Article publié le 7 décembre 2009 par Anne Garcia
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La conférence mondiale sur le changement climatique a débuté cette semaine à Copenhague, réunissant 192 pays et pas moins de 30 000 participants. Elle s’est ouverte par un court-métrage fort, faisant appel à la sensibilité des enfants pour convaincre les adultes… un appel des générations futures ? En tout cas, un beau clin d’œil du réalisateur Mikkel Blaabjerg Poulsen :
Car, aujourd’hui, la nécessité d’accords mondiaux est forte (selon les scientifiques, il faut s’engager à réduire de 50 % les émissions de CO2 en 2050). Mais les diplomates ne voient pas tout à fait cela de la même façon.
Un premier bilan assez positif reste que les pays de poids, jusqu’ici réticents, ont affirmé des positions plutôt encourageantes. Les États-Unis veulent ainsi s’engager dans une dynamique vertueuse de réduction de leurs émissions avec des objectifs chiffrés (Barack Obama sera sans doute présent pour la clôture de la conférence), la Chine et l’Inde comptent aussi se diriger vers ce compromis. Mais ce mot « compromis » est lourd de sens car les enjeux politiques sont énormes et les objectifs… très élevés.
En effet, les discussions tourneront sur deux grands axes durant les prochains jours : obtenir des engagements très forts des pays développés (dont les objectifs ne sont pas encore assez hauts pour être efficaces), et obtenir un consensus sur l’aide des pays en développement. En effet, ceux-ci plaident aujourd’hui la responsabilité historique des pays riches pour éviter de se fixer des objectifs de réduction d’émissions pouvant avoir un impact sur leur développement. Le point de friction : une aide internationale suffisante pour le développement d’une croissance durable… Tout un programme.
Classé dans : Développement durable, Evénements | Mots-clé : Conférence de Copenhague, copenhague, Gaz à effet de serre, Protocole de Kyoto
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