Les nouveaux emplois de la transition énergétique

Nouveaux emplois de la transition énergétique

Entre baisse des cotisations sociales et développement des contrats d’apprentissage, les propositions immédiatement applicables de lutte contre le chômage ne manquent pas en période électorale. Les associations engagées dans la transition énergétique, ne sont pas soumises à la pression de l’approbation de la majorité et fournissent un travail continu d’étude et de réflexion sur l’avenir de l’emploi dans la transition énergétique. Les récentes études montrent qu’il est possible d’allier transition sociale et écologique avec, à la clé, plus d’emplois créés que d’emplois détruits. A ce titre, le collectif emploi-climat promeut l’accompagnement et l’encadrement du scénario négaWatt pour une transition écologique juste.


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Infographie : transition énergétique & création et destruction d'emplois d'ici 2020

Création d’emplois plus stables dans les secteurs de la transition énergétique

Différentes études ont démontré le gain en termes de quantité d’emplois créés dans un scénario d’application de mesures strictes en faveur du développement durable. Ces études comparatives permettent de mettre en lumière les bénéfices de la transition énergétique pour la société, au-delà des questions de préservation de l’environnement. Parmi les études les plus citées nous pouvons retenir :

ADEME et OFCE C.I.R.E.D.
L’évaluation macroéconomique des visions énergétiques 2030 – 2050 L’effet net sur l’emploi de la transition énergétique en France
Comparatif scénario ADEME contre scénario de référence Comparatif scénario négaWatt contre scénario tendanciel
330 000 emplois créés d’ici à 2030
825 000 emplois créés d’ici à 2050
240 000 emplois créés d’ici à 2020
630 000 emplois créés d’ici à 2030


Qu’est-ce que le scénario négaWatt ?

L’association négaWatt fondée en 2001, œuvre à la promotion de la sobriété et de l’efficacité énergétique parallèlement au développement des énergies renouvelables. Le scénario négaWatt est un outil d’aide à la décision élaboré par une vingtaine d’experts et praticiens de l’énergie. Les objectifs visés en 2050 par leur plan d’action :

– Sobriété énergétique : réduire de 50% la consommation d’énergie finale ;

– Rénovation énergétique des bâtiments ;

– Besoins énergétiques couverts à 100% par les énergies renouvelables ;

– Gaz à effet de serre : zéro émissions nettes ;

Le thème de l’emploi ne peut cependant pas être proprement abordé par la simple question du chiffre. Quel type d’emploi, en termes de qualité, la transition énergétique va-t-elle faire émerger ? Le CLER – Réseau pour la Transition énergétique, relève l’aspect non-délocalisable des métiers phares de la transition énergétique tels que professionnels qualifiés du bâtiment. Le développement de ces activités à forte intensité de main d’œuvre permettrait ainsi d’agir contre le chômage et la précarité du travail. Une bonne nouvelle pour ces professionnels et futurs artisans qui bénéficieront de meilleures opportunités. Mais que penser, entre autres, des dizaines de milliers d’emplois attendus dans le numérique ? Les valeurs portées par la transition écologique sauront-elles redéfinir ce qu’est le travail ?

Le saviez-vous ?

 

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Anticiper la reconversion des salariés

La plateforme emploi-climat réunie, depuis 2016, syndicats et associations pour penser et anticiper l’emploi au sein de la transition énergétique. Pour les membres de la plateforme, des propositions alliant lutte contre le chômage et nécessité écologique doivent être soumises au débat public.

Pour ce faire, le collectif a publié en décembre 2016 un rapport détaillant les moyens devant être déployés pour « traduire en actes les engagements de l’Accord de Paris ». L’accord qui prévoit le maintien du réchauffement global à en seuil inférieur à 2°C, ne pourra être honoré qu’à condition de réduire drastiquement notre consommation d’énergie fossile. Cela ne sera pas sans conséquence pour les employés des secteurs les plus visés, à savoir :

  • Les énergies non renouvelables
  • Les bâtiments neufs
  • Les transports routiers (excluant les transports en commun)
  • Le transport aérien

L’avenir de ces employés, menacés de « chômage écologique » doit être anticipé dès maintenant et faire l’objet de propositions aussi ambitieuses que concrètes. Le collectif propose donc la création d’un million d’emplois répartis comme suit :

  • 250 000 emplois à financement essentiellement public (emplois d’avenir, contrats d’insertion…) labélisés « transition écologique ».
  • 100 000 emplois « transition écologique » dans le secteur public.
  • 650 000 emplois assurés par le soutien aux secteurs de la transition énergétique.

Comment ce plan serait-il financé ? Pour le collectif « ce n’est pas l’argent qui manque, mais la volonté politique ». Il s’agit de travailler à une allocation plus efficace des ressources et de récupérer les sommes « gaspillées » par les avantages fiscaux accordés aux activités polluantes ou encore par l’évasion fiscale qui représenterait un manque à gagner de 18 milliards d’euros par an en France.

Assurer la stabilité des nouveaux emplois et la décence des conditions de travail

Pour une transition juste, investir pour la création d’emplois ne suffit pas. Quels leviers sont préconisés par le collectif pour assurer la qualité des nouveaux emplois ?

  • Remettre la réduction du temps de travail au cœur du débat public : des expérimentations doivent être lancées au sein de la société française afin d’anticiper au mieux les changements structurels en cours et à venir.
  • L’Etat comme « employeur en dernier ressort » : à l’opposé des politiques d’austérité actuellement pratiquées en Europe, il s’agit pour l’Etat de proposer un emploi à tous ceux qui sont prêts à travailler au salaire minimum.

Ces questions doivent être étudiées par un groupe de travail interministériel dans la cadre de la transition écologique juste. Enfin les collectivités locales doivent pouvoir s’approprier les politiques nationales de transitions écologiques. Les actions menées à l’échelle territoriale permettront de créer des passerelles entre emplois créés et emplois détruits.

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