L’influence du style de vie sur la facture énergétique

astuces chauffageQuelle Energie a pris le parti des économies d’énergies au travers de l’habitat, et plus précisément au niveau du chauffage, de l’eau chaude, de la consommation de gaz, de l’isolation, et de la production d’électricité propre. Il existe deux types d’économies d’énergie : celles qui nécessitent un effort ponctuel et qui ont un impact durable, et tous les petits gestes quotidien qui influent positivement sur la facture annuelle. Ainsi, le style de vie de chacun impacte grandement la facture énergétique. Au-delà des initiatives ponctuelles, nous vous proposons ici une analyse de la consommation énergétique des ménages et sa répercussion sur les dépenses globales du foyer.

 


L’évolution de la consommation

En trente ans, la consommation d’énergie a connu une croissance de 20 % : en 1973, lors du premier choc pétrolier, la consommation d’énergie finale s’élevait à 134 millions de Tonnes équivalent pétrole (Tep). En 2005, elle dépassait les 160 millions de Tep. Cette variation est principalement due au taux d’équipement des particuliers en moyens de transports peu respectueux de l’environnement, et à l’urbanisation. Bizarrement, c’est le secteur de l’industrie qui fait office de bon élève, en réduisant sa consommation. Le développement du secteur tertiaire a contribué pour beaucoup à cette baisse. Entre 1973 et 2003 toujours, la part de la consommation des habitations a augmenté de 10 à 15 %. Ce qui a changé, c’est la taille des logements, passant de 3,85 pièces en 1990 à 3,95 en 2003. Le nombre de personnes occupant un même foyer a grandement diminué par contre, allant de 2,51 en 1990 à 2,34 en 2003. La consommation individuelle dans le cadre du logement est de 0,9 Tep/an, et les modes de consommation des ménages ont évolué depuis 40 ans. La répartition des dépenses énergétiques se fait ainsi :

repartition depenses energetiques

La part du chauffage est en diminution, alors que l’on observe paradoxalement une hausse de la température de chauffage de 19 °C en 1986 à 21 °C en 2003. Cela est dû à l’amélioration de la performance énergétique globale des bâtiments, notamment grâce aux différentes règlementations thermiques successives. Ce qui a le plus évolué durant cette période, c’est la part allouée au confort (éclairage et électroménager). La croissance sur 30 ans est de 85 % par m2. Cela s’explique par l’augmentation du nombre d’appareils électriques domestiques, avec la démocratisation de la télévision, de l’informatique… La conséquence directe est l’accroissement du nombre d’appareils en veille ; la veille consommant tout de même de l’énergie, le bilan s’alourdit.

Les leviers de décision

Les particuliers sont, étrangement, peu au courant de l’importance de la consommation énergétique de leur maison. Pour remédier aux dépenses « superflues », ou du moins pour réussir à concilier confort et économies d’énergie, les pouvoirs publics ont recours à deux types d’action. En premier lieu, des leviers incitatifs sont mis en avant. Ils consistent à favoriser les comportements économes. Ces actions consistent à octroyer des subventions pour l’acquisition d’équipements économes en énergie (crédit d’impôt, éco-prêt à taux zéro, subventions de l’ANAH, de l’ADEME…), des travaux d’isolation ou, plus récemment, des instruments de marché tels que les livrets de développement durable. Dans un second temps, l’information des foyers est devenu une problématique essentielle, en insistant notamment sur la pédagogie autour des enjeux de la baisse de la consommation d’énergie. Ces campagnes de sensibilisation et d’information s’intensifient, en phase avec le développement de la conscience écologique des ménages. Une étude du Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie dit que « la logique de l’action publique vise à réconcilier le consommateur et le citoyen, c’est-à-dire celui qui cherche à maximiser son intérêt et celui qui, soucieux de l’intérêt général, est capable d’adapter ses comportements en conséquence ». Il s’agit-là du même principe que lorsqu’une entreprise engage sa responsabilité sociétale à des fins bénéfiques pour l’environnement. Dans cette optique, nous sommes consommateurs, acteurs politiques, et responsables de notre environnement. C’est la définition d’un citoyen éco-responsable.

Les mauvaises habitudes

Au niveau du confort thermique, on observe que 90 % des ménages ont un chauffage central. La température optimale dans la pièce principale d’une maison est de 19 °C d’après les spécialistes de l’habitat. Les ménages français sont 41 % à la fixer à 20 °C, et 33 % à plus de 20 °C. La question de la chambre déchaîne les passions bien qu’il n’y ait pas de standard annoncé. Cela reste une affaire de goûts mais cependant vous êtes 55 % à choisir 18 °C ou moins, alors que 40 % choisissent 20 °C ou plus. Lorsque vous êtes absent moins de 48h, la température peut être abaissée à 16 °C, voire 8 °C quand vous partez en vacances (préconisations du code de la construction). Le plus frustrant dans ces chiffres, c’est que d’après une étude CREDOC, « la sensibilité écologique n’a pas d’impact sur les arbitrages concernant la température idéale, ni sur le nombre d’appareils équipant le ménage« . Ainsi, même si un effort notable des ménages français est constaté dans le choix d’appareils moins gourmands en énergie, ils ne sont toutefois pas prêts à remettre en cause leur niveau de confort au nom de leurs convictions durables.

Perspectives d’économies

Beaucoup de ces mauvaises habitudes ne sont pas réalisées consciemment mais une démarche volontaire permet de faire diminuer la consommation. A titre d’exemple, baisser la température de la maison de 1 °C fait baisser la facture de 7 %. De même, les sources de lumière naturelle via des ouvertures judicieusement placées permettent des économies substantielles au niveau de l’éclairage. Un interrupteur automatique dans les lieux de passage représente jusqu’à 55 % d’économie et un variateur de lumière vous permettra de ne consommer que la lumière dont vous avez besoin. Mettre en veille ses appareils représente une économie comprise entre 7 et 18 %, soit un gain annuel compris entre 20 et 100 € en moyenne. Tout est dans la répétition, et dans l’effort effectué pour favoriser le changement d’habitude. Une fois qu’un thermostat a été baissé, il ne requiert plus d’attention de la part de l’utilisateur. Tandis qu’éteindre systématiquement la lumière lorsque l’on sort d’une pièce sera plus contraignant. Pour comprendre pleinement la dynamique liée à ce phénomène, il faut revenir sur l’importance du gain par rapport à l’implication, pour lequel il y a 4 cas de figure :

Comparatif entre un foyer économe et un foyer énergivore

Foyer énergivore :

Usage Consommation en kWh/an
Eclairage 500
Chauffage 5.400
Froid 1.600
Cuisson 500
Lavage 1.735
Audiovisuel 720
Informatique 400
Total 10.855

  Foyer économe :

Usage Consommation en kWh/an
Eclairage 170
Chauffage 1.350
Froid 636
Cuisson 140
Lavage 343
Audiovisuel 40
Informatique 40
Total 2.719

Entre les deux, une série de différences qui conduisent à un rapport de 1 à 4 au niveau de la consommation finale. Tout d’abord, la maison économe est bien isolée, et chauffe à moins de 20 °C avec des radiateurs à eau. Ensuite, elle possède des ampoules basse consommation et met en veille ses systèmes électriques qui sont certifiés économes en énergie. Enfin, le lavage des vêtements se fait à 40 °C en mode « éco ».

En conclusion on pourrait transformer le vieil adage en « dites-nous comment vous consommez et nous vous dirons qui vous êtes ». Des économies sont facilement réalisables sans pour autant refaire tout le circuit de chauffage central de votre habitation. Un mode de vie plus responsable peut effectivement permettre des économies conséquentes.

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