Une hausse record des prix de l’électricité

Une hausse record des prix de l'électricité de 5% en août 2013Le gouvernement vient de valider une hausse de 5% des tarifs de l’électricité pour ce mois d’août 2013. Cette augmentation pèsera pour 50€ en moyenne sur la facture des ménages chauffés à l’électricité et n’en restera pas là. Il est, en effet, déjà prévu que les prix de l’électricité augmentent à nouveau de 5% en août 2014. Il s’agit de la plus forte hausse depuis 10 ans !

La CRE (Commission de Régulation de l’Energie) avait préconisé une hausse encore plus élevée en estimant que pour combler le retard pris par les faibles augmentations des années précédentes, il aurait fallu une augmentation des tarifs de l’électricité de 6,8 % à 9,6 % au 1er août 2013 et une autre de 7,6 %.

Philippe Martin, le nouveau ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a tenté de rassurer les consommateurs en rencontrant hier (lundi 08 juin 2013) les différentes associations et en indiquant que « Le gouvernement a décidé de lisser, sur plusieurs années, les hausses de tarifs nécessaires à la couverture des coûts d’EDF, prévue par la loi, afin de protéger autant que possible le pouvoir d’achat des ménages ».

Une flambée inévitable

Interview Antoine Chatelain« La hausse des prix de l’énergie est une tendance de fond, inéluctable. C’est particulièrement vrai sur l’électricité, où nous partons en France d’un prix très bas, à 10,3c€/kWh, qui rejoindra progressivement la moyenne européenne à 13,8c€/kWh. Les consommateurs doivent réagir à cette annonce en investissant dans des solutions d’économies d’énergie : chauffage au bois, pompe à chaleur, isolation, panneaux solaires… C’est un investissement rapidement rentable, et le meilleur moyen de protéger son pouvoir d’achat. » Antoine Chatelain, Président de Quelle Energie

Début 2013, la CRE avait déjà annoncé dans un rapport la hausse des tarifs de l’électricité dans les années à venir. Entre 2012 et 2017, elle prévoit, en effet, une augmentation des prix réglementés d’EDF de 30% en raison de l’essor des énergies renouvelables et des investissements dans les réseaux. Cette hausse serait principalement due, pour plus de 30 %, à la contribution au service public de l’électricité (CSPE), la taxe qui permet surtout de financer l’énergie solaire et éolienne.

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Quelles solutions à ces augmentations sans fin ?

Pour sortir de ce cercle vicieux de hausses du prix de l’électricité, vous pouvez opter pour une nouvelle source d’énergie plus saine, gratuite et inépuisable :

  • Le Bois : le bois est un chauffage très économique qui peut vous faire économiser jusqu’à 50% sur vos factures et bénéficie d’un crédit d’impôt important. Ce système de chauffage est très facile à faire installer et à entretenir.
  • Le Solaire : utiliser une énergie gratuite et inépuisable pour réduire vos factures de chauffage et d’eau chaude ou pour gagner jusqu’à 1.500 euros par an. Le crédit d’impôt peut aller jusqu’à 32%.

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Vous pouvez aussi réduire drastiquement votre consommation grâce à des solutions plus performantes :

  • La PAC : les pompes à chaleur prélèvent la chaleur gratuite qui est contenue dans l’air, l’eau ou le sol et vous la restituent. Vous pouvez ainsi diviser vos factures par 4 avec la géothermie et bénéficier d’un crédit d’impôt de 26%.
  • Isolation : « l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas ». Isoler la maison est la première solution à examiner lors d’une rénovation, et celle qui génère le plus d’économies dans le temps.

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Vos réactions

11 Juil

Pour être complet, vous devez également mentionner les solutions de contrôle et régulation de chauffage qui permettent de baisser la facture jusqu’à 30% comme la solution Wiser de Schneider Electric.

Remi
15 Juil

Bonjour,
Pour la production, ça dépend du site, mais à Marseille il produira entre 2500 et 3000 kWh, alors qu’au Nord de la France entre 1800 et 2200 kWh, soit environ 250 – 300 € par an. Le retour sur investissement dépend aussi du crédit d’impôt disponible. Bien à vous

Alejandra
16 Juil

@Rémi : Tout le monde ne possède pas ses systèmes. Mais, vous avez raison, il gagnent à être connus. Nous proposons un programmateur de chauffage sur notre site : http://www.quelleenergie.fr/economies-energie/programmateur-chauffage/

Mathilde Chevallier
18 Juil

@Alejandra : En effet. Outre le crédit d’impôt, sachez qu’il existe d’autres aides qui permettent de réduire l’investissement de départ. http://www.quelleenergie.fr/fiscalite-verte

Mathilde Chevallier
09 Août

C’est absurde de vouloir rejoindre la moyenne européenne ! En France, l’électricité est majoritairement nucléaire donc moins cher ! (notamment avec les futures centrales)
En plus, l’idée c’est que les gens basculent du gaz/pétrole à l’énergie électrique (plus propre). Les augmentations sont incompréhensibles pour moi.
L’argument qui consiste à dire rejoindre la moyenne européenne est absurde !

charles
09 Août

@Charles : Il n’est pas indiqué dans cet article que le mieux est de rejoindre la moyenne européenne. Simplement, la hausse constante des prix des l’électricité amènera petit à petit à rejoindre cette moyenne.

Mathilde Chevallier
12 Août

Ce n’est pas le nucléaire qui fait que l’électricité est (était) relativement moins chère en France.

La preuve avec la Belgique qui produit son électricité avec 51% de nucléaire.

(lien obsolète)

Le prix hors taxes de l’électricité y est plus cher qu’en Allemagne ou au Danemark.

Ensuite, mieux vaut avoir des taxes importantes sur l’électricité, TVA et autres, que des cotisations sociales importantes sur les salaires. C’est un choix de société qui permet d’être meilleurs pour les exportations et de limiter les importations.

Cela évite aussi le gaspillage. D’autant plus que les ressources énergétiques vont commencer à se faire rares d’ici 20 ans.

Verdoux
13 Août

@Verdoux : La facture d’électricité est composée de trois éléments : l’abonnement, les taxes et la consommation à proprement parler.

Mathilde Chevallier
19 Août

L’électricité « moins chère avec les futures centrales nucléaires » … Cela fait bien rire ceux qui connaissent le sujet.

Pour ne citer que l’EPR, dont le coût de l’électricité serait entre 105 et 110 euros, le MWh en France et encore plus en Angleterre, c’est déjà plus cher que l’éolien terrestre et bientôt que le solaire.
(lien obsolète)

La question prix est la même pour les réacteurs nucléaires américains : toujours plus cher.

Alors que le coût au kWh d’une partie du photovoltaïque sera moins élevé dans quelques années (5 ou 6) qu’avec le vieux nucléaire français.

Verdoux
20 Août

@Verdoux : Pouvez-vous m’indiquer vos sources (officielles et sûres) concernant le coût de l’électricité selon les énergies ? J’ai bien regardé votre lien mais rien n’indique dans le site qui est l’auteur.

Mathilde Chevallier
20 Août

Pour ma part, j’ai regardé d’autres articles du même site et l’on arrive à retrouver l’origine des valeurs indiquées.

Pour le nucléaire, par exemple, on a un petit historique ici :
(lien obsolète)

Bien entendu, EDF ne communique pas auprès du public sur le coût de production du kWh de l’EPR chaque fois que le coût de construction est revu à la hausse (8,5 milliards d’euros en décembre 2012, la dernière fois). Les valeurs citées par la Cour des comptes étaient basées sur l’ancien coût de 6 Md euros.

On en saura plus lorsque l’on connaîtra le tarif d’achat du nucléaire en Grande-Bretagne (déguisé en « contrat » pour la différence). Si les négociations sur ce tarif traînent en longueur depuis plus d’un an, c’est que c’est très cher et difficile à faire passer auprès des consommateurs.

Pour l’éolien, les explications sont ici :
(lien obsolète)

Avec la grille des tarifs d’achat à deux époques différentes.

Pour le photovoltaïque, on trouve de nombreux articles assez à jour des évolutions, pour la France et l’Allemagne entre autres.

Verdoux
20 Août

Il faut faire la différence entre les prix (au consommateur) et les coûts (de production ou de rachat à un producteur extérieur).
Le prix pour une marchandise est établi sur la loi de l’offre et de la demande et valorise une transaction commerciale. Le coût représente l’ensemble des charges associées (marchandises achetées, investissement, frais de personnel, frais financiers, rémunération des actionnaires etc.) qui concourent à la production d’une marchandise qui sera mise sur le marché et ramenées à la quantité produite.
Si on veut comparer, il faut soit parler en coût soit en prix ou les deux en parallèle mais pas coûts comparés aux prix. (Choux et carottes). Comparer deux investissements isolés de leur contexte entraîne une évaluation fausse voire n’a pas de sens.
La cour des comptes aurait fait un comparatif à l’occasion de l’évaluation de l’EPR, de mémoire, en début 2012. Il en ressortirait par exemple pour la France :
– Fourchette EPR de présérie 70 à 90 euros du MWh
– Nucléaire standard 49,5 euros du MWh
– Eolien terrestre 69 euros du MWh
– Eolien posé en mer 140 à 200 euros le MWh (tarif de rachat par EDF, les coûts n’étant pas connus pour l’appel d’offre de Saint Brieuc)
– Photovoltaïque 236 à 406 euros du MWh. (en baisse depuis)
– Charbon 44 euros du MWh
– Hydraulique 15 à 20 euros du MWh
– Gaz naturel 74 euros du MWh
(Source dossier du maître d’ouvrage projet éolien en mer de Saint Brieuc)
Les prix bas au consommateur sont bien liés à l’hydraulique (renouvelable mais pas extensible) et au nucléaire (qui produit des déchets mais pas de CO2.)

ITC78



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