Posté: 5 mars 2010 | Auteur: Julien Nargeot | Classé dans: Aspects Juridiques, Pompes à chaleur | Tags: chaleur, démarche, géothermique, pompe | Aucun Commentaire »
Le principe de la géothermie est de récupérer la chaleur tellurique pour l’utiliser afin de chauffer sa maison. C’est un moyen écologique de se chauffer, du moins bien plus écologique que la plupart des autres chauffages. Cependant, les travaux ou les démarches associées peuvent décourager les plus hardis. Quelle Energie fait le point sur ce sujet pour accompagner les personnes intéressées.
Il existe deux types de capteurs géothermiques : les capteurs horizontaux, et les verticaux. En ce qui concerne les capteurs horizontaux, la procédure est simple. Il faut simplement effectuer une demande de travaux en Mairie. Cette demande est soumise aux conditions énoncées par les arrêtés municipaux et préfectoraux. Les travaux nécessitent certes une grande surface, mais il n’y a pas de forage à proprement parler, vu que la tranche de terre retirée n’excède pas 1,20 m.
C’est précisément en cela que diffèrent les capteurs verticaux, vu qu’ils nécessitent un forage de l’ordre de 80 à 100 m de profondeur. Ils rentrent dans la catégorie des forages à des fins d’usage domestique, ce qui signifie qu’en plus des autorisations précédemment énoncées, l’article 131 du Code Minier oblige qu’une déclaration préalable soit faite à la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) pour tout forage dont la profondeur dépasse 10 mètres. Enfin, les pompes à chaleur géothermique nécessitent le remplissage d’une déclaration d’ouvrage, comme le stipule l’arrêté sur les gîtes géothermiques (décret 78-498 du 28 mars 1978, article 17). Le demande doit être effectuée au moins un mois avant la date de début des travaux. Vous pourrez trouver ce formulaire ici.
Une partie des démarches peut être réalisée directement par l’installateur. C’est aussi pour cela que Quelle Energie a choisi de travailler avec des partenaires installateurs ayant la certification QualiPac, pour garantir une collaboration de qualité entre le consommateur et le professionnel.
Posté: 3 mars 2010 | Auteur: Julien Nargeot | Classé dans: Bâtiments durables, Développement durable, Evénements | Tags: Eco-construction, ecobat, énergétique, performance, salon | Aucun Commentaire »
A l’approche de l’ouverture du salon EcoBat 2010 (du 12 au 14 mars à Paris Porte de Versailles), Quelle Energie vous invite à découvrir une façon alternative de concevoir l’habitat.
EcoBat est un rassemblement de 150 exposants français et étrangers, sur une surface de près de 6.000 m². Seront présent des fabricants, des constructeurs, des artisans du bâtiment durable et de la performance énergétique. Vous pourrez y rencontrer des architectes de bureaux d’études ou des promoteurs de maisons à basse consommation énergétique. Il s’agit là d’un moyen de se tenir au courant des dernières avancées en matière d’éco-construction, ou tout simplement de franchir le pas et d’acquérir une installation verte. Pour les professionnels, il est même possible d’assister à des conférences et à des colloques en vue de s’informer des dernières tendances du marché. Les sujets abordés vont de l’émergence des marchés en Île de France, à la dépollution des sols, en passant par la performance de l’isolation thermique. Avec 3 jours de salon, 12 conférences/colloques et plus de 18.000 visiteurs attendus, cette 7ème édition s’annonce d’ores et déjà comme une réussite !
» Consultez le site internet du Salon
Du 12 au 14 mars 2010, de 9h30 à 19h (la journée du 12 mars est réservée aux professionnels)
Posté: 2 mars 2010 | Auteur: Julien Nargeot | Classé dans: Autres énergies, Technologies | Tags: Cadarache, fusion, ITER, MIT, NIF, nucléaire | Aucun Commentaire »
Dans notre pays où 80% de l’électricité vient du nucléaire, la fission nucléaire reste très controversée en raison des déchets à très longue durée de vie dont on ne sait que faire pour l’instant. La fusion nucléaire, même si elle est toujours en phase de développement, rencontre un plus grand succès. Le secteur de l’énergie est dans tous ses états en raison de la course aux résultats que se livrent les laboratoires. Quelle Energie revient sur cette actualité brûlante.
Considérons dans un premier temps le principe de fonctionnement de la fusion nucléaire. Il est question de prendre du Deutérium et/ou du Tritium qui vont servir de combustible, et de les faire fusionner. Il s’agit là du principe inverse de la fission jusque-là utilisée dans les centrales nucléaires, où l’on casse un noyau lourd pour en faire deux plus légers. Dans les deux cas, cela engendre des produits et un dégagement d’énergie, celle-là même qui sera transformée en électricité. Le processus théorique a l’air simple, mais les conditions pour initier la réaction requièrent des quantités d’énergie colossales. Le défi est d’arriver à des températures suffisantes pour créer un état particulier de la matière (appelé « le plasma ») et assez longtemps pour initier la réaction. Il existe plusieurs moyens de lancer et d’entretenir la réaction, et c’est sur ce point que différents laboratoires sont en compétition à travers le monde.
Tout d’abord, il existe le principe du confinement inertiel, comme développé à Bordeaux avec le Laser MégaJoule, ou aux États-Unis avec la National Ignition Facility. Le principe est de bombarder avec des lasers une petite bille de combustible afin de faire monter la température suffisamment pour pouvoir allumer le réacteur. La principale difficulté, en dehors de l’énergie nécessaire à l’allumage, est d’entretenir ce processus assez longtemps pour permettre à la réaction de durer. C’est dans ce cadre qu’un pas a été franchi le mois dernier outre-Atlantique, en obtenant une température de 111 millions de degrés pendant quelques milliardièmes de seconde à partir de 192 lasers haute performance.
Une autre approche, venant du Massachusetts Institute of Technology (MIT), et s’inspirant directement de phénomènes astrophysiques, a vu le jour récemment. Le Levitation Dipole Experiment (LDX) consiste à maintenir en lévitation au centre d’une chambre un aimant ayant la forme d’un anneau. Le champ magnétique toroïdal (en forme de doughnut) ainsi formé contrôle le plasma à l’extérieur de l’aimant. L’intérêt de cette technique, en dehors de l’étude des champs magnétiques des corps célestes, est que le plasma peut se densifier en raison des turbulences induites.
La dernière piste majeure, et non des moindres, s’appelle le confinement magnétique. Il est ici question d’enfermer un plasma au sein d’une chambre de confinement dotée d’un champ magnétique toroïdal (l’ensemble est appelé « tokamak »), à l’instar de ce qui se passe au sein du soleil. Avec une alimentation en combustible continue, il est possible de produire de l’énergie en continu. Le plus célèbre et le plus évolué des tokamaks est l’International Thermonuclear Experiment Reactor (ITER) situé à Cadarache, près d’Aix-en-Provence. C’est un projet international qui a jusque-là réussi à produire 500 MW durant 6 minutes.
Les récents résultats la National Ignition Facility sont la preuve d’une magnifique avancée pour l’allumage au laser, mais c’est ITER qui remporte le prix du meilleur espoir. Le point fort d’ITER est sa rentabilité : il fournit 10 fois plus d’énergie qu’il n’en consomme, chose rare dans l’état actuel des recherches. Autre intérêt de la fusion nucléaire, les déchets sont bien moins problématiques. En effet, les produits de la fission sont radioactifs des milliers d’années durant. Les produits de la fusion ne sont pas radioactifs et les déchets induits ont une vie à échelle humaine (parois de l’appareil, canalisations…). Le développement de la fusion nucléaire est long et fastidieux, et sa phase d’exploitation industrielle n’est pas prévue avant au moins 15 à 20 ans. Mais cela n’enlève aucun mérite aux performances réalisées récemment, qui contribueront sans doute à réconcilier énergie nucléaire et développement durable.
Posté: 26 février 2010 | Auteur: Julien Nargeot | Classé dans: Développement durable, Energie solaire, Energies renouvelables, Technologies | Tags: Energie Solaire temp, panneau, photovoltaïque, rendement | Aucun Commentaire »
L’attrait pour le soleil est une caractéristique commune aux tournesols et aux panneaux solaires photovoltaïques. Cependant, une différence notable est que le tournesol ignore toute notion de rendement et d’esthétisme, ce qui n’est pas le cas dans l’industrie photovoltaïque. Le rendement d’un panneau solaire se définit simplement comme étant la quantité d’énergie solaire qu’il peut transformer en énergie par rapport à toute celle qu’il reçoit. Avec l’arrivée récente du numéro un français du disque optique (MPO) sur le marché des cellules photovoltaïques pour particuliers, c’est tout le secteur qui se livre à une escalade technologique en vue d’améliorer et de diversifier l’offre.
Tout d’abord, voici un petit résumé de la situation pour l’année écoulée : il existe deux principaux types de panneaux solaires photovoltaïques au silicium, les monocristallins et les polycristallins. La différence majeure tient dans le mode de fabrication, ainsi que dans le rendement qui est compris entre 14% et 16% pour les premiers, et de 13 à 14% pour les seconds. On peut également fabriquer des cellules en silice amorphe, qui coûtent presque aussi cher que les deux précédentes, mais dont le rendement est inférieur (7%). Devant l’essor du secteur, les industriels ont investi en Recherche & Développement afin de présenter des alternatives. Deux grands axes de réflexion antagonistes ont été suivis : d’un côté l’augmentation du rendement, de l’autre la baisse des coûts financiers et environnementaux.
Tout d’abord, en ce qui concerne le rendement, MPO a choisi de former un consortium avec des professionnels du photovoltaïque afin de former le PV20 dont le but est d’atteindre 20% de rendement, contribuant à 20% de réduction des gaz à effet de serre, et participant à 20% des énergies renouvelables en Europe à l’horizon 2020. Un consortium de chercheurs américains de Delaware a pu obtenir un rendement de 42,8% avec une technique révolutionnaire mettant en pratique des principes quantiques. Ce rendement pourrait être théoriquement doublé, mais la commercialisation n’est pas pour demain. Le groupe japonais Fujikura s’est inspiré de la photosynthèse naturelle afin d’obtenir un rendement prometteur également via des cellules photovoltaïques dites Grätzel, qui ont la particularité de contenir des pigments similaires à la chlorophylle. Le souci de ces matériaux reste le prix exorbitant des matières premières, rendant le produit fini très peu abordable.
C’est en partant de cette constatation que le groupe Nanosolar a combiné les nanotechnologies aux technologies existantes afin de recouvrir un film souple d’une mince pellicule de matériaux semi-conducteurs. Cela engendre une baisse drastique des coûts de fabrication, avec tout de même 11% de rendement moyen, et 16.4% obtenus en laboratoire. En travaillant sur le même concept, IBM a réussi à obtenir un rendement de 9.6%, mais compte bien l’améliorer. Le Boston Collège (Massachusetts) a choisi de développer la technologie des infrarouges, qui ont la particularité de produire de l’énergie de nuit, tant qu’une source de chaleur se trouve à proximité. Une autre piste de réflexion a été abordée avec les cellules polymères photovoltaïques, qui se trouvent être un dérivé du pétrole, qui obtient un rendement de 5%. Ceci dit, les réserves possibles à propos de son origine organique qui irait à l’encontre des exigences environnementales des énergies renouvelables, ne sont pas fondées dans la mesure où les matières premières viennent du recyclage de polymères organiques. L’intérêt de ce type de matériaux est qu’il s’intègre magnifiquement bien au sein d’un décoration végétale, comme l’a fait Solar Ivy avec ses petits capteur insérés sur une imitation d’une feuille de lierre. Recouvrant des pans de mur entiers, le résultat est du plus bel effet ! Toujours à propos de la forme, des toitures photovoltaïques existent et permettent d’harmoniser les panneaux et les toitures, comme les stores photovoltaïques permettent une intégration discrète aux terrasses.
En conclusion, on peut dire que face à la demande et à la nécessité croissante, l’industrie a su s’adapter en diversifiant les solutions de demain. L’augmentation du rendement et la réduction des coûts sont de bonnes choses pour le consommateur car il s’agit de faciliter les décisions d’achat en vue de démocratiser le photovoltaïque. Tant au niveau du rendement que de la production, ou même au niveau de l’esthétisme, des améliorations probantes ont été réalisées. Si cela n’arrive pas à convaincre les sceptiques, cela assure toutefois un avenir lumineux au photovoltaïque !
Posté: 24 février 2010 | Auteur: Julien Nargeot | Classé dans: Aspects Juridiques | Tags: architecte, classé, construction, inscrit, protégé, zone, ZPPAUP | Aucun Commentaire »
Un site classé bénéficie d’une protection afin de le maintenir en l’état, sans exclure la gestion, ni la valorisation. Un site inscrit par contre, bénéficie d’une protection minimum et tout changement d’aspect doit être préalablement autorisé. Si votre habitation est à proximité d’un site classé ou inscrit aux monuments historiques, cela peut poser quelques problèmes pour effectuer des travaux. Avec les récentes avancées de la législation sur cette question, Quelle Energie se propose de clarifier les choses…
Pour qu’un monument, mobilier ou immobilier, soit classé ou inscrit, il faut qu’il soit proposé au Service Départemental de l’Architecture du Patrimoine, et validé par l’Architecte des Bâtiments de France. La décision appartient par la suite à un conseil départemental, régional ou national en fonction du type d’ouvrage. La liste exhaustive des monuments protégés se trouve sur le site du ministère de la culture. Plus qu’un bâtiment unique, une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) peut être créée de la même façon, et validée par un décret préfectoral. Ce périmètre protégé contient au moins un monument historique en son sein.
Les limitations sur les maisons riveraines concernent dans un premier temps les bâtiments présents dans le champ de visibilité du monument protégé, dans un rayon de 150 mètres. Il est alors impossible de démolir, de rénover ou de construire dans ce rayon sans s’adresser au Maire, ainsi qu’à l’Architecte des Bâtiments de France. De cette façon, vous saurez si un arrêté municipal empêche les travaux, et si les hautes instances de préservation du patrimoine autorisent ou non les modifications visibles. Par contre, aucune autorisation n’est requise en ce qui concerne les travaux intérieurs invisibles depuis l’extérieur.
Une autre notion existe, celle de co-visibilité. Il s’agit du voisinage où l’édifice protégé et le bâtiment considéré sont tous deux visibles. Le rayon d’effet de ce concept est de 500 mètres, sauf pour les ZPPAUP où l’intégralité de la zone est comprise. Afin de pouvoir effectuer des travaux sur une maison se situant dans les abords d’un site classé ou inscrit, il faut dans tous les cas demander à la Mairie afin de s’assurer qu’aucun arrêté municipal ne s’oppose à la réalisation des travaux. Ensuite, s’il y a effectivement co-visibilité, l’Architecte des Bâtiments de France est sollicité, et ainsi, avec le Maire, il rend un verdict quant à la faisabilité des travaux. C’est à ce sujet que le Conseil Constitutionnel a récemment annulé la décision du Parlement qui visait à donner à l’architecte un rôle purement consultatif. Toutefois, si les travaux se situent dans un rayon de 500 mètres et qu’il n’y a pas de co-visibilité, l’Architecte des Bâtiments de France est effectivement là à titre consultatif, et le Maire se retrouve seul décideur.
Chose pratique à savoir également : demander l’expertise de l’Architecte des Bâtiments de France ajoute un délai supplémentaire d’un mois pour l’obtention du permis de travaux, et solliciter les plus hautes instances de la sauvegarde du patrimoine rallonge les plannings de 3 à 5 mois ! A titre de comparaison, les moindres petits travaux au sein d’un bâtiment classé demandent au moins 4 mois de procédure, de quoi décourager les envies soudaines de changement…
» Visiter le site de l’Association Nationale des Architectes des Bâtiments de France