Océans et réchauffement climatique : quels rapports ?

Océans et climats : quels rapports ?

C’est bien connu, l’Homme a du mal à appréhender ce qu’il ne peut comparer, qu’il s’agisse de quelque chose d’immense ou de microscopique. C’est le cas des océans. Alors qu’ils représentent 71 % de la surface terrestre, ils sont souvent oubliés lorsque l’on évoque les questions climatiques. Leur rôle de régulateur climatique a pourtant été mis en avant depuis longtemps par les scientifiques.

Le stockage de carbone océanique ne suit plus

Notre planète dispose de trois grands « puits de carbones », qui absorbent les gaz carboniques. Il s’agit de la biosphère (forêts…), des sols et de l’océan. On estime que l’océan absorbe environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Seulement, la capacité d’absorption étant limitée, cela signifie que si les émissions augmentent, les autres puits devront absorber l’excédent. Mais dans le contexte de déforestation et d’artificialisation des sols grandissant, cet excédent risque donc fort de se retrouver dans l’air, qui se réchauffera d’autant plus vite.


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L’océan ne peut pas absorber la chaleur indéfiniment

De par sa masse, l’océan joue le rôle d’éponge thermique. Il absorbait jusqu’à présent la quasi totalité du réchauffement climatique mondial, laissant à l’atmosphère un certain sursis. Seulement, même si l’inertie implique une lenteur importante, la chaleur de l’océan finit un jour ou l’autre par être transmise à l’atmosphère, et le processus est déjà largement enclenché à l’heure actuelle. On estime que les océans se réchauffent au rythme moyen de 0,1 à 0,2° C par décennie, ce qui est extrêmement rapide.

Les transferts de chaleur menacés

Enfin, les océans sont un formidable régulateur thermique, une sorte de thermostat centralisé pour la planète. En effet, alors que la chaleur reçue par la Terre est bien plus importante à l’équateur, les courants océaniques permettent de mieux répartir cette chaleur. Puisque même les couches profondes de l’océan se réchauffent, ce rôle de régulateur s’en trouve aussi fortement affecté.

La montée des eaux, l’impact le plus direct du réchauffement

Le premier effet auquel on pense spontanément est la montée des eaux. Sous le coup de la fonte des glaces (terrestres) et du phénomène de dilatation de l’océan (un corps chaud a tendance à augmenter de volume), on estime que le niveau des océans a augmenté de 19 centimètres en un siècle (pour un réchauffement de moins de 1°C). Mais la tendance s’accélère dangereusement. Quelques mètres de montée des eaux semblent relativement dérisoires, mais il n’en est rien. À l’heure où 60 % de la population mondiale vit près des côtes, plusieurs milliards de personnes pourraient être menacées.

Certains pays seraient évidemment plus touchés que d’autres, notamment les plus pauvres, qui n’auraient pas les moyens de s’adapter. À titre d’exemples, des îles comme les Maldives risquent de disparaître complètement, alors qu’au Bangladesh, plusieurs dizaines de millions de personnes devraient être déplacées.

L’acidification menace la vie océanique

Le CO2 contribue à faire diminuer le PH de l’eau, donc à la rendre plus acide. C’est la fameuse acidification des océans, qui a déjà commencé. Cette acidification rend la vie marine beaucoup plus compliquée, notamment pour les animaux ayant une coquille ou une structure calcaire (coraux en tête). Toute la chaîne alimentaire en serait bouleversée et chacun sait que l’Homme n’en est que le dernier maillon.

Les effets se renforcent mutuellement

Évidemment, il y a bien d’autres effets que ceux qui sont évoqués ici, et l’imbrication fait qu’ils se renforcent l’un l’autre. Pour ne prendre qu’un exemple : la fonte des glaces a un autre impact que celui de faire monter le niveau de l’eau. En effet, la glace réfléchit extrêmement bien les rayons du soleil, ce qui permet à la Terre d’absorber moins de chaleur. Un volume de glace moins important à la surface du globe signifie donc un réchauffement encore plus rapide.

Le saviez-vous ?

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Comment mieux intégrer les océans aux discussions climatiques ?

L’une des difficultés pour donner aux océans le poids qu’ils méritent dans les discussions climatiques réside dans le fait que, outre les États insulaires et quelques grandes puissances maritimes, beaucoup de pays ne voient absolument aucun intérêt direct à les protéger. À quelques jours de l’ouverture de la COP 21, espérons que les décideurs politiques sauront écouter les scientifiques.

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