Les énergies renouvelables supportent bien la crise économique

éoliennesLa crise n’a cependant pas épargné le monde des énergies « vertes » les investissements en faveur de leur développement ayant baissé de 7% l’an passé par rapport à 2008. Reste que cette diminution cache une situation plutôt encourageante.

D’après deux rapports du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et du Renewable Energy and Policy Network for the 21st Century (REN21) les énergies renouvelables ont bénéficié l’année dernière d’investissements à hauteur de 162 milliards de dollars (127 milliards d’euros). Ce montant est certes en légère baisse mais reste d’après le PNUE quatre fois supérieur à celui observé en 2004. L’organisme a par ailleurs mis en avant le caractère temporaire de cette diminution, assurant que « les énergies propres ne sont pas une bulle créée par les derniers épisodes d’un boom du crédit mais représentent un secteur d’investissement qui va rester important dans les années à venir ».

La Chine booste l’éolien

Les conclusions de son rapport sont similaires à celles de l’étude du REN21 puisque tous deux ont pointé que, pour la deuxième année consécutive, les investissements en faveur des énergies renouvelables ont été supérieurs à ceux effectués pour les sources fossiles. En termes de production d’électricité le leadership pourrait même changer dans la mesure où le REN21 a attribué 78 gigawatts (GW) de nouvelles capacité de génération (NDLR : dont 28 pour la seule énergie hydraulique) aux énergies « propres », soit à peine cinq de moins que leurs semblables fossiles. La passation de pouvoir a déjà eu lieu aux Etats-Unis et en Europe et il pourrait en être de même pour la Chine.

C’est surtout l’éolien qui bénéficie de cette hausse avec quelque 38 GW supplémentaires, contre seulement 7 GW d’augmentation dans le solaire et une quasi-stagnation en ce qui concerne la biomasse – excepté en Suède. La Chine y est pour beaucoup dans cette progression, l’Empire du Milieu étant devenu le premier investisseur mondial dans le domaine des énergies renouvelables au détriment des Etats-Unis, ce qui s’est notamment traduit par l’installation de 19 nouveaux GW d’énergie éolienne pour la seule année 2009. Le rapport du REN21 souligne en outre que la capacité de production d’énergie éolienne a augmenté d’environ 27% par an depuis 2005.

L’Europe suit le mouvement

La situation sur le Vieux Continent est également encourageante puisque selon un rapport d’Eurostat les énergies renouvelables ont représenté en 2008 plus de 10% de la consommation énergétique de l’Union Européenne (UE). Sans surprise les pays les plus avancés dans le domaine sont la Suède (44.4%) et la Finlande (30.5%). La France, elle, se situe en milieu de tableau avec 11% tandis que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ferment la marche. Quelle que soit la conjoncture économique, ces pourcentages ont néanmoins augmenté dans tous les pays étudiés. De là à atteindre l’objectif continental de 20% fixé pour 2020, il y a encore une marge que Stockholm et Helsinki ont déjà franchi, alors que Londres a pris beaucoup de retard. Paris, qui se fixe un objectif à 23%, a de son côté encore beaucoup d’efforts à fournir.

Les différents plans de rigueur et de relance – voire de « rilance » – ont mis l’accent sur le développement des énergies « propres » ainsi que sur les économies d’énergie. Un total de 188 milliards de dollars (145 milliards d’euros) leur est consacré et même si pour l’heure seulement 9% de cette somme ont été investis les 9/10e restants devraient s’étaler sur les années suivantes. Les investissements dits de recherche et développement (R&D) en faveur des énergies renouvelables ont par ailleurs légèrement augmenté l’an passé, grâce surtout à un fort volontarisme des gouvernements, américain, britannique, chinois et espagnol en tête.

Au total le coup de mou des énergies renouvelables semble donc bel et bien temporaire et 65 milliards de dollars (50 milliards d’euros) ont été dépensés en leur faveur sur les six premiers mois de 2010, soit une progression de 22% par rapport à l’an passé. Comme quoi, même si Copenhague a été un échec et que Barack Obama a encore du mal à imposer ses nouvelles velléités énergétiques leur avenir reste prometteur. « Il reste un fossé important entre les ambitions politiques et ce que dit la science sur ce que le monde a besoin en 2020 pour éviter un changement climatique pour sûr dangereux. Mais ce que ces cinq années de recherche montre est que ce fossé n’est pas infranchissable », a estimé Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE. Puisse son optimisme être corroboré dans les actes par les décideurs.

Crédit photo : Flickr – Aurélien Catinon

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