Le GIEC sous le feu des critiques

UNEP_logoLe GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), organisme dépendant de l’ONU fondé en 1988, avait pour mission de mener des études scientifiques sur les tenants et aboutissants de l’impact des activités humaines sur l’évolution du climat, et de proposer une liste de solutions afin d’en atténuer les effets. Chaque présentation de ses rapports a servi de base à de grands accords du développement durable, tels que la Déclaration de Rio sur le Développement Durable en 1992, ou le Protocole de Kyôto en 1997.

Le quatrième et dernier rapport en date a été rendu en 2007 et concerne principalement le réchauffement climatique, avec ses implications, telles que la fonte du glacier de l’Himalaya, qui pourrait être totale d’ici 2035 (Source GIEC). Certains experts ont toutefois critiqué ces chiffres sans pour autant proposer d’estimations alternatives. Ce n’est que fin 2009 que la réelle contestation éclate à la suite du piratage des boites mail de plusieurs experts de l’Université d’East Anglia (Grande-Bretagne) : il est alors question du refus de la part d’un des experts du GIEC de fournir les données statistiques brutes à un détracteur du rapport, en vue de réaliser une contre-expertise. La rétention d’informations d’une telle importance est mal vue, et il n’en faut pas davantage aux « climato-sceptiques » pour insuffler le doute sur le sérieux du rapport.

S’ensuit une relecture et une critique des 3.000 pages du rapport. Il apparaît que quelques fautes grossières s’y sont glissées, comme par exemple l’année de fonte du glacier de l’Himalaya, qui pour le coup se voit accordé trois siècles de sursis. Cependant, le principe d’incertitude fait partie intégrante du rapport, et de l’étude dans son ensemble. Il est bel et bien fait mention des 57 incertitudes relatives au climat, chose dont les décideurs ont été informés dans les conclusions du rapport. Alors que le prochain rapport est attendu pour 2013, l’inquiétude monte pour les « climato-sceptiques », et le président du groupe a réaffirmé à Copenhague que « cela n’enlève rien aux preuves scientifiques sur ce qui affecte le climat sur cette terre ». A l’heure où nous nous soucions de l’économie d’énergie, la science met en avant l’existence et l’aggravation du réchauffement climatique justifiant par là même cette démarche.

Est-ce tricher de la part du GIEC que de divulguer ces informations afin de conserver sa crédibilité ? Est-ce là une volonté politique de la part du GIEC que de falsifier le rapport remis aux chefs d’états en rendant des conclusions plus alarmistes, en vue de déclencher des réactions conséquentes ? Est-il pardonnable d’amplifier les effets néfastes du réchauffement climatique alors que d’après les estimations, le point de non-retour est proche ? Le débat reste ouvert…

Vos réactions

10 Fév

Bonjour,
Si le sujet est trop complexe pour les experts qui se chamaillent sur la réalité du réchauffement climatique, il suffit de se fier à la nature.
En effet, il y a des phénomènes naturels incontestables prouvant le réchauffement:
– Diminution de l’épaisseur et de la surface de la banquise (pour la première fois depuis le début de la marine la route maritime au nord du Canada a été ouverte récemment),
– Fonte des glaciers continentaux,
– Avancement de la date des vendanges (1 mois en 50 ans pour le Châteauneuf du Pape),
– Montée vers le nord de certains insectes (en 2005 la chenille processionnaire du pin a atteint la forêt de Fontainebleau)
– …
Alors les experts qui contestent le réchauffement climatique ont tort même si personne ne sait modéliser les phénomènes naturels, il suffit d’observer la nature elle-même.
Quant à savoir si l’homme est responsable il faut remonter dans le temps.
Depuis l’époque des Vikings les températures sont reparties naturellement à la baisse jusqu’en 1850. On allait progressivement vers une aire glacière (période de 10000 ans) quand tout à coup en 1850 le phénomène s’inverse brutalement et à une vitesse jamais atteinte dans les millions d’années précédentes. Pourquoi 1850, c’est le début de l’exploitation à l’échelle industrielle du charbon puis plus tard du pétrole et enfin du gaz. L’activité du soleil est cyclique et des périodes d’activité intense se sont déjà produites dans le passé, pourquoi n’ont-elles pas eu d’incidences aussi importantes et rapides sur les températures que depuis 1850?
On peut faire la démonstration de la participation de l’homme au réchauffement climatique autrement.
A priori aucun expert ne conteste que le CO2 soit un gaz à effet de serre sinon la température moyenne sur la terre serait de -18°C.
Il est incontestable qu’il y a du carbone dans les énergies fossiles.
Donc l’homme en brulant des énergies fossiles augmente la concentration de CO2 dans l’atmosphère et participe au réchauffement climatique.
C’est pourtant simple à démontrer.
Cordialement
Roger Tardy

TARDY
11 Fév

Bonjour,

Je suis totalement d’accord avec vous, à ceci près que la théorie astronomique du climat, et donc les cycles de Milankovitch que vous évoquez n’expliquent pas tout! Il n’est pas simple de dégager une tendance sur 160 ans alors que ces cycles sont de 20.000, 41.000 et entre 100.000 et 400.000 ans! Il y a les gens qui n’y croient pas et qui ne se laissent pas convaincre par de telles démonstrations, et ceux qui ne sont pas d’accord sur la vitesse du réchauffement climatique. Là, je suis une fois de plus d’accord avec ce que vous annoncez et j’apprécie l’effort de vulgarisation de la démonstration 🙂

Julien Nargeot



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