Article publié le 28 septembre 2011 par Julien Nargeot
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Le 30 août 2011, deux groupes pétroliers, l’un américain, l’autre russe, ont trouvé un accord pour exploiter communément l’or noir de la partie russe de l’Arctique.
Les géants pétroliers Rosneft et Exxon ont signé un accord pour exploiter le pétrole sous-marin de la mer de Kara dès 2015. Exxon a donc réussi là où la compagnie britannique BP avait échoué quelques mois plus tôt. Les investissements pourraient représenter entre 200 et 300 milliards de dollars en dix ans, et concernent également la mer Noire. Rappelons que le coût de construction d’une plate-forme de forage est d’environ 15 milliards de dollars. Cela ferait au moins dix zones de forage qui pourraient exploiter ce pétrole non-conventionnel.
Le pétrole de l’Arctique fait partie des dernières zones vierges de toute exploitation. Au delà de la profondeur du forage, ce pétrole n’a pas été exploité avant pour la bonne et simple raison que les glaces empêchaient tout forage. Le problème est que la glace fond à une vitesse croissante dans cette partie du monde, permettant ainsi de forer et d’exploiter toujours plus d’hydrocarbures. Ainsi, ces derniers seront consommés et participeront au réchauffement climatique en accentuant le phénomène de fonte des glaces. C’est en effet un cercle vicieux.
Le danger le plus important concernant ce futur chantier serait bien entendu une marée noire, qui aurait un impact conséquent sur la biodiversité. De plus, les conditions climatiques et la démographie particulières ne favoriseraient pas une intervention ou un nettoyage efficace…
Classé dans : CO2 | Mots-clé : Arctique, Exxon, pétrole, pétrolier
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