Article publié le 13 décembre 2010 par Julien Nargeot
Le 10 décembre 2010 s’est achevé le Sommet de Cancun. Face aux craintes exprimées suite à l’échec du Sommet de Copenhague en décembre 2009, le COP 16 avait fort à faire. Cela dit, le monde repart finalement sur des bases encourageantes, bien qu’un peu timides.
Le successeur du « fonds vert » a été désigné, et doit rassembler 30 milliards de dollars avant 2012 en vue de soutenir un développement des activités industrielles et énergétiques des pays en voie de développement. Une possibilité consisterait en la création de marchés du carbone et d’une taxe sur le transport maritime qui serviraient à financer ce projet. Tout ceci aurait pour but de transmettre à ces pays le savoir-faire du Nord en matière d’énergies renouvelables et de procédés propres, mais aussi de leur donner les moyens de les mettre en oeuvre.
Le programme de lutte contre la déforestation en vue de baisser les émissions de CO2 devait initialement connaître un rafraîchissement et une nouvelle version, mais les discussions sont pour l’instant toujours ouvertes. La seule chose concrète à ce sujet est l’intégration d’un objectif de principe sur le fait de « ralentir, arrêter et inverser la perte du couvert forestier« . Rappelons que la déforestation représente chaque année 17 % des émissions de CO2.
Tout ceci ne sera pas suffisant pour maintenir les hausses de température sous la barre des 2°C, mais Ban ki-Moon, le secrétaire général des Nations Unies, estime qu’il s’agit d’un succès. Ce sentiment est partagé par la plupart des dirigeants présents lors de ce Sommet. Cela dit, la suite du protocole de Kyoto n’est pas écrite, et devra sans doute attendre une prise de position de la Chine et de l’Inde pour se faire.
Classé dans : Développement durable, Evénements | Mots-clé : COP 16, Réchauffement climatique, Sommet de Cancun
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quelles sont donc les garanties qui nous permettent de nous rassurer que ce sommet ne se transformera pas en échec comme son prédécesseur Copenhague!
CALEB MUKADI
mais les 83 pourcent d’émission qu’est ce qui en est responsable?
par ce que dans toute les mésures prises on tente plus de se focaliser sur les 17
CALEB MUKADI
Bonjour M. Mukadi,
Les 83 autres % sont dus à l’industrie, au chauffage et aux autres activités humaines. Le total réel des émissions de CO2 contient également les émissions naturelles comme l’activité volcanique. Concernant les garanties, il n’y a qu’une signature des participants à l’heure actuelle. Mais il n’y en avait pas vraiment eu l’an dernier à Copenhague. Cela laisse la place à un peu plus d’optimisme !