Le décret sur l’affichage de la performance énergétique toujours pas publié

DPE batimentsC’est un tournant important du verdissement du parc immobilier qui doit s’opérer à compter du 1er janvier prochain, et qui pourrait bien « entraîner une décote de 10 à 15 % de la valeur des biens énergivores« , ont estimé le 19 août dernier nos confrères de La Tribune.

Cette mesure inscrite dans la loi Grenelle II concernera aussi bien les achats et les locations, s’applique aux maisons et aux appartements et n’aura donc pas qu’une dimension strictement symbolique : elle augure sans doute d’une petite révolution dans le microcosme du logement. Elle apparaissait par ailleurs de plus en plus incontournable du point de vue environnemental, étant donné la contribution du secteur du bâtiment aux émissions totales de CO2 en France, laquelle a été évaluée à 21 % par les experts, et qui pèserait en outre 43 % de la consommation énergétique du pays.

L’étiquette énergie, qui classe de « A » à « G » la performance énergétique d’un bien ou d’un objet, devra donc figurer sur les annonces par les particuliers souhaitant louer ou vendre. Ces derniers s’acquitteront préalablement d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) spécifiant notamment la quantité annuelle d’énergie consommée par le logement (électricité, fioul, gaz) mais dont la validité demeure toutefois sujette à caution. Un logement énergivore pourrait en outre voir son loyer ou son prix de vente accuser une baisse notable et incompatible avec les intérêts financiers des agences immobilières.

« Je me vois mal proposer dans mon agence immobilière des biens notés « G » […] Un loyer bas mais assorti de charges de chauffage lourdes paraîtra moins intéressant qu’un loyer plus élevé mais compensé par de faibles charges« , a du reste prédit Benoît Fauchard, président délégué de la FNAIM (Fédération nationale des agents immobiliers) en charge du développement durable.

Le décret n’est cependant pas encore entré en vigueur, autrement dit une proportion importante de professionnels du secteur qui ne trouvent pas leur compte dans cette « exhortation au logement vert« , dixit le ministère de l’Écologie, retiennent leur souffle et n’ont pas définitivement renoncé à faire changer d’avis les autorités. Tout comme les propriétaires qui redoutent d’être sanctionnés en cas d’obstination à ne pas investir dans le renouvellement de biens devenus trop gourmands.

L’intérêt de la planète, lui, passe par ces rénovations en nombre sur lesquelles tablent les pouvoirs publics. À eux de donner la dernière impulsion et de s’accorder les moyens de ces nouvelles ambitions écologiques censées sonner le glas des « passoires thermiques ».

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