L’équilibre offre-demande en électricité assuré pour l’été 2018

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Devant un été globalement tempéré ou une saison ponctuée de forts épisodes caniculaires, les dépenses énergétiques des Français ne sont pas les mêmes. Cette année encore, RTE (Réseau de Transport d’Électricité) a évalué tous les scénarios, notamment avec le concours de Météo France, pour se préparer à faire face à des pics de consommation ou, à l’inverse, à une baisse importante de la demande. Y compris dans les cas les plus extrêmes déjà étudiés, RTE se veut rassurant : l’équilibre offre-demande est garanti sur les prochains mois.

Consommation électrique en été : quelles sont les pratiques des Français ?

En France, chaque été, l’usage d’électricité dépend inéluctablement de la météo. Tandis que l’on sollicite le chauffage en hiver, on actionne les ventilateurs et autres climatiseurs dès que la chaleur devient difficile à supporter.


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Selon RTE, quand la température augmente d’un degré, la consommation électrique journalière bondit de 500 MW à la pointe journalière — l’équivalent des besoins d’une agglomération de la taille de Bordeaux. Ces pics pourraient être comparés à ceux que l’on vit en hiver, lors des épisodes froids. Mais il faut avoir conscience qu’en période de canicule, les centrales nucléaires doivent fonctionner au ralenti. En outre, certaines installations thermiques sont moins rentables s’il fait trop chaud, même si cette perte d’efficacité reste légère.

En parallèle de ces périodes caniculaires tendues qu’il faut anticiper pour éviter tout défaut d’approvisionnement, l’été se caractérise aussi par des moments très creux, où la consommation atteint des planchers. On les attend notamment autour du 15 août, période pendant laquelle la France vit au ralenti, puisqu’une grande partie est en vacances ailleurs !

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La situation pour cet été : une disponibilité suffisante face à tous les scénarios

Comme chaque été, la France va devoir composer avec les variations de consommations, mais aussi utiliser les énergies solaire et photovoltaïque, qui représentent une partie de plus en plus importante des sources d’électricité. Ces prochains mois, la puissance éolienne va dépasser les 14 000 MW, soit 1 700 MW de plus qu’en 2017. La puissance solaire, quant à elle, gagne 900 MW par rapport à l’année dernière.

Puisque la capacité de production augmente, face aux creux de consommation, la France pourra répondre de deux manières différentes, en revoyant sa production à la baisse (notamment au niveau des centrales) ou en réalisant davantage d’exportations.

Devant la baisse des besoins en électricité l’été, beaucoup de centrales de production profitent du contexte pour lancer des opérations de maintenance. Logiquement, ces actions diminuent l’énergie disponible, sans entraîner de risque de pénurie (puisque la demande décroît).

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Face aux pires scénarios de « creux » dans la demande, RTE a imaginé les possibilités de réagir : la France exportera le surplus, dans la limite des conditions de marché. Même dans un cas exceptionnel ayant une chance sur 100 de se manifester, le pays conserve sa marge à la baisse en exportation, en arrêtant éventuellement certains groupes de production.

Quelles seraient les conséquences d’une canicule sur la production et la demande en électricité ?

Les canicules, largement anticipées par RTE, bouleversent l’équilibre offre-demande en matière d’électricité. Quand les températures augmentent trop, le fonctionnement des centrales nucléaires est ralenti et les installations perdent une partie de leurs rendements.

Il faut savoir que les fortes chaleurs, lorsqu’elles découlent d’un anticyclone, s’accompagnent aussi d’un air moins respirable, sans vent. En ce sens, la production éolienne baisse d’un tiers — mais le solaire reste efficient.

Face à cette légère paralysie sur différents moyens de production, la canicule pourrait générer 8 000 MW de pertes de production, dont 6 000 MW rien que dans le nucléaire. Une diminution face à une hausse de la demande, pour les climatiseurs et ventilateurs.

Toutefois, RTE rassure les Français, car le réseau est entièrement préparé aux scénarios caniculaires. Grâce à une mutualisation des variations de consommations et à d’excellentes connexions entre les pays, l’équilibre est garanti quel que soit le scénario. Malgré tout, pour réduire ses besoins électriques en été, posez-vous une autre question : avez-vous pensé à mieux isoler votre maison ?

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