retrouve ainsi :

  • L’escompte, qui est un moyen rapide pour percevoir les encaissements prévus en contrepartie des effets de commerce cédés à la banque.
  • La « mobilisation loi Dailly », qui est un crédit déployé à court terme ou d’un découvert autorisé permettant à l’entreprise de disposer du financement requis dès l’envoi de la facture.
  • L’affacturage, qui est un crédit mobilisable et accessible rapidement, entre 24 à 48 heures. Cette solution implique l’intervention d’un organisme financier spécialisé qui est aussi connu sous le nom de « factor ». Cet interlocuteur prendra en charge toutes les factures en attente de paiement de la part des clients, et remet directement le montant prévu à l’entrepreneur.

Pour conclure, un entrepreneur qui redémarre son carnet de commande peut rencontrer des difficultés de trésorerie, car il est parfois difficile de faire coïncider les encaissements et les décaissements. Heureusement que des solutions de crédit existent et lui permettent de soutenir son activité tout en respectant le cahier des charges de ses clients. Il peut aussi négocier avec ses clients et ses fournisseurs sur les dates de paiement, faire des emprunts ou encore céder ses créances pour renflouer ses caisses.

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