Le bitcoin, une crypto-monnaie pollueuse ?

Le Bitcoin, une crypto-monnaie pollueuse

Le dimanche 10 décembre 2017 , une nouvelle monnaie faisait son entrée à la bourse de Chicago : le bitcoin. Mais cette monnaie virtuelle fait parler d’elle bien plus pour son impact néfaste sur l’environnement et son concept fragile, que pour ses bienfaits. Le bitcoin est-il alors réellement une monnaie pollueuse ?

Qu’est-ce que le bitcoin exactement ?

Le bitcoin est une crypto-monnaie, c’est-à-dire une monnaie virtuelle protégée par de très nombreux codes d’accès qui a pour symbole un B barré de deux traits verticaux ( à l’image du dollar ) . Elle n’a de valeur réelle dans aucun pays et n’a donc ni cours légal, ni équivalent en monnaie fiduciaire. Pour chaque transaction réalisée, qu’il s’agisse d’une vente ou d’un achat, l’utilisateur doit résoudre de complexes et très puissantes équations mathématiques. En procédant ainsi, les crypto-monnaies ont mis les banques hors-jeu et ont mis en place une sorte de livret de compte, transparent et accessible à tous, pour gagner la confiance des utilisateurs. On parle alors de « blockchain ».

Plusieurs sortes de crypto-monnaies sont à l’essai depuis l’invention de leur concept en 2009, mais aucune n’avait été réellement et mondialement considérée avant le fameux « Bitcoin ». Il est le premier système entouré par une Blockchain opérationnelle et fiable, même si régulièrement mise à mal par des hackers.

Comment le Bitcoin pourrait-il nuire à l’environnement ?

L'électricité doit être économiséeLe Bitcoin est une monnaie virtuelle qui nécessite pourtant bien des interventions, humaines et surtout informatiques. Lorsque vous réalisez une transaction, que vous achetez un vêtement par exemple, vous payez à l’aide de votre carte bancaire, de chèque ou de monnaie. Cette transaction est vérifiée par le vendeur lui-même, visuellement d’abord, parfois par une machine, mais surtout en arrière-plan par les banques des deux parties.

Dans le cas du Bitcoin, ce sont pour chaque transaction, des millions d’utilisateurs qui vont être amenés à vérifier la validité de l’échange. Ces étapes de vérification ne sont pas faites par une banque mais par toutes les personnes qui composent la Blockchain et que l’on nomme les « mineurs ». C’est pour cette raison que l’on parle de monnaie « décentralisée », pas de banque ou d’entité fixe mais bien une infinité de visages informatiques. Chaque mineur, en remerciement de sa participation à la transaction reçoit un pourcentage de celle-ci. Mais qui dit millions d’ordinateurs interconnectés dit également énorme consommation d’énergie… Quelle Energie encourageait déjà les internautes à surveiller la consommation énergétique de leur système informatique et pense important de faire un point sur les dangers du Bitcoin.


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Quand le Bitcoin virtuel pollue la planète

Surveiller sa consommation électriquePour gagner du Bitcoin, et donc de l’argent réel ensuite, les utilisateurs n’hésitent pas à investir dans des machines de calcul de plus en plus puissantes. En quelques mois seulement, des sociétés qui ont décidé de tout miser sur le Bitcoin se sont équipées de machines spécialisées, capables d’une incroyables puissance de calcul, optimisées pour le « minage ». C’est bien là, en plus des risques de fraude et d’instabilité, le vrai côté sombre du Bitcoin.

Une étude menée et publiée par le site Digiconomist, spécialiste dans le Bitcoin et notamment dans l’impact écologique de celui-ci, annonçait des chiffres alarmants. Non seulement l’archivage des transactions nécessite à lui seul chaque année une moyenne de  30,14 milliards de kilowatts-heure, soit la production énergétique annuelle de 4 centrales nucléaires mais il y a pire encore. Le fonctionnement simultané de toutes ces machines, résolvant des algorithmes complexes, entraînerait une consommation d’électricité dépassant les  42 Twh, soit   0.19%  de la consommation d’électricité mondiale. Pour mettre en alerte les internautes, ce site publie chaque jour des données chiffrées et illustrées d’exemples parlants. Le 17 janvier dernier, la consommation énergétique de cette crypto-monnaie était comparable à celle du Pérou tout entier.

Chaque jour, de nouveaux « mineurs » rejoignent la méthode de vérification de « preuve par le travail » qui constitue la Blockchain du Bitcoin, augmentant les besoins en production d’électricité mais aussi l’empreinte carbone découlant de chaque transaction. Cette démarche entraîne aussi la création de nombreuses entreprises dans les pays où l’électricité est la moins chère. Alors que certains systèmes de Blockchain se développent dans l’intérêt de la planète, des phénomènes tels que le Bitcoin se révèlent bien dangereux, énergétiquement parlant.

 

Vos réactions

11 Avr

L’extraction du bitcoin nécessite certes une importante source d’électricité, mais cette monnaie numérique n’est en aucun cas une crypto monnaie pollueuse. Peu importe, cela ne m’empêchera pas d’investir dans cette devise digitale comme je le fais actuellement sur le site d’échange coinpatrimoine.

Martin Rousseau



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