Limogeage de Delphine Batho : place à Philippe Martin au Ministère de l’Ecologie

Limogeage de Delphine Batho : place à Philippe Martin au Ministère de l’EcologieLe 2 juillet 2013, l’Elysée a mis fin « sur proposition du premier Ministre » au mandat de Delphine Batho, alors Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’énergie. Elle est ainsi remplacée par Philippe Martin, député PS du Gers.

Virée pour avoir critiqué

La franchise de Delphine Batho aura eu raison de sa fonction ministérielle. Mardi 2 juillet, à l’antenne de la radio RTL, elle critiquait vivement le budget 2014 alloué à son ministère. En chute de 7%, elle l’a qualifié de « mauvais », car, selon elle, le budget ne permettra pas de mener à bien la politique sur la transition énergétique. Reconnaissant que « la situation budgétaire est extrêmement difficile », Delphine Batho a jugé qu’il fallait désormais se poser la question de savoir si l’écologie est « bien une priorité ? ». « Est-ce qu’on a la capacité de passer du discours aux actes ? », a-t-elle surenchéri.

Les lobbies du nucléaire et du gaz de schiste

Le 4 juillet, Delphine Batho a tenu une conférence de presse afin de « tout » dire sur son limogeage. D’après elle, son éviction du gouvernement serait due à « certaines forces économiques » qui voulaient la mettre à l’écart en raison de ses positions sur le gaz de schiste et sa volonté de réduire la part du nucléaire en France. Elle n’a toutefois pas précisé quelles étaient ces forces.

Philippe Martin, l’anti-OGM et l’anti gaz de schiste

Sitôt le limogeage de Delphine Batho annoncé, sitôt un remplaçant trouvé ! Il s’agit de Philippe Martin, député PS du Gers depuis 2002 et membre de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.
Le nouveau ministre est en fait connu pour ses convictions anti-OGM. Ainsi, suite à l’étude du professeur Gilles-Eric Séralini en novembre 2012 sur les risques des OGM, il avait déposé à l’Assemblée nationale une proposition de résolution relative aux OGM et aux risques sanitaires et environnementaux insuffisamment documentés.
Par ailleurs, il a écrit un rapport en juin 2011 dans lequel il se prononce pour une interdiction totale de l’exploration des gaz de schiste.

L’écologie au second plan ?

La baisse du budget alloué à l’écologie et le licenciement de Delphine Batho révèlent surtout que le gouvernement relègue au second plan la question environnementale. Pour le député Noël Mamère, « cette éviction montre que pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault, l’écologie n’est qu’une utilité au moment des élections pour les gagner, et après, ce n’est plus du tout une priorité ».

Crédit photo : Reuters / Benoît Tessier

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