La part des énergies renouvelables dans notre consommation

La part des énergies renouvelables dans notre consommation

En 2013, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en France atteint 14,2%. Nous sommes encore loin de l’objectif de 2020 qui est de 23%. Il s’agit d’un enjeu de taille et il est important que chacun d’entre nous y prenne part.

Les énergies renouvelables

Les énergies renouvelables sont des énergies primaires inépuisables à long terme qui proviennent directement des phénomènes naturels. Les principales énergies renouvelables sont : l’énergie hydroélectrique, l’énergie éolienne, l’énergie de biomasse, l’énergie solaire, la géothermie et les énergies marines. Au niveau économique, elles permettent de créer sur le territoire des filières industrielles d’excellence et de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois.

L’objectif pour 2020

L’objectif que s’est fixé l’Union Européenne est de satisfaire 20% de sa consommation finale d’énergies par les énergies renouvelables à l’horizon 2020. La France a l’ambition d’atteindre 23% en 2020. Ce chiffre est décliné par filière : chaleur (géothermie, biomasse, solaire, pompes à chaleur, parts renouvelables de déchets) à 33%, électricité à 27% et transports à 10,5%.

La France a de grands atouts pour atteindre l’objectif :

  • Notre pays dispose du premier potentiel agricole européen et du troisième potentiel forestier.
  • Il est la deuxième puissance maritime mondiale avec onze millions de kilomètres carrés de zones maritimes.
  • Il est le second producteur européen d’énergies renouvelables après l’Allemagne.
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    Où en sommes-nous par rapport à nos objectifs ?

    Une étude menée par le ministère en charge de l’énergie, dans le secteur résidentiel a montré que la consommation finale d’énergies renouvelables thermique progresse de 4% en 2013, après une hausse de 4,6% en 2012. Le secteur résidentiel représente 64% de la consommation finale des énergies renouvelables thermiques ou provenant de la valorisation des déchets, avec la répartition suivante : pompes à chaleur à 14%, bois-énergie à 80% et solaire thermique à 1%.

    Le dernier rapport transmis à la Commission européenne fin 2013 fait apparaître que la part de l’énergie renouvelable dans la consommation finale brute de l’énergie française était de 14,2% en 2013. Il y a donc un léger retard par rapport à ce qui était prévu puisque la France avait inscrit dans son plan national d’action en faveur des énergies renouvelables un pourcentage cible de 15% pour 2013. « Malgré sa volonté affirmée et le contexte favorable au développement des énergies renouvelables, la France prend du retard », s’inquiète le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

    Montée en puissance des énergies éolienne et photovoltaïque

    Le parc éolien français ainsi que le parc solaire photovoltaïque ont eu des résultats positifs en 2014. Au premier semestre 2014, la production éolienne représentait 9 TWH avec une progression de 19% par rapport au premier semestre 2013 et concernait 3,8% de la consommation électrique sur la période. La production photovoltaïque, sur la même période, représentait 2,7 TWh avec une progression de 27% par rapport au premier semestre 2013.

    De nombreuses actions de soutien

    La France a mis en place de nombreux mécanismes incitatifs à la consommation d’énergies renouvelables. Pour le domaine de la chaleur, on peut évoquer le crédit d’impôt pour la transition énergétique, l’éco-prêt à taux zéro ou encore le dispositif des certificats d’économies d’énergie. Pour le domaine des transports, les principaux outils sont la taxe générale sur les activités polluantes et la distribution de biocarburants.

    Malgré cela, la France est en retard par rapport aux autres pays européens comme la Suède (52,4% d’énergies renouvelables en 2012), la Lettonie (34,9%), la Finlande (34,4%), l’Autriche (31,9%) ou encore l’Estonie (27,8%).

Vos réactions

15 Jan

Si l’on sème des milliers d’éoliennes sur nos territoires, la superficie cultivable se réduira d’autant, et pour une production bien faiblarde. Voici les chiffres du rapport RTE pour 2013 :
Eolien : 2,8% pour 5.000 éoliennes et Solaire : 0,8% Pas terrible !
Facteur de charge de l’éolien : 23% Facteur de charge du solaire : 12,2% : très mauvais ! En outre, si la demande est couverte par le mix traditionnel, et si les EnR produisent de l’énergie électrique, alors elle est inutile et est revendue à perte. Inversement, en hiver, par temps froid, avec un anticyclone sur notre pays, la demande est maximale alors que la production de l’éolien est faible et celle du solaire aussi. En voici une illustration pour le 30 décembre dernier (date à paramétrer, et voir le tableau horaire).
http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/prod/realisation_production.jsp
Les EnR, est-ce vraiment une bonne idée ? Car elles coûtent très cher pour de maigres résultats, augmentent nos émissions de gaz carbonique et c’est le contribuable qui paye via la CSPE, impôt déguisé…

jipebe29
15 Jan

Biocarburants ? Ils n’ont rien de bio ! Ce sont des agrocarburants, aux effets néfastes sur les prix des produits agricoles. Par exemple, les agrocarburants à base de maïs ont fait monter le prix du maïs au détriment des populations pauvres de l’Amérique du Sud. De plus, le bilan CO2 des agrocarburants n’est pas nul, loin s’en faut !

jipebe29
15 Jan

Il serait bon de tenir compte de l’Energiewende allemande, qui est une catastrophe pour les ménages (prix du kWh=le double du nôtre). Le gouvernement allemand rétro-pédale vigoureusement pour en atténuer les dégâts…

jipebe29
20 Fév

@jipebe29 : Le terme « bio » utilisé pour les biocarburants ne renvoie pas vers la notion usuellement employée pour l’agriculture mais simplement à l’essence du mot bio relatif aux êtres-vivant. En ce sens, les biocarburants sont bien bio. Cependant, pour ce qui est des effets néfastes engendrés par ce type de carburant parmi lesquels ceux que vous avez mis en évidence, ils sont malheureusement bien réels et devraient effectivement être mieux pris en compte. Pour ce qui est de l’éolien, il est vrai qu’une étude officielle sérieuse et surtout indépendante sur notamment les coûts de production mais aussi d’entretien qui sont très important serait salutaire.

Mathilde Chevallier



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