Les déboires de la taxe carbone

Article publié le 30 décembre 2009 par Jérôme Calot

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taxe carboneAlors que la taxe carbone devait entrer en vigueur début janvier 2010, le Conseil Constitutionnel vient d’invalider l’ensemble du dispositif. Le gouvernement ne s’avoue pas vaincu pour autant et comptait bien présenter un nouveau texte le 20 janvier dernier, pour inclure cette « révolution fiscale » (selon les termes du chef de l’état) dans la loi de finance rectificative.
Peine perdue : les ministres concernés doivent prendre le temps nécessaire pour ficeler un nouveau projet qui aura toutes les chances d’être validé. Aux dernières nouvelles, la taxe carbone devrait néanmoins être lancée en juillet 2010.

Le motif invoqué par les Sages du Conseil : les nombreuses exceptions qui conduisent à une « rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ». En pratique, de nombreuses industries devaient échapper à la contribution carbone : cimenteries, centrales thermiques, raffineries… Tous ces sites sont déjà concernés par le régime des quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union européenne, mais ces quotas sont distribués gratuitement depuis 2005 et jusqu’en 2012. Même si la deuxième phase (2013-2020) transformera l’attribution gratuite en vente aux enchères, cet écart de calendrier permettait tout de même aux gros pollueurs de ne subir aucune contrainte économique forte pendant les premières années de la taxe carbone.

Au final, le Conseil Constitutionnel ne remet pas en question la dynamique positive liée à la taxe carbone. Mais il considère que le changement de nos modes de vie et nos habitudes de consommation doit être l’affaire de tous. Le gouvernement a promis qu’il tiendrait pleinement compte des observations du Conseil pour composer la nouvelle mouture du texte. Rendez-vous dans quelques semaines pour voir si la taxe carbone saura créer un plus grand consensus.

>> Lire le communiqué de presse du Conseil Constitutionnel (format PDF)

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Copenhague 2009 : pouvait-on espérer une issue positive ?

Article publié le 23 décembre 2009 par Jérôme Calot

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Sommet de Copenhague 2009
Echec Copenhague
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le sommet de Copenhague s’est bien achevé sur un consensus entre les 192 pays participants. En effet, tout le monde s’accordait pour parler d’un échec, d’un gâchis voire même d’un scandale après 2 semaines de négociations.

L’accord obtenu « à l’arraché » par les principales puissances n’a pas été ratifié par l’ensemble des participants, contrairement à ce qui avait été annoncé au départ. Ces quelques pages ressemblent plus à une déclaration de bonne intention qu’à la création d’une véritable dynamique de lutte contre le changement climatique. En substance, il s’agit de reconnaître la réalité de ce changement et d’affirmer la nécessité de venir en aide aux pays les plus pauvres. Aucun engagement commun sur la réduction des gaz à effet de serre, une promesse incomplète sur les montants mobilisés pour l’aide aux pays en développement, des déclarations floues sur les sources de revenus et la feuille de route pour ces prochaines années. On peut comprendre la frustration de ceux qui mettaient tant d’espoir dans cette conférence : la montagne a accouché d’une souris.

Mais était-il vraiment raisonnable de penser qu’un accord était possible ? Les clivages Nord-Sud sont connus depuis longtemps sur la question du développement durable. Les pays comme la Chine ou l’Inde poursuivent leur développement à grande vitesse sans aucune intention de lever le pied. Malgré les déclarations d’intention de Barack Obama, les Etats-Unis restent immobilisés sous la pression des grands lobbies du pétrole ou de l’agro-business.

Au-delà de la lutte contre le dérèglement climatique, il faut se poser la question plus générale du fonctionnement des instances de l’ONU. Dans l’histoire de l’organisation, a-t-on déjà observé une position commune de tous les pays membres qui induise des changements profonds et des obligations fortes pour chacun ? La plupart des « productions » de l’ONU sont des résolutions qui n’ont que peu de valeur juridique (par exemple : plus d’une centaine de résolutions non-appliquées sur le conflit israélo-palestinien) et qui n’impliquent pas la totalité des pays membres. On a bien vu à Copenhague que les rares avancées dans les discussions étaient obtenues lors de réunions de travail limitées à quelques pays, avancées que certains délégués s’empressaient d’invalider sous prétexte qu’ils n’avaient pas pris part à la réflexion. C’est donc le mode de fonctionnement de ces grands rendez-vous qui est sans doute à réinventer.

Le fiasco de Copenhague est peu à peu reconnu par tous les participants, après le positivisme de façade des grands dirigeants politiques. L’ONU avait été créée suite à un traumatisme vécu par le monde entier : deux guerres mondiales en quelques dizaines d’années. Il n’est malheureusement pas impossible qu’il faille attendre un autre traumatisme, climatique celui-ci, pour que les dirigeants de la planète se retroussent les manches et prennent enfin leurs responsabilités.

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L’Afrique exprime ses frustrations à Copenhague

Article publié le 15 décembre 2009 par Jérôme Calot

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Sommet de Copenhague 2009
planète AfriqueLe début de la dernière semaine de négociations à Copenhague a été marquée par un regain de tension entre pays industrialisés et pays en développement. Les délégués des 53 nations africaines ont brièvement suspendu leur participation aux débats et aux séances de travail lundi 14 décembre.

La situation de l’Afrique a toujours été vécue comme un douloureux paradoxe par ses habitants. Responsable de seulement 3.6% des émissions de gaz à effet de serre (GES), ce continent est pourtant l’un des premiers à ressentir les effets du réchauffement climatique, notamment à travers les désastreuses vagues de sécheresse qui frappent durement les populations locales. Les représentants africains comptent bien rappeler aux pays industrialisés leur responsabilités, et faire pression dans les négociations pour décrocher une aide financière significative.

En effet, les promesses faites jusqu’ici ne semblent pas suffisantes : alors que l’Europe s’est engagée sur une aide de 7.2 Mds €, le président de la banque africaine de développement Donald Kaberuka estime à 40 Mds $ / an les besoins de l’Afrique pour combattre le dérèglement climatique. Les nations africaines ne manquent pas d’idées, mais de moyens.

La principale inquiétude des délégués africains reste la disparition annoncée du protocole de Kyoto : leur projet de prolonger les engagements des pays développés jusqu’en 2020 se heurte aux désaccords des principaux intéressés. Les grands pollueurs non-signataires ne seraient toujours pas contraints à faire des efforts (USA, Chine, Inde, Brésil…), le Japon et l’Australie ne veulent pas s’engager davantage sans les Etats-Unis. L’Europe quant à elle refuse d’être seule à « graver ses engagements dans le marbre », selon la formule de Brice Lalonde (chef de file des délégués Français à Copenhague).

L’Union Européenne reste persuadée qu’un front commun Europe – Afrique – Brésil serait salutaire pour avancer des propositions concrètes à l’issue de cette semaine. Suite à la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Meles Zenawi (Premier Ministre Ethiopien, représentant l’Afrique à Copenhague), les deux pays lancent aujourd’hui un appel conjoint pour « un accord ambitieux », faisant mention :

  • d’une réduction de 50% des émissions de GES à horizon 2050, par rapport à 1990 ;
  • de la création d’un fonds de 30 Mds € sur 3 ans, principalement pour l’Afrique et la lutte contre la déforestation ;
  • de la création d’une taxe sur les transactions financières, comme source d’aide publique pour les pays en développement ;
  • de la mise en place d’une Organisation mondiale de l’Environnement.

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Comparatif des Pompes à Chaleur

Article publié le 10 décembre 2009 par Anne Garcia

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Pompes à ChaleurSolution miracle ? Avancée technologique ? Énergie renouvelable ? Chauffage économique ? Mais qu’est-ce qu’une Pompe à Chaleur ? Vous en avez sûrement entendu parler : reportages télévisés, sites internet, magazines… Elle est partout ! Malheureusement, il n’est pas toujours facile d’y voir clair. Alors que les professionnels (grandes surfaces marchandes…) en sont équipés depuis presque dix ans, cette technologie est encore assez obscure pour le grand public. Lire la suite de cet article

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Les gestes malins pour moins chauffer

Article publié le 10 décembre 2009 par Jérôme Calot

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Astuces de chauffageEt si les premières mesures à prendre pour limiter sa facture de chauffage étaient simplement de changer quelques habitudes de vie ? Quelle Energie vous donne de précieux conseils pour vous chauffer sans vous ruiner !

Optimisez l’aération de la maison
Il est important de renouveler régulièrement l’air intérieur des maisons : cela évite la prolifération d’humidité, de microbes ou d’odeurs. Mais en hiver, l’aération est aussi une source importante de déperdition de chaleur (jusqu’à 20% de la déperdition totale de l’habitation). Si ce renouvellement se fait par les fenêtres, préférez une large aération pendant 5-10 minutes plutôt que de laisser les ouvertures entrebâillées pendant plus longtemps. Une seule aération par jour doit suffire.

Réglez l’utilisation du chauffage
Pas la peine de chauffer à 20°C pendant la nuit ou les périodes d’inoccupation de la maison ! Installez rapidement un programmateur de chauffage pour économiser jusqu’à 15% de votre facture de chauffage. Le programmateur vous permet de créer des scénarios en fonction du moment de la journée et de votre présence dans la maison. Vous pouvez ainsi baisser le chauffage pendant la nuit, le couper pendant la journée si vous travaillez, et le redémarrer une heure avant de rentrer le soir.

Choisissez la bonne température
Nous avons souvent tendance à surchauffer les pièces, en oubliant par exemple que l’on peut mettre un pull au lieu de pousser la chaudière… Baisser la température de 1°C peut vous permettre de faire 7% d’économies d’énergie. De plus, la température doit varier selon les pièces : 20°C dans la pièce à vivre, 16-17°C dans la chambre et 22°C dans la salle de bain.

Soignez vos radiateurs
Pour que la chaleur se diffuse au mieux dans les pièces, les radiateurs doivent d’abord être dégagés de tout objet perturbant leur efficacité : linge qui sèche, bibelots, mobilier. Pensez également à les dépoussiérer régulièrement pour profiter à fond de leur rendement. Dernière astuce : vous pouvez placer un film réflecteur entre les radiateurs et le mur pour éviter que la chaleur diffusée ne soit trop rapidement absorbée par les murs.

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