Le Japon se tourne vers le nucléaire et l’éolien offshore

Un réacteur nucléaire vient d’être remis en service au Japon, le premier suite à l’arrêt total d’exploitation des centrales nucléaires consécutif de la catastrophe de Fukushima. En parallèle, la plus grande éolienne flottante au monde a été installée. Un paradoxe ? Pas tant que ça.

Une relance économique

Le réacteur principal de la centrale de Sendai produit à nouveau depuis le lundi 11 Août. À la suite de Fukushima, il avait été décidé de ne plus utiliser l’énergie nucléaire, alors que celle-ci représentait encore 28 % du mix énergétique japonais. Depuis 2013, aucun Watt d’électricité d’origine nucléaire n’avait été produit au Japon. La production manquante avait été compensée par des importations de gaz et de charbon.


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La relance a été faite pour des motifs financiers, après que Kyushu Electric Power, la compagnie chargée de l’exploitation des centrales, ait réalisé une perte nette de 135 millions d’euros sur l’exercice 2014. Le gouvernement ayant donné son accord, et l’autorité de sûreté nucléaire ayant réalisé l’audit vérifiant la conformité des normes, il appartient en effet aux compagnies exploitantes de décider de relancer ou non les réacteurs. Difficile aussi de se passer du nucléaire pour les villes, dont les revenus dépendent grandement des subventions versées par l’exploitant. D’autres réouvertures de réacteurs sont attendues, puisque le Japon a prévu d’utiliser le nucléaire à hauteur de 22 % de son mix d’ici à 2030. La facture énergétique des consommateurs finaux devrait diminuer, car le prix de l’électricité avait augmenté de 15 à 20 % avec l’arrêt du nucléaire, la faute aux importations d’énergies fossiles et à la fluctuation des prix de celles-ci.

Une opposition forte

Malgré ces avantages économiques, les opposants à la reprise du nucléaire ont monté depuis quelques jours un camp à proximité de la centrale de Sendaï, baptisé la « tento », soutenue par plusieurs ONG et partis de gauche. Le traumatisme post-Fukushima est encore grand pour les opposants qui estiment que même si les normes sont bel et bien respectées sur la centrale, les modèles utilisés pour évaluer la sécurité sont purement théoriques et ne permettraient pas une évacuation rapide en cas d’accident.

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La stratégie : réduire les émissions de gaz à effet de serre

La plus grande éolienne flottante au large de Fukushima. Photo : P/MARUBENI CORPEn parallèle, le Japon a installé au large de ses côtes (très précisément au large de Fukushima) la plus grande éolienne flottante au monde, qui mesure 100 mètres de hauteur, et est capable de résister aux tsunamis, le tout pour une puissance de 7 MW. Il ne s’agit là que d’une première étape, puisque le gouvernement souhaite créer le plus grand parc éolien offshore au monde. À première vue, la stratégie peut paraître paradoxale car le Japon développe d’un côté le nucléaire, et de l’autre les énergies renouvelables. Mais Si l’on y regarde bien, le point qui relie la stratégie de relance du nucléaire et celle de développer l’énergie éolienne est de limiter les émissions de gaz à effet de serre du pays.

Vos réactions

16 Août

Comme la France, pour respecter les engagements en matière de rejet de CO2, le Japon s’oriente donc vers les éoliennes au large (là où le vent est fréquent et stable), et le nucléaire pour pallier les manques de vent.

Michaille
19 Août

@Michaille : effectivement. À l’heure actuelle au Japon, environ 75% du mix énergétique est constitué des énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz). Le Japon entend donc relancer le nucléaire et développer les renouvelables (notamment l’éolien offshore) pour atteindre, à l’horizon 2030, un mix qui serait composé de 22% d’énergies renouvelables, 22% de nucléaire, 26% de charbon, 27% de gaz naturel, et 3% de pétrole. Cela correspondrait à une réduction des émissions de CO2 de 26% par rapport à 2013.

Juliette Guery



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