6 propositions pour réformer le label RGE

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Trop difficilement accessible, pas assez contrôlé et peu efficace pour encourager les consommateurs à se lancer dans la rénovation énergétique… Aussi ambitieux soit-il, le projet du label RGE rencontre quelques obstacles. Les professionnels estampillés « Reconnu Garant de l’Environnement » ne seraient pas assez nombreux, pas si bien formés et leurs installations rarement vérifiée. Face à ces constats, on maintient l’importance du label RGE, qui doit être maintenu… mais aussi réformé !

Les limites du label RGE pointées du doigt

Le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD), créé par le Ministère de la transition écologique et solidaire, a publié un rapport sur le label « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE). Ce dernier a été développé pour aider les particuliers à sélectionner des professionnels compétents dans le cadre d’une rénovation énergétique (travaux d’isolation, installation d’une nouvelle chaudière, etc.). Aujourd’hui, ses limites sont mises en exergue.

Un label trop cher et inaccessible pour les petites entreprises

Pour les petites entreprises dans le secteur du bâtiment, les démarches permettant d’obtenir le label RGE sont chères et compliquées (sur le plan administratif). Logiquement, elles sont découragées par le dispositif, et ne se lancent pas. Les consommateurs ne peuvent donc pas les contacter afin de réaliser une rénovation énergétique qui soit compatible avec le CITE.


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Visiblement, le label RGE n’a pas encore réussi à dynamiser l’offre et à faciliter l’union en coopérative entre artisans. Sur le plan pratique, il était question de soumettre des offres de travaux groupés, qui génèrent de meilleurs résultats en termes de performance énergétique qu’un simple changement d’ouvertures, par exemple. En réalité, les artisans sont démotivés face à ce projet, car ils considèrent que leurs clients n’ont pas le budget pour financer ces « paquets de travaux ».

L’impact trop limité des formations

Le label RGE cherchait également l’optimisation des compétences de nos artisans, au travers d’une meilleure formation aux enjeux de la rénovation énergétique. En pratique, on observe effectivement que les principaux concernés sont mieux sensibilisés, et davantage conscients des règles à appliquer.

Malgré tout, les formations en salle se présentent comme un format inadapté aux attentes des professionnels, qui sont chaque jour confrontés aux réalités du terrain. Ce constat doit initier une nouvelle vision de la formation continue, plus concrète.

Des audits encore trop rares

En théorie, le label RGE a été créé afin de mieux contrôler la qualité de nos rénovations énergétiques. Dans les faits, les vérifications ne permettent pas d’identifier des fautes éventuellement commises sur la mise en œuvre ou l’isolation. Malgré tout, cette donnée reste à nuancer, car seulement 3 % de problèmes d’exécution sont relevés. La plupart du temps, les dysfonctionnements peuvent être corrigés, et les artisans effectuent les réparations tout en conservant leur qualification RGE.

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Un flou artistique toujours présent autour des labels

Face aux labels toujours plus nombreux dans le secteur du bâtiment, le RGE devait éclaircir le tout et aider les clients à mieux choisir les professionnels pour réaliser une rénovation énergétique. Pourtant, il existe encore trois catégories relativement obscures dans le label RGE : études, travaux et offre globale. Cette distinction reste difficile à comprendre pour les personnes non-initiées — et la plupart des clients, qui sont de simples particuliers, ne parviennent pas à clairement identifier les qualifications des professionnels sollicités.

Comment réformer le label RGE ?

Pour que le label RGE puisse enfin concrétiser ses objectifs initiaux, le CGEDD réclame une réforme du label, autour de 6 axes principaux :

  • Fusionner les labels
  • Simplifier les démarches pour obtenir le label
  • Prévoir des formations plus concrètes autour des gestes et « règles de l’art »
  • Exiger des preuves de la bonne exécution des travaux
  • Faciliter la compréhension du label RGE pour les particuliers
  • Optimiser les bases de données statistiques

Aujourd’hui encore, ces issues restent à l’état de propositions : on ne sait pas si les pouvoirs publics vont aller dans cette direction. Toutefois, les différentes préconisations ont le mérite d’appuyer sur les points faibles du RGE, tout en identifiant les solutions d’amélioration possibles.

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Vos réactions

05 Mar

Votre tableau »les aides pour la renovation energétique en 2018″ titre commun :
ELigibles : tout le monde mais en réalité cette info n’est valabre QUE pour les res principales et non les secondaires. En effet il n’y a que la prime nrj qui est valable pour les res secondaires.
Il faudrait modifier votre tableau car du coup j’ai fait des calculs pour dde d’aide CITE
pour rien .
D° d’aide CEE = votre organisme m’a informé que l’aide est de 62 € pour 2 fenetres + 2 portes fenetres.
Je me demande si c vraiment interessant de faire une dde d ‘aide
compte tenu du temps perdu en justif administratifs à fournir.

MARROT



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