Vers une démographie responsable

DémographieEn à peine douze ans, il s’est ajouté un milliard d’être humains à la surface du globe. Et c’est aujourd’hui qu’est né le 7 milliardième être humain, symboliquement désigné comme originaire des Philippines. Ce cap n’est pas une victoire pour l’humanité, mais un défi de plus à relever.

7 Milliards d’humains

Alors qu’au début du XIXème siècle la population humaine n’avait encore jamais atteint le milliard d’être humains, la terre en compte à présent 7 milliards. La raison de cette explosion démographique part d’un constat : le rapport entre le taux de natalité et de mortalité a changé. Auparavant, ces deux taux étaient plus ou moins équilibrés mais avec l’amélioration des conditions de vies humaines, l’équilibre n’est plus assuré. Le taux de natalité est resté le même mais le taux de mortalité a chuté. Cela s’explique par l’amélioration de l’hygiène, des progrès médicaux, d’une alimentation plus abondante et de la diminution de la pénibilité au travail. Mais il y a un retour possible à l’équilibre lorsque le taux de natalité baisse à son tour. Cette transition démographique entamée par les pays de l’Europe de l’ouest il y a près de deux cents ans n’est pas encore terminée dans certains pays, d’où l’augmentation actuelle de la population mondiale.

Un danger pour l’Humanité

Nous vivons sur une planète d’interdépendance entre les ressources naturelles et nos besoins. Ces derniers sont infinis alors que les ressources ne le sont pas. Ce rapport entre l’Homme et la nature est bien réel et ne peut-être évité. Chaque heure, la terre accueille 10.000 âmes de plus et la grande majorité de la population n’aspire qu’à un seul idéal : adopter un mode de vie à l’occidental. Mais le consumérisme épuise les ressources et entraîne une dégradation irrémédiable de notre environnement. Ce mode de vie n’est malheureusement pas viable pour 7 milliards d’humains. A l’heure actuelle, c’est un grand déséquilibre qui nous menace : 5 % de la population mondiale consomme le quart de l’énergie produite. Une infime partie de la population épuise les ressources naturelles (pétrole, charbon, gaz, …) alors que la majorité ne peut en profiter. L’accès à une eau potable est également compromis : 13 % des Hommes n’y ont pas accès. Cette démographie exponentielle exerce une pression considérable sur les écosystèmes et porte directement atteinte au vivant et donc à l’humanité.

Des solutions existantes

D’après les prévisions de l’ONU, la terre comptera 9,3 milliards d’individus avant 2050. Cette estimation peut s’avérer fausse puisque certains experts tablent sur une population se stabilisant à 8 milliards d’ici une quinzaine d’années. Même si actuellement il y a un ralentissement de la croissance démographique, d’ici à 60 ans la population pourrait doubler avec une croissance de + 1.1 % par an (taux 2010). Des actions doivent donc être menées par les gouvernements pour encourager une démographie responsable et accélérer la transition démographique.

  • Favoriser et investir massivement dans l’éducation des femmes
  • Au Niger, le taux de fécondité est le plus élevé du monde avec 7.45 enfants par femme. Ce taux peut diminuer en favorisant l’accès à l’éducation.

  • Accès gratuit aux moyens modernes de contraception
  • Dans beaucoup de pays les moyens de contraception sont inaccessibles car trop chers ou tout simplement inexistants. Les tabous qui entourent la contraception doivent également être brisés.

  • Créations de lois plus contraignantes
  • Un pays comme la Chine a eu le courage d’imposer sa politique de l’enfant unique afin de contenir le nombre d’habitants à 1.345 milliard à l’heure actuelle. Ce cas n’est pas isolé puisque d’autres pays ont adopté des systèmes certes moins contraignants mais tout aussi efficace : à Taïwan le taux de fécondité est le plus bas du monde : 0,9 enfant par femme.

  • Limitation de la consommation de viande
  • Les démographes ont toujours affirmé que la terre pouvait nourrir 7 milliards d’être humains. Et pourtant, actuellement près d’1 milliard de personnes souffre de la faim et le problème n’est pas prêt d’être résolu avec l’explosion de la consommation de viande dans le monde. 56 % de la production de céréales y est destinée. Il faut donc favoriser un retour à l’agriculture vivrière, réduire les déséquilibres mondiaux entre surproduction et famine mais aussi freiner la production des biocarburants de première génération.

    L’enjeu

    Un pays comme la France agit-il en acteur responsable lorsque sa croissance démographique est subventionnée afin d’encourager la croissance économique? Renouer le lien entre la nature et l’homme est un impératif pour notre survie. Il faut un partage plus équitable des richesses. Mais l’Homme sera-t-il assez visionnaire pour endiguer le phénomène de la surpopulation avant qu’il ne soit trop tard ?

    Crédit Photo : egorick

Vos réactions

09 Nov

C’est le problème clef, celui qui, si nous ne le résolvons pas, condamnera à l’échec tous nos autres efforts en matière d’environnement. Quelle que soit notre organisation; il n’y aura pas de salut pour la nature dans un monde surpeuplé. Il est temps que le tabou cesse sur cette question et que l’on comprenne que l’humanisme se situe du côté d’une démographie plus modeste.

Didier Barthès
10 Nov

Partage des richesses oui! Mais on ne peut pas partager à l’infini des ressources finies: La seule solution c’est de stabiliser très rapidement la population humaine.

René Varenge
04 Fév

La meilleure solution, c’est de laisser faire. Cette solution n’a-t-elle pas donné d’excellents résultats dans le domaine de la lutte contre les inégalités, sur une planète où aujourd’hui des milliardaires côtoient des affamés?

José
05 Mai

Cet article est courageux et perspicace en même temps et il est heureux qu’émerge, enfin, une conscience responsable sur la démographie.

Si il est facile de critiquer les autres pays sur le ton « il faudrait .. » je crois qu’il faudra beaucoup de courage à notre pays pour cesser d’investir à fonds perdus dans la politique nataliste que nous menons depuis près d’un siècle.
Par exemple il est prouvé que les « allocations familiales » n’influent nullement sur le nombre d’enfant désiré (que représente 120 € / mois sur un salaire médian d’un couple soit 3500 € ?) elles sont tellement ancrées dans le paysage qu’il faudrait un courage politique pour les supprimer, peut être mourront elles de leur belle mort en cessant d’être revalorisées quand elles ne représenteront guère plus qu’une obole plus chère en frais de fonctionnement qu’en revenu de transfert.

Orania
07 Mai

@Orania : Merci pour votre commentaire. J’ajoute qu’avec le contexte actuel et les récentes élections présidentielles, cette volonté de changer profondément notre politique démographique est inexistante. Et puis ces promesses incessantes d’une croissance économique toujours plus forte va de pair avec une croissance de notre population.

Clément Blasco


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