Article publié le 15 décembre 2011 par Clément Blasco
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Les émissions mondiales de gaz à effet de serre n’ont jamais été aussi intenses. L’année 2010 avait établit un triste record. En cette fin 2011, le record est en passe d’être battu au dépend de la planète et de l’humanité. Pourtant, grâce à la crise financière qui avait secouée la planète en 2008, les émissions de CO2 avaient significativement ralenties en particulier dans les pays de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économiques). La crise financière, unique moyen pour limiter le risque de changement climatique ?
Les conférences sur le climat visent à établir un consensus mondial permettant de réduire l’impact de l’activité humaine sur le climat. La dernière a eu lieu en Afrique du Sud, à Durban durant quinze jours. C’était la 17ème conférence de son genre placée sous l’égide de l’ONU. Une des plus frustrantes a été celle de Copenhague, il y a deux ans. Un engagement visant à maintenir une hausse de la température mondiale en dessous de 2°C en réduisant les émissions de gaz à effet de serre avait été pris par les 192 chefs d’États et de gouvernements présents. Malheureusement aucun accord contraignant n’avait été décidé. Et sans contrainte, les objectifs ambitieux fixés lors de cette conférence ne peuvent être tenus. En particulier lorsque les plus gros pollueurs de la planète ne s’engagent pas dans cette voie.
La conférence de Durban achevée début décembre a permis de faire avancer le débat pour la conclusion d’un accord mondial contraignant. Les représentants des 195 pays ont adopté à l’unanimité un ensemble de décisions pour renforcer la lutte contre le réchauffement climatique. En voici les principales décisions :
Cette annonce a fait l’effet d’une bombe dans la lutte contre le changement climatique. Elle a été rendue public quelques heures seulement après que la conférence de Durban eut décidé d’engager un consensus impliquant tous les pays. Le ministre de l’environnement canadien Peter Kent a donc annoncé le retrait de son pays au protocole de Kyoto. Le Canada devient le premier pays a prendre cette décision entravant sérieusement les efforts de la communauté internationale. La raison évoquée est tout aussi décourageante : le pays aurait dû payer 14 milliards de dollars canadiens (chiffre contestable) de pénalités pour ne pas avoir respecté ses engagements.
Cette décision remet en question le pouvoir juridique d’un tel protocole. L’enjeu planétaire est-il plus faible que les puissants lobbies promoteurs de la croissance à tout prix ? Et si tout simplement réduire les émissions de gaz à effet de serre était impossible à l’échelle de la planète ? Le Canada s’est tout de même justifié en déclarant que l’accord signé à Durban était la voie de l’avenir… mais lequel ?
Classé dans : CO2, Evénements | Mots-clé : accords, Changement climatique, CO2, Durban, Gaz à effet de serre, onu, protocole, réchauffement
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