Le texte de la COP 21 signé à New York

Le texte de la COP 21 signé à New York

Le 22 avril dernier à New-York, les représentants de 171 pays se sont réunis pour la signature officielle de l’accord négocié à Paris en Décembre 2015. Un jalon important dans la lutte contre le réchauffement, mais qui ne doit pas laisser croire que le travail est terminé. Beaucoup reste à faire pour que les engagements se concrétisent et soient suffisamment significatifs pour limiter le réchauffement.

Un succès diplomatique à confirmer

Déjà, l’adoption d’un accord par 171 pays en Décembre dernier avait été perçue comme un immense succès diplomatique. Jamais un aussi grand nombre d’États ne s’étaient mis d’accord dans le cadre onusien. Ce succès est d’ailleurs signe que la question climatique est prise au sérieux dans la plupart des pays du monde. C’est donc sur cette lancée positive que souhaitaient poursuivre les principaux promoteurs de l’accord, afin de ne pas laisser retomber la dynamique. La signature officielle est un un symbole très fort.

La ratification du texte plus importante que la signature officielle

Mais cette signature d’accord est purement symbolique est n’est pas synonyme de ratification. Seule la ratification engage vraiment les États à tenir leurs promesses. Le travail est donc loin d’être terminé. Afin que Paris deviennent un accord significatif, il faudrait obtenir, a minima la ratification par 55 États représentant 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, cela veut dire qu’une absence de ratification par la Chine ou les États-Unis pourrait compromettre ce fragile équilibre à elle seule. Quant aux États Européens, qui ont été parmi les principaux moteurs lors de la conférence de Paris, ils doivent désormais ratifier le texte rapidement afin de conserver ce rôle d’exemple. François Hollande a dores et déjà annoncé qu’il souhaitait que la France adopte officiellement le texte avant l’été.

Continuer le travail pour limiter le réchauffement climatique

Mais même avec une ratification très suivie, l’accord de Paris placerait la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3°C d’ici la fin du siècle par rapport aux moyennes de l’ère pré-industrielle. Or, afin d’espérer éviter la catastrophe, notamment pour les petits États insulaires, il faudrait ne pas dépasser 1.5°C. Ni la signature de l’accord ni une éventuelle ratification ne sont constituent donc une fin en soi.

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Une solennité qui n’empêche pas les querelles politiques

Un autre aspect de la signature de l’accord a fait couler beaucoup d’encre. Alors que Laurent Fabius présidait les négociations à Paris, c’est Ségolène Royal qui a repris le rôle suite au départ de M.Fabius du gouvernement. Une irruption qui fait grincer certains des dents, d’autant que Mme Royal aurait freiné la nomination de Laurence Tubiana, la troisième grande figure de la diplomatie française en matière de climat au titre de championne du climat pour la France. Un épiphénomène qui a tout de même son importance quand on connaît la valeur des symboles en diplomatie.

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