Article publié le 15 décembre 2009 par Jérôme Calot
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Le début de la dernière semaine de négociations à Copenhague a été marquée par un regain de tension entre pays industrialisés et pays en développement. Les délégués des 53 nations africaines ont brièvement suspendu leur participation aux débats et aux séances de travail lundi 14 décembre.
La situation de l’Afrique a toujours été vécue comme un douloureux paradoxe par ses habitants. Responsable de seulement 3.6% des émissions de gaz à effet de serre (GES), ce continent est pourtant l’un des premiers à ressentir les effets du réchauffement climatique, notamment à travers les désastreuses vagues de sécheresse qui frappent durement les populations locales. Les représentants africains comptent bien rappeler aux pays industrialisés leur responsabilités, et faire pression dans les négociations pour décrocher une aide financière significative.
En effet, les promesses faites jusqu’ici ne semblent pas suffisantes : alors que l’Europe s’est engagée sur une aide de 7.2 Mds €, le président de la banque africaine de développement Donald Kaberuka estime à 40 Mds $ / an les besoins de l’Afrique pour combattre le dérèglement climatique. Les nations africaines ne manquent pas d’idées, mais de moyens.
La principale inquiétude des délégués africains reste la disparition annoncée du protocole de Kyoto : leur projet de prolonger les engagements des pays développés jusqu’en 2020 se heurte aux désaccords des principaux intéressés. Les grands pollueurs non-signataires ne seraient toujours pas contraints à faire des efforts (USA, Chine, Inde, Brésil…), le Japon et l’Australie ne veulent pas s’engager davantage sans les Etats-Unis. L’Europe quant à elle refuse d’être seule à « graver ses engagements dans le marbre », selon la formule de Brice Lalonde (chef de file des délégués Français à Copenhague).
L’Union Européenne reste persuadée qu’un front commun Europe – Afrique – Brésil serait salutaire pour avancer des propositions concrètes à l’issue de cette semaine. Suite à la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Meles Zenawi (Premier Ministre Ethiopien, représentant l’Afrique à Copenhague), les deux pays lancent aujourd’hui un appel conjoint pour « un accord ambitieux », faisant mention :
Classé dans : Développement durable, Evénements | Mots-clé : afrique, climat, Conférence de Copenhague, Economies d'énergie, Gaz à effet de serre, Protocole de Kyoto
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