Un oeil sur la COP : Que contient l’accord obtenu ?

Un oeil sur la COP : Que contient l'accord obtenu ?

La COP 21 est terminée. Les négociateurs, après de très longues veillées passées à démêler les différents points de blocage, ont trouvé un accord. Retour sur les rebondissements de la dernière semaine de négociations et les points clés de l’accord climatique.

En deuxième semaine, tout restait à faire pour les Ministres

Après la première semaine, rien n’était gagné. Suite à la publication du premier projet d’accord, la plupart des points sensibles politiquement n’avait pas été tranchés. Pour la deuxième semaine, le Ministre des Affaires Étrangères Laurent Fabius a donc décidé de changer de méthode et de travailler plus étroitement avec les participants « facilitateurs », les plus à-même de faire des compromis, surtout parmi les pays en développement.


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Négociations tendues jusqu’à la fin

Mais, trois jours avant la date de clôture prévue, la question du niveau d’ambition, ainsi que celles du financement et du statut (juridiquement contraignant ou non) de l’accord restaient encore en suspend. Pour être sûr de pouvoir proposer un texte auquel personne ne s’opposerait, les négociations ont donc été prolongées plusieurs fois et se sont terminées le samedi à 19h30, lorsque Laurent Fabius scellait, avec son petit marteau vert qui « pourrait faire de grandes choses », l’adoption du texte, sous les applaudissement de l’assemblée de négociateurs, dont certains à qui l’émotion a même arraché quelques larmes.

Un accord climatique assez ambitieux

Au final, le texte adopté contient les principales avancées que beaucoup jugeaient impossible d’obtenir. Selon les mots même de Laurent Fabius, le texte est « différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant » :

  • Différencié et juste car il consacre le principe selon lequel les pays développés doivent avoir des objectifs plus importants. Les financements pour les pays pauvres atteindront bien les 100 milliards par an d’ici à 2020, et ils augmenteront par la suite.
  • Durable car on peut encore espérer que le réchauffement ne dépassera pas les deux degrés.
  • Équilibré car, tant de la part des plus actifs que des plus sceptiques, des concessions ont été faîtes.
  • Juridiquement contraignant enfin, car les pays devront mettre à jour et revoir à la hausse leurs contributions nationales tous les cinq ans.
  • Il ne faut pas s’attendre dans cet accord à trouver quantité de chiffres et de décisions très ciblées sur tel et tel secteur, ce n’est pas le but. En revanche, le seuil de 2 °C de réchauffement par rapport à l’ère pré-industrielle a bien été retenu et une référence est même faite à l’objectif de 1.5°C qui éviterait nombres de catastrophes pour certains pays insulaires ou côtiers.

    Un texte imparfait qui en déçoit beaucoup

    La COP étant avant tout un événement de diplomatie onusienne, la satisfaction n’est pas feinte tant la tâche (réunir 196 pays autour d’un seul et même texte) était grande. La plupart des associations écologistes restent cependant sur leurs gardes et attendent maintenant des annonces concrètes de la part de chaque pays pour atteindre les objectifs fixés. En effet, les contributions nationales sont toujours insuffisantes et ne permettent pas de limiter le réchauffement à 2°C.

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    Certains regrettent également que la portée juridique du texte ne soit pas assez importante, l’une des seules parties contraignantes étant l’actualisation des contributions nationales. C’est là le prix du consensus, puisqu’au dernier moment, le mot « shall » (doivent), qui contraint les pays a été remplacé par « should » (devraient). Un terme plus nuancé, mais qui évite de nombreux blocages. L’accord devra être ratifié avant son entrée en vigueur en 2020, au moment de l’expiration du protocole de Kyoto et les pays auront toujours la possibilité de se retirer.

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