Les propositions du Syndicat des énergies renouvelables pour accélérer la transition énergétique

Les acteurs de la transition écologique poursuivent toujours les discussions autour de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui définira les axes de développement pour les 10 prochaines années. Prévu en deux phases, la première entre 2019 et 2023 et la seconde entre 2024 et 2029, ce plan sortira au plus tôt à la fin de l’été, selon Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). À ce sujet, le responsable du SER a d’ailleurs émis plusieurs propositions.

Réduire la consommation d’énergies fossiles au profit des ressources renouvelables

Certains objectifs difficiles à atteindre

L’un des enjeux clés de la PPE repose sur la diminution de la consommation énergétique en France, mais aussi sur le recours aux énergies renouvelables dans la majeure partie des cas. Très concrètement, la loi pour la Transition Énergétique prévoit déjà de lier environ un tiers de nos consommations à des sources renouvelables d’ici 2030. Nous en sommes aujourd’hui à 17 %.

D’après Jean-Louis Bal, s’il est encore difficile de se prononcer sur la faisabilité du 32 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, l’atteinte de l’objectif intermédiaire (23 % en 2020) est compromise. En effet, alors même que les installations basées sur des énergies durables ne se multiplient pas assez vite pour respecter cette échéance, les consommations énergétiques ne parviennent pas à diminuer significativement sur le territoire.

Des chiffres encourageants sur le déploiement de l’électricité verte

Aujourd’hui, nous utilisons un peu moins de 23 % d’électricité sans impact carbone, essentiellement grâce à l’hydroélectricité, mais aussi avec l’éolien terrestre, en seconde position, suivi du solaire photovoltaïque et des bioénergies.

La PPE prévoit de déployer 35 MW supplémentaires chaque année dans l’hydroélectricité, 2 GW dans l’éolien terrestre, 2 GW dans le solaire au sol et 0,9 GW pour les panneaux photovoltaïques sur les bâtiments. Afin de se tenir à ces objectifs, il faudra 2,5 fois plus d’éoliennes à l’horizon 2028 et 6 fois plus de panneaux solaires.


Estimez le coût de vos travaux de rénovation grâce au simulateur gratuit de QuelleEnergie.


Accentuer le développement des technologies moins répandues

Soutenir l’hydrolien, l’éolien offshore et simplifier le cadre réglementaire

Si les objectifs de la PPE satisfont le Syndicat des énergies renouvelables sur le plan du solaire ou encore de l’éolien et de l’hydroélectricité, ils sont beaucoup plus critiqués quand on s’attache aux énergies marines, à la cogénération bois ou à la géothermie profonde, des technologies aujourd’hui moins développées.

On a limité à 600 MW par an les perspectives de déploiement de l’éolien offshore, alors même que le Syndicat des énergies renouvelables demandait au moins 1 GW. En cause, le manque d’appels d’offres dans les énergies marines, selon le SER. Dans l’hydrolien, d’une manière générale, on reste victime d’un véritable retard technique associé à une trop faible rentabilité pour penser un modèle commercial stable autour des installations.

Pour utiliser tout ce potentiel sous-exploité selon le SER, le président suggère la simplification du cadre réglementaire, mais aussi l’élaboration d’objectifs clairs, y compris pour des pratiques moins répandues comme la géothermie profonde.

Faciliter l’accès aux aides à la rénovation énergétique

En France, grâce aux dispositifs d’aides mis en place et à l’envie générale de réduire ses factures énergétiques, la pompe à chaleur connaît un véritable succès que le SER félicite. Toutefois, il nuance ses propos : si le « chaud renouvelable » attire énormément, nous accusons davantage de retard sur le « froid renouvelable ».

On attend la réforme du CITE et le développement de nouvelles aides pour faciliter l’équipement des familles et les encourager à se tourner vers les énergies renouvelables pour leurs usages domestiques.

5 ans pour décupler le biogaz en France

En termes de gaz renouvelable, il faut savoir que la part du biogaz représente seulement 0,15 % de notre utilisation. Les objectifs de la PPE, dans cette thématique, ont été revus à la baisse pour 2023 : initialement de 8 TWh, ils sont passés à 6 TWh. Malgré tout, le Syndicat des énergies renouvelables souhaite maintenir un objectif de 10 % de biogaz à l’horizon 2030, en augmentant progressivement les appels d’offres dans le secteur.

Le saviez-vous ?

 

En France, de nombreuses aides sont disponibles pour vous aider à réaliser des travaux de rénovation énergétique et ainsi améliorer la performance énergétique de votre logement, dépenser moins d’énergie et faire des économies !

 

Les conclusions de Jean-Louis Bal pourraient faire couler de l’encre car, selon lui, l’atteinte de ces objectifs est indissociable d’une progression de la taxe carbone, si impopulaire auprès des Français. En effet, il faut déjà mettre 95 milliards d’euros sur la table pour tenir les premiers objectifs, et trouver à nouveau 30 milliards d’euros pour atteindre ceux de 2028.

Toujours en discussion, la programmation pluriannuelle de l’énergie devrait être présentée au Conseil supérieur de l’énergie mi-mai, puis débattue en parlement au début de l’été. Elle pourrait être communiquée au public à la fin de l’été ou autour de la rentrée.

 

Vos réactions



Gratuit !

Les services Quelle Energie :

House-dpe-blue

Découvrez les solutions d'économie d'énergie adaptées à votre logement
Faire le test

Calculatrice-blue

Calculez vos aides et subventions
Calculer mes aides

Quotation-blue

Rencontrez des artisans qualifiés
Demander un devis gratuit


Avis des internautes (1090)

8,6/ 10

Afficher tous les avis

A PROPOS DE CET ARTICLE

Les lecteurs ont aussi aimé :