Article publié le 26 août 2010 par zegreenweb
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Le bâtiment est l’un des treize domaines d’action de la première loi du Grenelle de l’environnement pour lequel l’État a voulu légiférer. Un choix qui relève de la logique étant donné la forte contribution du secteur – elle est actuellement de l’ordre de 23 % – aux émissions de gaz à effet de serre (GES).
Les ambitions gouvernementales sont donc élevées, surtout eu égard au retard pris sur certains partenaires européens : il s’agit de « faire du bâtiment le chantier numéro un dans le cadre de la lutte contre le changement climatique » et plus largement de faire de la France une place forte des constructions « propres ».
Des mesures incitatives ont été mises en place pour atteindre les objectifs étatiques de réduction de 38 % de la consommation d’énergie dans les bâtiments anciens à l’horizon 2020 et de rénovation de 400.000 logements à partir de 2013. Parmi elles l’éco-prêt à taux zéro, instauré l’an passé et qui fin mars avait déjà séduit plus de 100.000 particuliers.
Un recentrage du plan d’urgence pour l’emploi des jeunes « vers les métiers de l’environnement, notamment dans le bâtiment est également en cours. Quant aux nouvelles constructions, elles devront à compter de 2012 présenter une consommation d’énergie primaire en-deçà de 50 KWh/m2/an. Cette nouvelle norme « basse consommation », néanmoins ajustable selon la localisation et l’usage de l’édifice, devra par ailleurs être appliquée dans les bâtiments publics et du secteur tertiaire d’ici à la fin de l’année. Inscrits dans le projet de loi Grenelle II, l’extension du diagnostic de performance énergétique et la mention de l’audit énergétique dans les annonces immobilières participent elles aussi de cette « écologisation » des constructions françaises.
EDF et les professionnels du secteur sont associés à cette entreprise, comme le montre le partenariat officiellement conclu lundi 14 juin 2010 avec le ministère de l’écologie . Il s’agira pour les signataires de veiller à la bonne application du Grenelle de l’environnement via notamment une révision des « règles de l’art » de la construction : celles-ci datent des années 1950, ont encore valeur de référence auprès de l’ensemble des artisans mais sont devenues désuètes depuis l’avènement des nouveaux standards écologiques.
Le leader français de l’électricité contribuera à hauteur de 15 millions d’euros à cette refonte décisive, en plus de débloquer 350 millions d’euros en faveur du plan de formation des professionnels aux économies d’énergie et à la rénovation énergétique.
Baptisé « FEE Bat » (Formation aux Économies d’Énergie des entreprises et artisans du bâtiment) et développé entre autres par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), il a été complété fin mai 2010 par une campagne de sensibilisation qui aspire à augmenter la proportion de stagiaires FEE Bat déjà formés – ils sont actuellement 24.000 – et à entraîner les professionnels du secteur dans leur sillage.
Outre cette éco-conversion des masses, le ministère de l’Écologie table in fine sur la création de 120.000 postes pour relever les défis « grenelliens » de rénovation des bâtiments anciens. Un chiffre qui justifie d’autant plus l’ouverture de ce chantier gigantesque.
Classé dans : Bâtiments durables, Grenelle de l'Environnement | Mots-clé : ADEME, Ecologie, EDF, Gaz à effet de serre, GES, Grenelle de l'Environnement
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