Article publié le 16 juillet 2011 par Mathilde Chevallier
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Surfer sur le web, envoyer des mails, enregistrer et partager des documents à partir de sa clé USB… Autant d’utilisations de l’internet que l’on fait quotidiennement dans notre vie professionnelle ou personnelle. Vous pensiez qu’elles n’avaient pas d’impact sur les émissions de gaz à effet de serre ? Vous vous trompiez ! Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) contribuent à hauteur de 2 % aux émissions européennes de gaz à effet de serre, selon un rapport pour la Commission Européenne de 2008. Ce chiffre devrait doubler d’ici 2020, si nos comportements restent les mêmes. L’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, a publié le 7 juillet 2011 une étude sur l’impact sur l’environnement de ces trois usages et livre quelques conseils pour en limiter la portée.
247 milliards de mails ont été envoyés dans le monde en 2009 et le double serait prévu à l’horizon 2013. Prenons l’exemple d’une entreprise de 100 personnes : chaque employé reçoit en moyenne 59 mails par jour et en envoie 33 ce qui équivaut à 13,6 tonnes équivalent CO2 ! En outre, chaque destinataire de plus augmente le bilan de 6 grammes d’équivalent CO2. De même, décupler le nombre de destinataires multiplie par 4 l’impact sur le changement climatique. Attention également au stockage des mails dans un serveur : plus le courrier électronique est conservé longtemps sur un serveur, plus il a un impact négatif sur le changement climatique.
- Il suffirait de réduire de 10 % les envois de mails pour deux destinataires pour économiser une tonne équivalent CO2 sur an, soit un aller-retour Paris/New-York.
- De même, diminuer de 10 % l’impression des e-mails permettrait d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur une année.
Mais naviguer sur l’internet se révèle polluant pour l’environnement dans la mesure où les serveurs consomment de l’électricité et dégagent de la chaleur. Sachant qu’un Français effectue environ 2,6 recherches par jour soit presque 1 000 recherches par an, cela équivaut à 9,9 Kg CO2. Imaginez le tout multiplié par 29 millions d’internautes français !
Conseils :
- Précisez vos mots-clés pour mieux cibler les recherches.
- Saisissez directement l’adresse url quand vous le pouvez plutôt que de recourir à un moteur de recherche. Ces deux conseils économiseraient 5 Kg équivalent CO2 par an soit environ 40 km parcourus en voiture.
- Enregistrez en « Favoris » les sites consultés régulièrement.
Il s’agit, ici, davantage du contenu et de ses usages – lecture à l’écran ou impression – que de la clé USB en elle-même. L’ADEME donne l’exemple d’une conférence à l’issue de laquelle un document de 200 pages a été remis via une clé USB aux participants. Chacun transfère le contenu de la clé dans son ordinateur et le parcourt des yeux. Si le temps de lecture n’excède pas 2 à 3 minutes par page, alors la lecture à l’écran a moins d’impact sur le réchauffement climatique que l’impression. Au-delà, l’impression devient préférable.
Conseils :
- Evitez d’imprimer chaque document. En cas de nécessité, favorisez une impression noir et blanc, recto/verso et 2 pages par feuille pour un usage professionnel ou sur du brouillon pour un usage personnel.
- Evitez de distribuer des clés USB publicitaires.
- Utilisez des clés USB de taille adaptée à ses besoins.
Classé dans : Economies d'énergie, Technologies | Mots-clé : ADEME, clé usb, CO2, impact environnemental, mail, requête
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