Quel avenir pour les éoliennes normandes ?

Quel avenir pour les éoliennes normandes ? Le projet d’éoliennes offshore en Normandie lancé par le gouvernement suite au Grenelle de l’environnement alimente les débats publics depuis plusieurs mois. Il est, en effet, accusé de dénaturer le littoral et menacer l’activité touristique normande. Le plan qui est une avancée vers la transition énergétique apporterait pourtant de nombreux bénéfices à la région. Comment une telle ambition peut-elle être contestée ?


Un pas vers la transition énergétique

Les éoliennes offshore sont implantées au large des côtes de façon à obtenir un rendement maximal grâce à l’énergie du vent plus fort et plus régulier en mer. Le potentiel éolien français est le second en Europe et depuis 2011 un appel d’offres d’envergure est lancé sur plusieurs sites d’implantation dont la plupart en Normandie.
En effet, suite au Grenelle de l’environnement et sa transition énergétique pour arriver à 23 % d’énergie renouvelable en 2020, le gouvernement a lancé un appel à projets de plus de 10 milliards d’euros répartis sur cinq sites dont trois en Normandie avec une mise en service à partir de 2018 (Le Tréport, Fécamp et Courseulles-sur-Mer).
Le premier appel d’offres en 2011 a été attribué au tandem EDF Énergies Nouvelles-Alstom et Iberdrola-Areva pour les sites de Fécamp et Courseulles-sur-Mer. Reste en lice le projet de parc éolien du Tréport concerné par un deuxième appel d’offres annoncé début 2013.
Les candidats ont déposé leurs dossiers début décembre auprès de la Commission de Régulation de l’Énergie et cela se jouera finalement entre seulement deux candidats : EDF Énergies Nouvelles en partenariat avec Alstom pour les turbines et GDF Suez associé à Areva, l’autre fabricant français d’éoliennes marines. Courant avril 2014, le gouvernement annoncera le choix retenu pour cette nouvelle ferme éolienne qui sera construite puis mise en service entre 2021 et 2023 avec 60 à 100 « moulins à vent ». Si le groupe nucléaire Areva est retenu, il confirmera le lancement d’une nouvelle turbine de 8 MW qui sera la plus puissante au monde.
C’est donc l’émergence au cœur du développement durable d’une nouvelle filière industrielle en Normandie qui profitera à des centaines de PME-PMI avec des milliers d’emplois à la clé. Plusieurs secteurs sont concernés par l’éolien : le génie électrique, le bâtiment, les travaux publics, la métallurgie, la construction navale et l’aéronautique.

Une contestation organisée

Pourtant les contestations existent et la côte normande ne voit pas forcément d’un bon œil l’arrivée des premières hélices marines. Les professionnels du tourisme craignent qu’elles dénaturent le littoral et qu’elles engendrent une perte touristique conséquente. Les pêcheurs craignent pour l’écosystème ainsi que pour leurs zones de pêche et s’y opposent farouchement. Mais c’est notamment sur le site de Courseulles-sur-Mer que la polémique enfle et se cristallise autour des plages du débarquement suite à l’intervention de l’European platform against windfarms qui mène une vaste campagne contre ce projet avec une pétition en ligne entre autres. Cette association, qui regroupe 603 organisations de 24 pays européens, milite contre l’éolien et demande en l’occurrence la préservation d’un site historique tout en sollicitant l’Unesco pour classer les plages du débarquement au patrimoine mondial de l’humanité.
Les élus rappellent que les intérêts économiques et écologiques priment et assurent que les sites seront respectés. Le débat reste ouvert.

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