En 2018, les pays du G20 ont consommé plus d’énergies et rejeté plus de CO2

Regroupant aussi bien des pays d’Afrique que l’Union Européenne, la Russie, les États-Unis, l’Inde ou encore le Japon, le G20 a été créé à des fins économiques – les 20 pays qui le composent représentent 85 % du PIB mondial et les trois quarts du commerce effectué sur la planète. Si les ambitions de chaque nation diffèrent, une récente parution d’Enerdata alerte autour de la hausse des émissions de CO² – et une consommation énergétique record – en 2018 pour les États membres.

Chacun est-il fautif au même niveau ? Comment interpréter cette réalité en dépit des politiques de transition énergétique menées par de nombreux dirigeants ? Explications.

Après 3 ans de stabilité, les émissions de CO² repartent à la hausse

Dans son Bilan Énergétique Mondial, l’organisme Enerdata s’interroge sur les risques de ne pas réussir à respecter les objectifs fixés par l’accord de Paris : après avoir montré une certaine stabilité pendant 3 ans, les rejets de CO² dans les pays du G20 sont repartis à la hausse entre 2017 et 2018.

Très concrètement, ces émissions ont progressé de 2 % : elles ont très peu évolué aux USA, mais elles ont pris de l’ampleur sur les pays asiatiques, comme la Chine ou l’Inde.


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Les pays en développement, principaux responsables ?

En moyenne, la croissance économique des pays du G20 se stabilise : elle a été de 3,7 % sur la période (2,3 % aux États-Unis, 2,6 % en Europe et 1,7 % au Japon). En revanche, sur les territoires où les gaz à effet de serre ont été massivement rejetés, la dynamique se révèle plus marquée, puisque la Chine et l’Inde s’envolent sur le plan financier (croissance proche des 7 %).

Au sein du G20, ce sont surtout ces pays non-membres de l’OCDE, en voie de développement, qui posent problème pour ce qui concerne le dioxyde de carbone : ils sont responsables de 57 % des émissions totales du G20 (Russie, Inde, Chine).

Un meilleur bilan carbone du côté des pays membres de l’OCDE

Les émissions de CO² augmentent également pour les pays membres de l’OCDE, mais seulement de 0,4 %. On attribue cette tendance essentiellement aux États-Unis, qui vivent une période de croissance économique importante.

À l’inverse, tandis que l’Union Européenne tout entière veut engager davantage de rénovations énergétiques, ses pays membres ont émis moins de CO² que l’année précédente grâce à la diversification du mix énergétique en France, par exemple, mais aussi en raison de besoins énergétiques en nette baisse du côté des Allemands.

Consommations énergétiques : plusieurs constats inquiétants

Un essor économique trop énergivore ?

D’une manière générale, les consommations énergétiques ont crû de 2,1 % en seulement un an sur tous les pays du G20. Si elles se maintiennent à un niveau relativement similaire à celui de l’année précédente en Europe, elles bondissent outre-Atlantique.

En effet, les États-Unis semblent mener une politique de développement économique énergivore, dans laquelle on n’inclut pas les enjeux liés à la réduction des dépenses en électricité et en eau, par exemple.

D’autres facteurs entrent en ligne de compte – et touchent l’Amérique malgré elle : les habitants ont vécu un hiver particulièrement rude, ce qui les a majoritairement contraints à investir plus pour se chauffer.

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Des énergies fossiles toujours trop utilisées

Le bilan Enerdata déplore par ailleurs un recours toujours trop important aux énergies fossiles, qui représentent 80 % du mix du G20. Les pays non-membres de l’OCDE, par exemple, sont de très gros consommateurs de charbon.

Le gaz évolue également de 4,8 %, notamment en raison d’un usage plus intensif en Chine et aux États-Unis. L’électricité, quant à elle, progresse de 3,7 % sur tout le G20, surtout à cause des pratiques de la Chine et de l’Inde. En Europe et au Japon, la demande électrique demeure stable.

Un bilan très contrasté, mais quelques points positifs

À l’heure actuelle, si l’on se concentre essentiellement sur les pays du G20, il semble difficile de suivre les objectifs des accords de Paris, surtout pour ce qui concerne l’émission de gaz à effet de serre. Pour rappel, nous devions réduire d’au moins 2,9 % par an les rejets de CO² dans tous les pays du G20 jusqu’en 2050…

Malgré tout, il faut également noter que la production éolienne a augmenté de 20 % sur la période, tandis que la Chine a mis en place 44 GW supplémentaires d’énergie solaire. De son côté, l’Union Européenne reste « bonne élève », puisqu’elle diminue à la fois ses consommations énergétiques et rejets de CO², grâce à un climat favorable – mais aussi en raison de mesures percutantes comme la hausse du prix du CO², le recul du charbon et l’importance accordée à l’efficacité énergétique.

De notre côté en France, un nouveau Conseil a été créé en mai 2019 pour accélérer la transition écologique. Il semblerait donc que tous les efforts soient mis en œuvre pour qu’un tel bilan ne paraisse pas à nouveau en 2020 !

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