Bâtiment : quand la clim’ menace les objectifs climatiques de la France

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Pendant plusieurs journées consécutives de canicule, la France a suffoqué en ce début du mois d’août. Plus généralement, elle a subi de fortes chaleurs, récurrentes en juin et juillet, ce qui a logiquement modifié les consommations énergétiques. Quelles sont les conséquences de l’usage de la climatisation sur nos factures et sur la planète ? Comment diminuer son empreinte carbone alors même que le mercure s’emballe ?

Une consommation électrique en hausse à cause de la canicule

Nous avons battu des records de température, ces dernières semaines, un peu partout en Europe et en France. Naturellement, cette canicule booste les achats de climatiseurs : tandis que l’on a enregistré 500 000 ventes en 2017 (soit 8 % de croissance par rapport à 2016), ce chiffre devrait être encore supérieur pour 2018.


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Ainsi, d’année en année, on voit les consommations d’électricité augmenter chaque été, parce que les périodes de canicule reviennent sans cesse — et se montrent toujours plus difficiles à supporter, car les températures montent haut et se maintiennent.

Début août, on a constaté des pics de consommation au milieu de la journée, allant jusqu’à 55 000 mégawatts, un seuil inhabituel pour la période. Selon Pierre Leplatois, expert du réseau électrique et consultant, chaque degré supplémentaire, lorsque l’on sort des normales de saison, nécessite de mobiliser un demi-réacteur nucléaire en plus !

Par ailleurs, d’après une étude de SIA Partners réalisée tout récemment pour le journal Le Monde, on explique ce pic de consommation par le cumul entre climatiseurs, ordinateurs et appareils de cuisson à l’heure du déjeuner. Il s’observe de façon plus significative dans deux régions : l’Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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La France produit suffisamment d’électricité pour subvenir à ses besoins

Ce contexte rythmé par les pics de consommation n’inquiète pas spécialement : RTE (Réseau de Transport d’Électricité) l’avait affirmé il y a plusieurs semaines, quel que soit le scénario pour cet été, nous sommes en mesure de conserver un équilibre entre offre et demande en matière d’électricité.

Ainsi, les centrales nucléaires sont suffisamment disponibles pour assurer l’approvisionnement, sachant que notre apport en énergie solaire ne cesse d’augmenter. Dans des conditions caniculaires comme celles que l’on a vécues début août, le pays a encore réussi à exporter son énergie partout en Europe.

RTE l’avait anticipé : en cas de fortes chaleurs, EDF doit stopper ou réduire l’activité de ses centrales, car il n’est pas possible de rejeter de l’eau trop chaude dans la nature. Plusieurs établissements localisés en bordure des fleuves ont été concernés par cette mesure. Mais comme RTE l’avait pressenti, cette baisse de régime n’a pas eu de conséquences sur notre approvisionnement.

L’impact de la canicule sur l’environnement inquiète

Même si nous avons suffisamment d’électricité pour subvenir à nos besoins et poursuivre l’exportation, ces températures qui augmentent ne rassurent pas. En effet, dans certains pays, la baisse de la production éolienne oblige déjà à solliciter davantage de centrales thermiques au gaz ou au charbon, ce qui augmente les émissions de dioxyde de carbone et contribue à l’effet de serre. D’une manière générale, l’usage des climatiseurs pourrait pousser à produire davantage d’énergies fossiles au détriment des énergies renouvelables, selon le rapport « Le futur du refroidissement » fourni par l’AIE, Agence Internationale de l’Énergie.

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Selon cette même agence, le nombre de climatiseurs dans le monde pourrait tripler à l’horizon 2050. Pour faire fonctionner tous ces équipements supplémentaires, il faudrait générer autant d’électricité que pour alimenter un pays aussi grand que la Chine. Sans compter que cet usage de plus en plus intense de la climatisation serait en mesure d’engendrer jusqu’à un milliard de tonnes de gaz à effet de serre en plus

Devant ces avertissements, les consommateurs sont invités à bien choisir leur climatiseur et à comparer les étiquettes énergétiques des différents appareils, pour privilégier les moins gourmands. Enfin, autant que possible, avant d’utiliser l’électricité, on tente de refroidir la maison naturellement, en aérant le matin et la nuit ou en fermant les volets l’après-midi.

Selon AIE, si les besoins en climatisation continuent d’augmenter, il deviendra impossible d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris, fixé en décembre 2015 pour lutter contre le réchauffement climatique.

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