COP 21 : Avant même l’ouverture, la déception règne

Les négociations de Bonn ont permis de produire un pré-accord, mais celui-ci est beaucoup trop vague

Les dernières négociations préparatoires à la COP 21 se sont achevées à Bonn le 23 octobre dernier. De l’avis général, il y a de quoi être déçu par l’issue des discussions. Certes, le texte produit est bien plus court que celui qui avait été utilisé à Copenhague. Mais les 50 pages sont encore bien loin d’être suffisamment claires et concises pour servir de base à une négociation sereine.

De nombreuses options encore ouvertes

De fait, les négociations en tant que telles n’ont pas encore débuté, les participants se sont seulement entendus sur les différentes options entre lesquelles il conviendra d’arbitrer à partir du 30 novembre, date d’ouverture de la COP au Bourget. En clair, et pour reprendre les mots de Laurence Tubiana, la responsable des négociations pour la France, le compromis n’était pas de mise à Bonn, chaque partie souhaitant voir sa proposition demeurer parmi les options à débattre.


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Le recours massifs aux crochets (voir image ci-dessous) laissant plusieurs options ouvertes dont chacune devra être débattue le jour J illustre bien les difficultés qu’ont eues et qu’auront certainement encore les parties pour se mettre d’accord.

Les arbitrages à faire (entre crochets) sont encore très nombreux. Source : UNFCC

La réapparition des vieux clivages Nord-Sud

Le paradigme Nord/Sud n’est pas totalement obsolète, les clivages sont apparus avec plus de vigueur que jamais, notamment lors des discussions au sujet du seuil des 2°C. En effet, certains États, notamment des pays insulaires comme les îles des Tuvalu, souhaitent le rabaisser à 1.5°C, température de réchauffement au delà de laquelle ils pourraient bien être rayés de la carte à cause de la montée des eaux. C’est là l’un rares motifs de satisfaction : Même si la réintégration de ces revendications a pris plus d’un jour, la présence des principaux points défendus par les pays en développement dans le catalogue des différentes options est le signe de discussions plus ouvertes.

Certaines îles sont menacées, même avec un réchauffement de 2°CLes questions financières ont également monopolisé une bonne partie du temps alloué aux discussions. La répartition de l’effort entre pays développés et pays en développement fut et sera probablement encore à Paris l’un des points d’accrochage. Les pays du Nord cherchent à faire peser une partie de l’effort sur certains grands pays en développement. Or, il y a plusieurs manières de voir les choses. Certes, plus des trois quarts des émissions de l’ère post-industrielle ont été réalisées dans les pays du Nord, mais le modèle de développement fondé sur les énergies fossiles de certains pays comme la Chine (en tant que consommateur) ou l’Arabie Saoudite (en tant que producteur) n’est pas tenable à long terme.

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Réformer le mode de négociations ?

Le mode de négociation à 195 est-il trop contraignant pour produire un texte fort et clair ? Peut-être. Mais il demeure le seul qui permette, en théorie, à des pays de quelques milliers d’habitants d’avoir le même poids dans les négociations que les États-Unis ou la Chine.

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