[Photovoltaïque] Nouveau tarif de rachat, quelle rentabilité ?

[Photovoltaïque] Nouveau tarif de rachat, quelle rentabilité ?
Le nouveau tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque pour le deuxième trimestre 2014 vient d’être publié par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), conformément à l’arrêté du 4 mars 2011. Sans surprise, le tarif de rachat a encore une fois baissé. Qu’en est-il alors de la rentabilité du photovoltaïque après cette énième baisse ?

Une baisse habituelle

Après de longues délibérations, le CRE a publié le 29 avril le nouveau tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque. Ainsi du 1er avril au 30 juin 2014, l’énergie solaire sera rachetée à 27,94 c€ / kWh, soit une baisse de 2 % par rapport au trimestre précédent. Pour tout contrat signé durant cette période, ce tarif est appliqué pendant 20 ans. En effet, malgré les baisses du prix de rachat, le tarif inscrit sur le contrat de rachat restera fixe durant toute la durée de celui-ci. Revendre son électricité photovoltaïque permet donc de bénéficier de revenus stables pendant 20 ans.


La baisse du tarif de rachat n’est pas surprenante. Effectivement, celui-ci n’a fait que baisser depuis 2011. Il est donc conseillé de ne pas trop attendre avant d’investir dans l’énergie solaire afin de bénéficier d’une bonne rentabilité.


Le tableau ci-dessous récapitule l’évolution du tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque.

Date de validité du tarif d’achat Valeur du tarif d’achat par kWh en centimes d’euro pour une installation de 0 à 9 kWc
Jusqu’au 03/03/2011 58
Du 04/03/2011 au 30/06/2011 46
Du 01/07/2011 au 30/09/2011 42,55
Du 01/10/2011 au 31/12/2011 40,63
Du 01/01/2012 au 31/03/2012 38,80
Du 01/04/2012 au 30/06/2012 37,06
Du 01/07/2012 au 30/09/2012 35,39
Du 01/10/2012 au 31/12/2012 34,15
Du 01/01/2013 au 31/03/2013 31,59
Du 01/04/2013 au 30/06/2013 30,77
Du 01/07/2013 au 30/09/2013 29,69
Du 01/10/2013 au 31/12/2013 29,10
Du 01/01/2014 au 31/03/2014 28,51
Du 01/04/2014 au 30/06/2014 27,94

[Photovoltaïque] Nouveau tarif de rachat, quelle rentabilité ?

Panneaux solaires, un investissement rentable

Suite aux différentes baisses du tarif de rachat de l’énergie solaire, beaucoup s’interrogent sur la rentabilité des panneaux photovoltaïques. Cette inquiétude n’a pourtant pas lieu d’être car les prix des panneaux ont également beaucoup baissé ces dernières années. Aujourd’hui, il faut compter, en moyenne, entre 11.000 et 13.000 € pour une installation. Cet investissement peut être rentabilisé en seulement quelques années grâce aux revenus solaires.

Pour évaluer la rentabilité du photovoltaïque avec le nouveau tarif de rachat, prenons un exemple concret. Une installation de 6 kWc, située à Toulon, produisant 1.400 Wh / kWc. Ces panneaux photovoltaïques ont coûté 18.000 € à leur propriétaire. A ce coût d’investissement, il faut ajouter le prix du raccordement (environ 1.000 €) et du changement d’onduleur (près de 2.000 €) au bout de 10 ans. L’investissement de départ s’élève donc à 21.000 €. En prenant en compte une performance de 80 % garantie sur 20 ans et le tarif de rachat actuel (27,94 c€ / kWh), les revenus solaires atteignent 42.245 € en 20 ans. En déduisant de cette somme le montant de l’investissement de départ, le gain net est de 21.245 €.


Notez que les revenus solaires générés par une installation dont la puissance est supérieure à 3 kWc sont imposables à l’impôt sur le revenu. Il est toutefois possible d’installer 2 panneaux de 3 kWc chacun pour éviter d’être imposé, à condition de les relier séparément au réseau.


Les panneaux solaires photovoltaïques restent donc une solution rentable malgré la baisse du tarif de rachat et permettent de générer d’importants revenus.

Vos réactions

12 Mai

Bonjour,

Pour un site conseil en énergies, cette publication fait fort et manque cruellement de sérieux.
Outre les nombreuses erreurs qui jalonnent l’article, l’auteur fait (volontairement ?) l’impasse sur de nombreux coûts d’une installation photovoltaïque
– intérêts sur l’emprunt
– frais d’assurances
– impôts
– frais annuels de gestion compteur ERDF
– frais de gestions comptables

Egalement, l’exemple parle d’une installation à Toulon, ville disposant du plus important ensoleillement de France !

Je suis partisan de cette formidable énergie et pense que l’investissement pour les particuliers reste rentable sous certaines conditions. Celui-ci doit cependant être rigoureusement étudié par un professionnel sérieux du secteur.

Bonne journée,

Peirone
19 Mai

Changement de paradigme.

Ce n’est pas très citoyen de faire une opération financière à court terme avec de l’IAB (intégration au bâti) qui coûte deux fois plus cher à la collectivité (CSPE) que de l’ISB (intégration simplifiée au bâti).

Pourtant, le tarif d’achat en ISB pour moins de 9 kWc est de 14,17 c€/kWh (avril 2014), moins cher que le tarif EDF ou autre en heures pleines (le jour).

http://energeia.voila.net/solaire/pv_rentabilite_autoconso.htm

Dans ce cas, mieux vaut auto-consommer le plus possible l’électricité solaire que l’on produit et ne faire que la vente du surplus (2ème case sur le formulaire ErDF).

Cela est valable « en moyenne » pour le centre de la France, mais l’est encore plus dans la partie sud du pays (voir graphiques).

Avec l’augmentation du prix de l’électricité (+5% attendu en août) et la baisse du coût des systèmes photovoltaïques, la solution d’autoconsommation va devenir de plus en plus pertinente.

Le problème en France, c’est que les coûts du PV sont beaucoup plus élevés qu’en Allemagne ou en Italie. L’activité s’est réduite à cause de la politique anti-ENR menée depuis trois ans et les charges de structure sont plus importantes en proportion pour les entreprises, comparées au coût du matériel seul.

Verdoux
30 Mai

@Verdoux : Merci pour ce complément d’informations fort utile. Avec les hausses déjà planifiées du tarif de l’électricité, nous nous dirigeons en effet à grands pas vers la parité réseau, déjà à l’œuvre en Allemagne depuis plusieurs années. Il s’agit effectivement d’un changement de paradigme majeur : que l’énergie autoproduite soit moins coûteuse que celle du réseau change complètement la donne.
Le surcroît de soutien aux solutions intégrées au bâti, nous semble, en revanche, plus sensé que d’encourager des solutions de superposition peu élégantes au demeurant. Ne serait-il pas utile collectivement, au final, que lors de la réfection d’une toiture correctement la question d’une couverture solaire ou traditionnelle ne se pose naturellement ?

Mathilde Chevallier
30 Mai

@Peirone : Il existe toujours, en effet, une série de frais périphériques que nous n’avons pas tous inclus dans notre calcul de rentabilité. Plusieurs de ceux que vous évoquez dépendent de la situation particulière de chacun. Vous pouvez toujours compléter une étude plus exhaustive sur la base des éléments à votre connaissance. Il s’agit également, pour plusieurs éléments, de frais secondaires : nous avons essayé de dresser un tableau général centré sur les éléments les plus importants. Il n’est pas possible dans nos colonnes d’aborder tous les détails et cas particuliers.

Sur le fond, et au fil de vos remarques, la rentabilité actuelle ne permet plus, en effet, de compenser les intérêts d’un emprunt. Notre comparaison s’établit avec un placement sur livret A et de l’argent qui « dormirait » : l’investissement dans le solaire photovoltaïque fait alors sens, au-delà de la seule rentabilité intrinsèque. Il existe également un certain nombre d’aides locales, comme en Corse, qui facilitent le financement, et les mécanismes de tiers financement, encore peu actifs au niveau des particuliers, pourraient également faciliter les engagements à l’avenir.

Nous avons abordé la question de l’impôt. Un surcoût annuel de 62€ pour le compteur électrique est également inclus dans le calcul, même si cela n’apparaît pas dans le texte. L’assurance de l’installation, enfin, est peut-être déjà incluse dans votre multirisque habitation ou entraîner un surcoût difficile à établir dans le cas général. C’est évidemment un point à étudier auprès de votre compagnie d’assurance.

Comprenez bien qu’il s’agit ici de donner des ordres de grandeur préalables à toute décision d’investissement. On entend bien que le retour sur investissement sera plus long au Nord de la France. Mais il est, en effet, tout à fait recommandé de réaliser une étude personnalisée avec l’aide des professionnels et installateurs, avant d’engager plusieurs milliers d’euros.

Mathilde Chevallier
28 Jan

je fais la pose de panneaux.quelques années plut tard je décide de revendre ma maison, le repreneur refuse de reprendre le contrat et ne veux pas de panneaux sur le toit.solution SVP

Chéron
18 Fév

CHANGER D’ACHETEUR ! je viens de vendre ma maison avec 7Kwh installer et encore 15 ans de contrat , ce qui me laisse 4 800€/ an.
les acheteurs étaient désinformés sur les panneaux (ils voulaient les enlever) mais quand j’ai montrer la facture à ERDF , ils ont changés d’avis…

vicaire



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