Article publié le 21 juillet 2010 par Julien Nargeot
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Le choix des fenêtres est un point crucial lorsque l’on veut une bonne isolation de son habitation car jusqu’à 25 % des déperditions énergétiques ont lieu à ce niveau. Il s’agit d’un marché important et concurrentiel, ce qui rend le choix peu facile. Première chose à considérer : les travaux doivent impérativement être réalisés par un professionnel, de préférence ayant reçu la qualification « Qualibat » qui est attribuée aux artisans dont les compétences techniques et la qualité du travail ont été évaluées et validées. Quelle Energie a choisi de travailler exclusivement avec des partenaires certifiés et revient sur les points essentiels pour le choix du matériel.
De la fenêtre classique à 2 vantaux verticaux s’ouvrant vers l’intérieur, aux baies vitrées, en passant par les modèles plus avancés pivotant verticalement sur leurs montants, il existe une pléthore de types de fenêtres. Ainsi, la baie vitrée coulissante est plus adaptée pour se substituer à une porte, comme pour une ouverture sur un jardin, tandis que dans la cuisine les modèles pouvant laisser passer un courant d’air grâce à une fenêtre oscillo-battante sont davantage appréciés. Entrebâillées en partie haute, ces fenêtres permettent une bonne ventilation. Les vasistas peuvent apporter éclairage et aération dans des pièces telles qu’une cave semi-enterrée ou une salle de bain. De même, un vélux est la solution lorsque la surface de pose est inclinée, comme c’est la cas au sein de combles. Les modèles classiques peuvent s’adapter à toutes les autres pièces de la maison. Choisir une fenêtre, c’est donc définir quelle(s) mission(s) elle devra remplir : apporter de la lumière, assurer une ventilation de l’air, créer une ouverture vers l’extérieur, etc.
Il existe 3 grands types d’encadrement d’une fenêtre : le bois, le polyvinyle de chlorure (PVC) et l’aluminium. Tout d’abord, le bois est un matériaux personnalisable à souhait, qui saura s’adapter à un grand nombre d’intérieurs. En plus de ses vertus écologiques, le bois est un bon isolant qui nécessite toutefois plus d’entretien que les autres. Le PVC possède le meilleur rapport qualité / prix. Il s’agit d’un bon isolant qui a su s’imposer en raison de sa facilité d’entretien et de sa légèreté. Le bémol concerne son aspect visuel plastique qui trouvera plus difficilement sa place dans toutes les décorations d’intérieur. De plus, il émet des fumées toxiques en cas de combustion. Le troisième cadre possible est celui en aluminium. Il s’agit d’un métal qui peut être traité de diverses façons. Ce matériaux très en vogue ces temps-ci possède de nombreuses variantes au niveau des coloris, ce qui lui permet de s’intégrer plus facilement dans un intérieur que le PVC. Les traitements qu’il peut subir en plus de cet aspect mode expliquent son prix particulièrement élevé. Cela dit, l’inconvénient est de taille, car à moins d’être doté de rupteurs de ponts thermiques, il possède une très mauvaise capacité d’isolation en raison de sa conductivité thermique élevée.
Le choix du vitrage est le point le plus important car c’est lui qui possède la plus grande surface en contact avec le milieu extérieur. Sa faculté à isoler dépendra de son coefficient de transmission thermique (Uw). Plus il est faible, moins la chaleur s’échappera, et meilleure sera l’isolation thermique de la fenêtre.
Le simple vitrage a un coefficient de conductivité thermique de 5,7 W/m².K pour une épaisseur de 6 mm, donc seule l’absence de vitre isolera moins bien votre habitation. Le principe du double vitrage est simple : on installe 2 épaisseurs de verre de 4 mm chacune, avec une couche isolante entre elles. Celle-ci peut être composée d’air ou de gaz rares (argon ou krypton) sur une épaisseur de 16 mm, et d’un film à basse émissivité qui recouvre l’une de ses deux faces. Le triple vitrage possède 3 couches de verre et 2 lames des mêmes gaz de 12 mm d’épaisseur. La valeur du coefficient thermique du double vitrage est comprise entre 2,6 et 3,1 W/m².K sans revêtement isolant supplémentaire, alors qu’un triple vitrage argon à couche isolante peut atteindre 1,5 W/m².K, voir moins.
Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) estime que la durée de vie moyenne d’une fenêtre ne peut pas excéder 30 ans. Cela dit pour optimiser leur efficacité et leur durée de vie, il faut prendre certaines précautions. Par exemple, une fois par an il est recommandé de graisser les charnières et le mécanisme d’ouverture. Un nettoyage des vitres et des coins permet de prévenir la formation de dépôts, de moisissures et autres fragilités dans la structure.
Les fenêtres anciennes ne bénéficient pas des avancées des derniers modèles au niveau isolation et au niveau confort. La présence de fissures sur le contour peut faire qu’une fenêtre ne soit plus étanche à l’eau, à l’air ou au vent. En les remplaçant, les particuliers obtiennent un meilleur confort à l’intérieur de leur habitation et réduisent efficacement leurs dépenses énergétiques.
Classé dans : Bâtiments durables, Economies d'énergie | Mots-clé : aluminium, argon, bois, double-vitrage, fenêtre, krypton, PVC, triple-vitrage
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