Article publié le 9 avril 2010 par Jérôme Calot
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A l’heure où l’on parle beaucoup d’empreinte écologique et de bilan carbone pour expliquer le développement durable, Quelle Energie se propose de clarifier ces concepts pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de ce développement durable.
L’empreinte écologique consiste à comptabiliser tout les besoins de l’Homme vis-à-vis de la nature. Elle se calcule en multipliant la population mondiale par la consommation par personne et par l’intensité en ressources et en déchets. Ce calcul donne un résultat de 2,23 hectares/habitant. Évidemment, nous ne sommes pas tous égaux : un nord-américain a besoin de 9,4 hectares tandis qu’un africain n’en consomme que 1,1… L’empreinte écologique doit ensuite être comparée à la Biocapacité (ce que la Nature peut nous donner) : le développement durable se donne pour objectif de tendre vers une consommation raisonnée. Pour connaître la Biocapacité de notre planète, le calcul est simple : on multiplie la surface de Bioproduction (12 milliards d’hectares répartis entre les champs cultivés, les pâturages, les pêcheries, les terrains construits et les forêts) par la production mondiale. La valeur moyenne obtenue est de 1,8 hectare/habitant, ce qui est inférieur à la consommation actuelle. Il faudrait donc 1,4 fois la Terre pour assurer une consommation respectueuse et durable…
Deux point très importants de cette notion d’empreinte écologique sont la production et la gestion des déchets (au sens large). L’empreinte carbone représente la quantité de carbone rejeté par l’Homme ou par ses activités, au sein de l’atmosphère. Contrairement à ce que son nom indique, elle ne comporte pas que la part des rejets de CO2, mais de manière générale tous les gaz à effets de serre (GES). Leur importance face au réchauffement climatique est traduite par un « équivalent carbone » en fonction de leur pouvoir en tant que GES : le méthane, par exemple, est 23 fois plus actif en tant que perturbateur climatique que le dioxyde de carbone, donc une molécule de méthane sera comptée comme ayant un équivalent carbone de 23. Il ne faut pas sous-estimer l’empreinte carbone car elle représente la moitié de l’impact humain sur la planète. C’est pour cela qu’il s’agit de la principale préoccupation de la lutte contre le réchauffement climatique. Un outil extrêmement pratique pour étudier l’impact d’une activité sur l’environnement est le Bilan Carbone, développé dès 2002 par Jean-Marc Jancovici et l’ADEME. Il est ici question de mesurer la quantité de dioxyde de carbone (ou d’équivalent carbone) émise d’un bout à l’autre d’un processus. Cela aboutit notamment à la conclusion qu’un ménage français émet en moyenne 16,4 tonnes de CO2 par an. C’est là où les forêts rentrent en compte dans l’atténuation de l’empreinte carbone, en stockant un partie de ces rejets.
Comme vous pouvez vous en douter, la combustion d’hydrocarbures est la cause première de l’augmentation de l’empreinte carbone, et c’est pour cela que Quelle Energie a choisi de prendre le parti des économies d’énergie ainsi que des énergies alternatives aux carburants fossiles. Il s’agit-là de mettre en pratique les principes du développement durable à travers une consommation plus responsable.
Classé dans : CO2, Développement durable | Mots-clé : bilan carbone, Développement durable, empreinte carbone, empreinte écologique
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