Les émissions mondiales de CO2 baissent pour mieux remonter

cheminee-usine-co2-dioxyde-de-carboneAu recul observé l’an passé devrait succéder une nouvelle augmentation forcément préoccupante étant donné la situation environnementale mondiale. L’étude rendue publique le 23 novembre 2010 par le Global Carbon Project, consortium international d’organismes de recherche, et publiée dans la revue Nature Geoscience, collecte les données des émissions de carbone dues aux sources fossiles, aux usines et aux changements du territoire (déforestation etc.). Elle a révélé qu’en raison de la crise financière internationale, les émissions de CO2 et plus généralement de gaz à effet de serre (GES) ont légèrement diminué en 2009, avec un total ramené à 30,8 milliards de tonnes de CO2.

Une baisse plus faible que prévu

Cette baisse s’est notamment fait ressentir dans les pays développés, puisque les émissions de dioxyde de carbone ont baissé de 6,9 % aux Etats-Unis, de 7 % en Allemagne et de 8,6 % en Grande-Bretagne – le record étant atteint par le Japon avec une réduction de 11,8 %. Il y a en revanche eu une augmentation de 1,4 % en Corée du Sud, de 6,2 % en Inde et surtout de 8 % en Chine, premier émetteur de GES de la planète depuis quelques années – ce qu’elle vient enfin de reconnaître officiellement – et qui aura fort à faire pour inverser la tendance. Les experts s’attendaient en outre à une baisse plus significative. « La vraie surprise, c’est que nous nous attendions à un recul plus important – en termes d’émissions produites par des combustibles fossiles – dû à la crise financière » explique ainsi Pep Canadell, l’un des scientifiques à l’origine de ce rapport. Pierre Friedlingstrin, professeur à l’université d’Exeter (Grande-Bretagne), estime pour sa part que c’est aussi « parce que la baisse du Produit National Brut (PNB) mondial a été inférieure à ce qui avait été anticipé ».

Nouvelle hausse dès 2010

Reste que le plus inquiétant n’est probablement pas là. A cette baisse plus faible que prévue devrait en effet succéder un nouveau record d’émissions de GES cette année, les scientifiques ayant tablé sur une augmentation de quelque 3 % par rapport à l’année dernière. Autre élément qui tempère encore plus le premier constat du Global Carbon Project : bien que les émissions aient effectivement baissé en 2009, il n’en est pas de même pour la concentration dans l’air de ces gaz, dont le dioxyde de carbone mais aussi le méthane, qui contribue beaucoup plus activement au réchauffement climatique que le CO2. Si cette tendance se poursuit, une hausse globale des températures de la surface de la Terre de 4° deviendrait de surcroît inévitable d’ici 2100, ce qui rendrait la planète pour ainsi dire quasi-invivable. S’il ne fallait au bout du compte ne retenir qu’un seul point positif dans cette avalanche de chiffres, c’est la part toujours décroissante de la déforestation dans les émissions mondiales de GES. D’après M. Canadell, le phénomène n’y contribue plus qu’à hauteur de 10 %, soit de deux à cinq points de moins que dans la plupart des précédentes études. Une nouvelle qui tombe plutôt bien alors que 2011 a été intronisée « Année internationale de la forêt » par les Nations Unies. Au milieu de bien d’autres efforts à fournir, et notamment celui d’effacer jusqu’au 10 décembre l’affront de l’échec de Copenhague, celui-ci en particulier n’est assurément pas à relâcher.

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