L’efficacité énergétique en campagne : Nicolas Sarkozy

Efficacite energetique en campagne



Nicolas Sarkozy brandit son bilan environnemental du quinquennat écoulé avec fierté lorsqu’il s’agit de briguer un second mandat. Car en 2007, lorsqu’il est élu, le Grenelle de l’environnement est la mesure phare visant à positionner les enjeux environnementaux au cœur de la société Française. Et selon ses propos, le grenelle aurait permis à la France de devenir un modèle de développement durable. Chiffres à l’appui, le candidat soutient que l’écologie est une source de croissance : la filière verte pèse désormais 2,5 % du PIB, soit 62 milliards d’euros en 2011 et 420.000 emplois. Nous allons aborder quelques points clés concernant ce bilan mais attardons-nous davantage sur ses propositions en vue d’une éventuelle réélection.

L’efficacité énergétique des logements

La politique gouvernementale menée depuis 5 ans a permis la rénovation énergétique de 170.000 logements. L’efficacité énergétique des bâtiments a donc été améliorée, notamment grâce à une fiscalité verte avantageuse avec l’Eco-prêt à taux zéro et le crédit d’impôt. De nouvelles normes de construction dans le neuf ont pu également être votées : la nouvelle réglementation thermique 2012 (RT 2012) en est directement issue. Celle-ci sera appliquée à l’ensemble des constructions neuves à partir du 1er janvier 2013 et permettra à chaque ménage d’économiser de 4 000 à 15 000 euros en moyenne grâce à des normes de bâtiment basse consommation. Concernant le programme du candidat Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012, il reprend simplement les objectifs fixés par le grenelle de l’environnement. A savoir, un rythme de 400.000 logements par an à rénover dès 2013 (loi Grenelle 1) dont 800.000 logements sociaux très énergivores à traiter en priorité d’ici à 2020.

Enfin, l’Elysée a mis en place un système de récupération de chaleur sur les eaux usées en 2011. « Le Palais de l’Elysée est ainsi devenu le premier bâtiment de l’Etat à bénéficier de ce procédé qui utilise une énergie locale et écologique, et lui permet de réduire de 63% sa consommation d’énergies fossiles, en économisant l’émission de 206 tonnes de CO2 par an. » Des travaux d’isolation thermique ont aussi été engagés mais espérons que les autres bâtiments de l’Etat poursuivront cet effort à condition d’obtenir les financements nécessaires afin d’atteindre une efficacité énergétique exemplaire.

Les propositions énergétiques et environnementales

Pour Nicolas Sarkozy, la transition énergétique ne se fera pas sans nucléaire. Ce choix est clairement assumé dans son programme et justifié par « une énergie qui émet le moins de gaz à effet de serre et permet de ne pas augmenter le prix de la facture d’électricité. » Aucune fermeture de réacteurs n’est donc à prévoir mais le candidat souhaite au contraire prolonger au-delà de 40 ans la vie des centrales, selon les décisions des autorités de sûreté. Pour preuve de soutien indéfectible à la filière nucléaire Française, le candidat de l’UMP compte poursuivre le développement de nouvelles générations de réacteurs : « Il faut développer des réacteurs de puissance moyenne (autour de 1.000 mégawatts) en partenariat avec les Japonais (l’Atmea) et les Chinois, et étudier la faisabilité de réacteurs de faible puissance (autour de 300 à 400 mégawatts). » Mais malgré cette forte ambition nucléaire, Monsieur Sarkozy envisage de poursuivre le développement des énergies renouvelables et celui des économies d’énergie. La production d’électricité devra en effet inclure 23% de renouvelable d’ici à 2020. Et selon les chiffres de l’UMP, 13% de l’énergie consommée aujourd’hui en France provient de ressources renouvelables soit +33% en 4 ans grâce à un parc éolien qui a augmenté de 400% depuis 2005 et le parc solaire multiplié par 30.

« L’écologie ne doit pas être l’ennemie de la croissance : prôner la décroissance, c’est condamner au désespoir tous ceux qui ont tellement de difficultés pour vivre aujourd’hui. L’écologie peut au contraire être la matrice de l’invention d’une nouvelle économie, faite de qualité, de sobriété et de proximité. L’écologie peut et doit rimer avec le travail et même avec l’industrie. L’écologie est source de croissance, de nouveaux emplois et de progrès pour tous. » N.S.

Pour autant, la fin de son quinquennat semblait marquer la fin d’une vague verte commencée en 2007 avec des aides gouvernementales toujours plus faibles et un président de moins en moins engagé. Face à ce constat, un rôle ambigu est à déplorer entre un président-candidat tiraillé par des intérêts industriels (tels que le nucléaire) et des citoyens toujours plus exigeants en matière d’environnement.

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