Les toitures végétales : la nature reprend ses droits

Maison végétaleQui n’a jamais rêvé d’habiter la maison des Hobbits imaginée par Tolkien ? Une bâtisse intégrée à l’environnement naturel, un havre de paix sous une colline. Sans pour autant devenir troglodyte, la toiture végétale permet de recréer cet état d’esprit.

L’idée ne date pas d’hier : les Jardins suspendus de Babylone, l’une des 7 merveilles du monde, utilisaient déjà le principe de la toiture végétale il y a plus de 2000 ans. Ce principe a été remis au goût du jour dès les années 1970 dans les pays du nord. L’idée est simple : elle consiste à recouvrir le toit de substrat permettant d’y faire pousser des végétaux. Il existe deux types de « plantations » : la version extensive avec 10 à 15 cm de substrat pour faire pousser des graminées et des herbes, et la version intensive où l’épaisseur peut atteindre 1 à 2 mètres pour faire pousser une végétation plus imposante. Le substrat n’est pas forcément de la terre, dans la mesure où celle-ci peut s’avérer très lourde une fois gorgée d’eau. Il peut s’agir d’écorces de bois et de compost végétal, associés à une couche plus aérée afin de permettre un bon drainage de l’eau.

Ce type de toiture permet avant tout d’améliorer grandement l’isolation d’une habitation. En effet, un toit végétal réduit de près de 40 % les variations de températures. Il protège aussi la maison des rayons ultra-violets (UV) et agit sur l’isolation phonique (permet une baisse de 40 dB des sons perçus à l’intérieur de l’habitation). L’optimisation du confort ne s’arrête pas là : ce type d’installation permet en effet de faire baisser la température de la toiture, ce qui est un excellent point quand on sait que ce phénomène contribue aux malaises dus à la chaleur et à l’accentuation de la pollution atmosphérique.

Les toitures végétales ont un impact très positif sur l’environnement. Le toit permet de fixer les polluants atmosphériques (via le phénomène d’évapotranspiration), il apporte sa contribution à la photosynthèse et permet une meilleure régulation des eaux de pluie (ce qui diminue la quantité d’eau à traiter en station d’épuration). L’intégration d’une telle structure au sein d’une zone urbaine permet à la biodiversité de se reconstituer et de créer une dynamique favorable là où l’eutrophisation était de mise avec des toitures conventionnelles.

Cette merveille est accessible à quasiment tous les toits, pourvu que la pente soit inférieure à 35°. Les travaux pour créer un espace vert sur son toit sont à déclarer en mairie, comme s’il s’agissait d’une rénovation complète du toit. Le prix est assez élevé, vu qu’il faut compter entre 25 et 100 € par m². La prix est bien plus élevé lorsqu’il s’agit d’une terrasse jardin (150 à 300 €/m²). Au niveau de l’entretien, la toiture végétale nécessite un peu plus d’attention qu’une toiture standard, mais bien moins qu’un jardin.

La toiture végétale fait des émules, même au sein des bâtiments publics, à tel point que le lycée Marcel Sembat à Sotteville-les-Rouens sera recouvert dès la rentrée 2011 d’une structure végétale, tant sur les toits que sur les murs. L’esthétisme est au rendez-vous : c’est un bon moyen d’harmoniser le bâtiment avec le paysage. Il y a enfin un argument bien-être indéniable pour ce type de toiture pour aider à combattre le stress, fléau annoncé du 21ème siècle.

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Vos réactions

11 Avr

Que des avantages les toits verts, et pas si couteux

j’ai fait le mien pour 16 € du M2 en utilisant des biosedums,de l’enkadrain , et un substrat de ma composition.

Philippe
18 Avr

Bonjour,

est-il permis de connaître la composition du substrat? A moins qu’il ne soit breveté ( en ce cas je veux bien payer pour la licence.)
bon et long succès à votre « culture »
Cordialement,
W.F.

William Ferraris
19 Avr

Bonjour,
Il y a un vaste choix dans les matériaux du substrat. Globalement, dans la couche de drainage, il est possible de mettre des éléments recyclés qui vont aérer le « sol », tels que des fragments de béton, de brique, ou des écorces et autres filtres. Pour la couche de croissance à proprement parler, il faut des billes d’argile, des pierres ponces, du sable, des graviers, et de la terre. L’idée étant de fournir un support conséquent sans toutefois trop alourdir la structure.

Julien Nargeot
21 Avr

Savez vous si il est possible d’avoir un toit végétalisé sur un toit de véranda composé d’un sandwish alu peint+ polystyrene extrudé de 50mm d’épaisseur avec portée de 4 mêtres. pente faible.
Si oui, que peut-on prendre comme couche « impermabilisant »
Merci

Cazeaux
22 Avr

Cette question sort du cadre de mes compétences ! Cela dit, je pense que cela dépend de l’installateur à qui vous vous adressez. Je précise également que de nombreuses régions offrent des aides pour l’installation de toitures végétales.

Julien Nargeot



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