Les plantes et les animaux migrent pour fuir le réchauffement climatique

migration faune et floreLa revue Science a publié le 18 août 2011 une étude réalisée par l’Université d’York selon laquelle les espèces animales et végétales tentent de s’adapter au réchauffement climatique en se déplaçant pour atteindre des altitudes et latitudes plus hautes. En changeant de région, elles cherchent à retrouver des températures qui correspondent davantage à celles de leur habitat naturel initial.

Une migration plus rapide et plus lointaine

Evidemment, les scientifiques connaissaient déjà la faculté des espèces à s’adapter aux changements de température par la migration. Ce qui est davantage surprenant dans cette étude, c’est la rapidité de ces déplacements. Ainsi, chaque décennie, les plantes et les animaux se déplaceraient vers des terres d’une altitude supérieure de 12,2 mètres et vers des latitudes plus hautes et plus froides à une vitesse de 17,6 kilomètres en moyenne. Ces données sont trois fois plus rapides que celles observées par les précédentes études à ce sujet. « Ces changements signifient que les animaux et les plantes s’éloignent de l’équateur d’environ vingt centimètres par heure, à chaque heure de la journée et chaque jour de l’année » résume Chris Thomas, l’auteur principal de l’étude.

Les résultats de cette étude sont tout de même à prendre avec prudence puisqu’il s’agit de moyennes de déplacements d’à peu près 2 000 espèces. Quand certaines migrent, d’autres ne bougent pas du tout voire certaines reculent même pour se rapprocher de l’Equateur, en fonction de ce dont elles ont le plus besoin pour survivre ! D’autres facteurs sont aussi à prendre en compte comme par exemple la destruction de l’habitat naturel qu’a connu l’Argynnis addipe, un papillon de la famille des Nacrés, et qui expliquerait son recul.

Un risque d’extinction

A la lecture de cette étude, il est inévitable de penser aux résultats d’investigations antérieures qui attestent que le changement de température représente un risque important d’extinction pour au moins 10 % des espèces animales et végétales. Chris Thomas constate que nombre d’espèces « peuvent se diriger elles-mêmes vers l’extinction en allant dans des régions où les conditions climatiques se détériorent », tandis que d’autres « migrent quant à elles vers des zones où le climat semble leur correspondre », changeant la composition des écosystèmes. Aussi, il y aura des gagnants et des perdants. Cela illustre bien la sélection naturelle des espèces, sauf que dans ce cas de figure le tout est amplifié par l’action de l’Homme. Plus inquiétant encore, ce phénomène a lieu depuis 40 ans et devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin du siècle !

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