Article publié le 10 février 2010 par Julien Nargeot
Depuis 5 ans, le nombre de foyers ayant recours au chauffage au bois en tant que chauffage principal est en perpétuelle augmentation : plus 25% entre 2007 et 2008. Ainsi 50.000 tonnes de granulés de bois servent annuellement de chauffage aux particuliers.
Cela peut s’expliquer par le faible coût du combustible. Voici un comparatif établi à partir de prix moyens :
| Source | Electricité ERDF | Fioul | Gaz Naturel | Bois |
| Coût du kWh (€) | 0,0950 | 0,0650 | 0,0404 | 0,0323 |
Le coût peu élevé du bois de chauffage s’explique par la facilité de production et d’approvisionnement. Contrairement aux idées reçues, ce dernier n’alimente pas la déforestation. Les bûches « traditionnelles » proviennent d’exploitations où plus d’arbres sont plantés que coupés. Ce principe est bon pour l’environnement car ces jeunes arbres sont particulièrement friands de CO2 et vont compenser l’emprunte carbone nécessaire à la transformation de leurs aînés. En ce qui concerne les granulés de bois, les tablettes et autres bûches reconstituées, ils sont en fait les produits connexes de la filière bois. C’est ici que l’on retrouve tous les branchages trop petits pour être utilisés en construction, ou bien la sciure issue de l’industrie. Les déchets de la filière bois représentaient jusque-là 40 à 50% du bois entrant dans le cycle, et finissaient en décharge ou brûlés sans extraction d’énergie. Désormais, on assiste à leur revalorisation à travers cette « deuxième vie ».
Classé dans : Développement durable, Economies d'énergie, Energies renouvelables, Labels qualité | Mots-clé : bois, bûche, chaudière, chauffage, économie, Energie, granulé
Article publié le 10 décembre 2009 par Anne Garcia
Solution miracle ? Avancée technologique ? Énergie renouvelable ? Chauffage économique ? Mais qu’est-ce qu’une Pompe à Chaleur ? Vous en avez sûrement entendu parler : reportages télévisés, sites internet, magazines… Elle est partout ! Malheureusement, il n’est pas toujours facile d’y voir clair. Alors que les professionnels (grandes surfaces marchandes…) en sont équipés depuis presque dix ans, cette technologie est encore assez obscure pour le grand public.
Pour faire simple, une Pompe à Chaleur (PAC) fonctionne sur le même principe qu’un réfrigérateur… mais à l’envers ! La PAC puise de la chaleur à l’extérieur de la maison, la transporte et la restitue à l’intérieur. Les PAC diffèrent selon le lieu de captage de la chaleur, le mode de transport de la chaleur et le moyen de restitution dans l’habitation.
Pompes à Chaleur Aérothermiques
| Air extérieur / Eau | Air extérieur / Air | |
| Lieu de captage de la chaleur | Air extérieur par une unité extérieure ou un mono-bloc. | Air extérieur par une unité extérieure. |
| Moyen de transport de la chaleur | PAC mixte : le fluide frigorigène capte les calories et réchauffe ensuite de l’eau dans un circuit de chauffage. | PAC à détente directe : le fluide frigorigène capte puis distribue la chaleur directement dans les émetteurs. |
| Emetteurs de chaleur associés | Plancher chauffant à eau, radiateurs basse-température ou ventilo-convecteur à eau. | Ventilo-convecteur à détente directe. |
| COP* (coefficient de performance) | 3 à 4 | 2 à 3 |
| Appoint ? | Toujours associé : résistance électrique interne à la PAC ou en relève de chaudière. | Toujours associé : chauffage complémentaire (type radiateur électrique). |
| Type de maison où l’installation est possible | Maison neuve ou existante. Souvent préférée pour la rénovation. | Maison neuve ou existante. Souvent préférée pour la rénovation des maisons non équipées d’un circuit de chauffage central. |
| Coût | De 65 à 90€ / m² chauffé | De 60 à 90€ / m² chauffé |
* pour 1 kWh d’électricité consommé par la PAC pour fonctionner, elle restitue 3 à 4 kWh de chaleur dans la maison.
Pompes à Chaleur Géothermiques
| Sol / Sol | Sol / Eau | Eau / Eau | |
| Lieu de captage et type de capteur | Sol jusqu’à -60cm. Capteurs horizontaux (tubes), ou verticaux (forage). | Sol jusqu’à -60cm. Capteurs horizontaux (tubes), ou verticaux (forage). | Nappe aquifère à moins de 100m de profondeur. Capteurs verticaux (forage). |
| Moyen de transport de la chaleur | PAC à détente directe | PAC à mixte | PaC à fluide intermédiaire : circuit frigorifique, circuit d’eau glycolée (eau + anti-gel) et circuit d’eau chaude |
| Emetteurs de chaleur associés | Plancher chauffant ou ventilo-convecteur à détente directe. | Plancher chauffant, radiateur basse température ou ventilo-convecteur à eau, en relève de chaudière. | Plancher chauffant, radiateur basse température ou ventilo-convecteur à eau, en relève de chaudière. |
| COP* (coefficient de performance) | 4 à 5 | 4 à 5 | 5 |
| Avantages / Inconvénients | Nécessite une grande surface de jardin (peu pentu). Les capteurs verticaux (forage) sont beaucoup plus coûteux que les horizontaux. | Nécessite une grande surface de jardin (peu pentu). Les capteurs verticaux (forage) sont beaucoup plus coûteux que les horizontaux. | Système coûteux. Le professionnel installateur doit être expérimenté. Démarches et autorisations administratives obligatoires. |
| Type de maison où l’installation est possible | Maison individuelle (surface de jardin d’au moins 2 fois la surface habitable). Le plus souvent utilisée pour des maisons neuves. | Maison individuelle (surface de jardin d’au moins 2 fois la surface habitable). Le plus souvent utilisée pour des maisons neuves ou des maisons déjà équipées d’un chauffage central. | Maison individuelle. Le plus souvent utilisée pour des maisons neuves ou des maisons déjà équipées d’un chauffage central. |
| Coût | De 70 à 100€ / m² pour les capteurs horizontaux. De 145 à 185€ / m² pour les capteurs verticaux. | De 71 à 100€ / m² pour les capteurs horizontaux. De 145 à 185€ / m² pour les capteurs verticaux. | De 145 à 185€ / m² pour les capteurs verticaux. De 80 à 130€ / m² pour le système sur eau de nappe. |
* pour 1 kWh d’électricité consommé par la PAC pour fonctionner, elle restitue 3 à 4 kWh de chaleur dans la maison.
Classé dans : Pompes à chaleur | Mots-clé : chauffage, comparatif, PAC, Pompes à chaleur
Article publié le 10 décembre 2009 par Jérôme Calot
Et si les premières mesures à prendre pour limiter sa facture de chauffage étaient simplement de changer quelques habitudes de vie ? Quelle Energie vous donne de précieux conseils pour vous chauffer sans vous ruiner !
Optimisez l’aération de la maison
Il est important de renouveler régulièrement l’air intérieur des maisons : cela évite la prolifération d’humidité, de microbes ou d’odeurs. Mais en hiver, l’aération est aussi une source importante de déperdition de chaleur (jusqu’à 20% de la déperdition totale de l’habitation). Si ce renouvellement se fait par les fenêtres, préférez une large aération pendant 5-10 minutes plutôt que de laisser les ouvertures entrebâillées pendant plus longtemps. Une seule aération par jour doit suffire.
Réglez l’utilisation du chauffage
Pas la peine de chauffer à 20°C pendant la nuit ou les périodes d’inoccupation de la maison ! Installez rapidement un programmateur de chauffage pour économiser jusqu’à 15% de votre facture de chauffage. Le programmateur vous permet de créer des scénarios en fonction du moment de la journée et de votre présence dans la maison. Vous pouvez ainsi baisser le chauffage pendant la nuit, le couper pendant la journée si vous travaillez, et le redémarrer une heure avant de rentrer le soir.
Choisissez la bonne température
Nous avons souvent tendance à surchauffer les pièces, en oubliant par exemple que l’on peut mettre un pull au lieu de pousser la chaudière… Baisser la température de 1°C peut vous permettre de faire 7% d’économies d’énergie. De plus, la température doit varier selon les pièces : 20°C dans la pièce à vivre, 16-17°C dans la chambre et 22°C dans la salle de bain.
Soignez vos radiateurs
Pour que la chaleur se diffuse au mieux dans les pièces, les radiateurs doivent d’abord être dégagés de tout objet perturbant leur efficacité : linge qui sèche, bibelots, mobilier. Pensez également à les dépoussiérer régulièrement pour profiter à fond de leur rendement. Dernière astuce : vous pouvez placer un film réflecteur entre les radiateurs et le mur pour éviter que la chaleur diffusée ne soit trop rapidement absorbée par les murs.
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Article publié le 20 février 2009 par Anne Garcia
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L’agence régionale Ile-de-France de l’ADEME publie un tableau de bord de l’énergie dans la région la plus peuplée de France. L’étude, fondée sur une analyse des consommations de 1990 à 2002, présente une analyse précise des dépenses d’énergie dans différents secteurs: habitat, transport, industrie.
Il ressort de cette étude que le bâti (maisons individuelles, immeubles collectifs) en Ile-de-France est fortement consommateur d’énergie. Pourquoi? Parce que la majorité des bâtiments ont été construits avant 1975, c’est-à-dire avant la 1ère réglementation thermique qui a imposé un niveau d’isolation minimal pour les bâtiments à construire.
Sans surprise, cette étude dévoile que le chauffage est le premier poste de dépenses énergétiques dans la maison: il représente 89% de l’énergie dépensée dans les maisons en Ile-de-France. D’où l’intérêt de s’intéresser de près à l’isolation et au chauffage par énergies renouvelables.
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Article publié le 17 janvier 2009 par Antoine Chatelain
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« Nous sommes chauffés au gaz/fioul/électricité. Quelle énergie devons-nous utiliser pour réduire nos factures? Mon mari est partant pour une pompe à chaleur, moi je préfèrerai plutôt une chaudière à granulés de bois. Que nous conseillez-vous? »
Voici une question qui nous est souvent posée, et à laquelle malheureusement il est impossible de donner une réponse générale. Chaque maison demande une étude précise, et c’est précisément la raison d’être de notre site QuelleEnergie.fr . Mais pourquoi ce problème est-il difficile à résoudre?
1ère raison: Réduire les dépenses de chauffage, c’est agir à plusieurs niveaux.
- Mieux retenir la chaleur dans la maison, pour en faire un thermos bien étanche. Cela signifie mieux isoler les combles, les murs, le sol; et également installer des fenêtres à isolation renforcée.
- Produire la chaleur plus efficacement, par exemple en ayant recours aux énergies renouvelables: géothermie, aérothermie, bois-énergie, solaire…
- Enfin, produire de l’énergie plutôt qu’en consommer: par exemple en installant sur le toit des panneaux solaires photovoltaïques, producteurs d’électricité.
2ème raison: La bonne solution est souvent une combinaison de solutions.
Pour effectuer une rénovation énergétique de sa maison, le mieux est souvent d’agir à plusieurs niveaus: par exemple, en remplaçant toutes les fenêtres, en isolant les combles et en se chauffant par pompe à chaleur géothermique. L’éco-prêt à taux zéro issu du Grenelle de l’Environnement devrait aller dans ce sens.
3ème raison: Chaque solution comporte des spécificités.
La géothermie demande une grande surface de terrain dégagée, les panneaux solaires supposent d’avoir un toit bien orienté, la chaudière à granulés de bois demande un espace disponible pour stocker les granulés…
Chaque maison demande donc une étude énergétique particulière. Il est possible pour cela de faire appel un expert délivrant un DPE (Diagnostic de Performance Energétique).
Chez QuelleEnergie.fr, nous avons pensé qu’il était intéressant de donner une première réponse rapidement et gratuitement. Nous avons donc créé pour vous le comparateur d’économies d’énergie. Notre comparateur est fondé sur la méthode 3CL, une méthode conventionnelle de bilan énergétique, recommandée par le Ministère du Logement.
Voir également à ce sujet, un article paru dans Les Echos: Quand la facture de chauffage jette un froid
Classé dans : Economies d'énergie, Energies renouvelables, QuelleEnergie.fr | Mots-clé : chauffage, Energie, Rénovation thermique
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